On m'a envoyé des documents supplémentaires de l'Education nationale pour le programme d'éducation sexuelle.
C'est encore pire que ce que je pensais, un fil 🧵
Il y a 3 jours je faisais un fil sur un projet du CESE concernant l'EVARS (éducation vie affective, relationnelle et sexuelle). Vous avez été un certain nombre à me contacter, dont certains avec des documents internes et des programmes complets.
Le document que je veux balayer avec vous est disponible publiquement sur le site du syndicat enseignant de gauche SNES. C'est un PDF Mars 2024 du programme des cours, niveau par niveau, qui commence à la... maternelle. snes.edu/article/educat…
Soyons précis, on introduit des concepts de vie affective et relationnelle dès la maternelle, mais on ne parle de sexualité que "très progressivement", c'est à dire "à partir du CM1-CM2" (âge typique 8/9 ans)
La dimension idéologique du programme commence dès la maternelle (3-5 ans) avec un fort accent sur les "stéréotypes" qu'il faut dès le plus jeune âge apprendre à "repérer" et une incitation à "réfléchir sur leur possible inversion"...
Passons à l'école primaire, maintenant. On fait un cours complet d'anatomie (en insistant sur les parties intimes) dès le CP (6-7 ans, donc). On discute du consentement en CM1. On incite également les enseignants à présenter la "grande variété" des familles modernes.
Le programme idéologique inclut également un volet pour "repérer et questionner les stéréotypes de genre". Couleurs, jouets, publicité, histoire, tout y passe. Il faut au minimum "repérer" et se sensibiliser, et au pire "reformuler"... Dès le CP et CE1.
Le début du collège est surtout centré autour de la puberté (enjeu relativement classique) mais dès la 5ème, on réintroduit de l'idéologie. Le mot "genre" fait son apparition et on sensibilise les élèves à le distinguer de sexe, tout comme à parler d'orientation sexuelle.
En 4ème, on insiste encore un peu plus lourdement sur le fait que le genre est "une réalité complexe", "un cheminement personnel singulier"...
On comprend bien où cela veut nous mener...
En 3ème, on aborde frontalement les droits LGBT, la dépénalisation de l'homosexualité et les discriminations.
Au lycée, le même schéma sur "le genre" se répète, en plus clair et plus intense. On invite les enseignants à parler de coming out, de marche des fiertés et de genre "variable"...
Ce document, public et signé de l'Education Nationale, appelle ouvertement à analyser le monde sous le prisme du "genre" dès le plus jeune âge et à parler de sexualité dès l'école primaire. La part d'idéologie, notamment LGBT, semble disproportionnée et inadaptée au public cible.
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Vous voulez un aperçu de l'éducation sexuelle qui sera faite à vos enfants ? Le CESE a rédigé un rapport de 306 pages à ce sujet pour donner ses propositions et recommandations...
Un fil dans le 7ème cercle de l'enfer woke 🧵
La première page donne le ton. Ecriture inclusive++ (option accord de proximité et formateurices) et trigger warning pour annoncer qu'on va parler d'un sujet grave: on fera EXPLICITEMENT référence à des rapports de domination.
Ici l'éducation à la sexualité ne porte pas ce nom. On parle d'EVARS pour éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. Le dernier point semble se rapprocher de ce qui a toujours été fait (prévention de MST) mais les autres thèmes doivent parler d'égalité et de genre.
[Veille] "selon une étude" = publication de l'INED en date du 30/09/24 d'un article de Ferrari, Solaz & Vitali du 13/06/24 et trouvable ici :
Je le parcours pour vous dans ce fil 🧵 link.springer.com/article/10.100…
Echantillon : données longitudinales sur 4% des français représentatifs de la population française, soit un total de 992 217 couples, ou 5,5 millions d'années de couple.
Peut-être la plus grosse étude à ce jour sur le sujet en France.
Dans les couples de la base de données, les femmes ont une contribution financière majoritaire dans 13.7% des cas, et ne contribuent à 95+% des revenus que dans 2% des cas. Dans 20.5% des cas, les contributions financières H/F sont équitables.
En math/physique, quand on s'intéresse à un problème, la notion des "ordres" s'impose assez vite. Il y a une très grosse influence d'un premier phénomène (ordre 0) puis une influence un peu moindre d'un second (ordre 1), puis un effet faible (ordre 2) etc...
C'est un concept inspiré des "développements limités" de fonctions pour ceux qui en ont entendu parler.
Exemple concret : une pomme qui tombe est soumise à la gravité à l'ordre 0, puis au vent qui souffle à l'ordre 1, puis à des irrégularités d'aérodynamique à l'ordre 2.
Le HCE vient de publier son rapport désormais annuel sur le sexisme.
Le rapport de cette année veut s'attaquer aux "racines du sexisme" et il prétend les identifier dans 3 "incubateurs" : la famille, les écoles, le numérique.
Le ton du rapport est alarmiste voire paranoïaque : le sexisme est un virus "inoculé" dès le plus jeune âge, il "explose", les "réflexes masculinistes" s'organisent pour "assigner les femmes à la sphère domestique".
Dans le premier axe, la rhétorique du rapport insiste sur une régression vers le sexisme (backlash, dans le jargon du féminisme américain). En pratique les chiffres supportent mal l'affirmation même si on observe une rupture de tendance chez les ados/jeunes adultes.
Le HCE vient de sortir un rapport sur les femmes dans le monde numérique saupoudré de recommandations lunaires. Je vous fais un résumé ⤵️
Le document est articulé en 3 parties.
Partie 1 : Le HCE commence par se lamenter que les femmes sont effacées de Youtube (mais moins de Instagram). Et pour le démontrer, les rédactrices ont analysé les 100 vidéos youtube les plus vues.
Le choix des étiquettes peut parfois surprendre car vous apprendrez que 13% des vidéos relevées présentent des caractéristiques masculines d'"hyper-virilité".
Pour le contexte, on reparle encore une fois de l'impact du "masculin utilisé comme neutre" à l'occasion d'un vote du Sénat et V. Tuaillon est une militante féministe active sur Youtube (elle y anime un podcast). Mais apparemment, ici Tuaillon parle de Science (avec S majuscule).
Contrairement à ce que rapporte Tuaillon, l'impact du masculin générique est un tout petit sujet d'étude scientifique. On peine à y trouver des papiers de recherche dépassant les 50 citations. Si consensus il y a, c'est un consensus d'un tout petit groupe de chercheurs.