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Nov 20, 2024 100 tweets 12 min read Read on X
Bonjour à tous ! De retour au tribunal d’Avignon pour la 49e journée d’audience au procès des viols de #Mazan On poursuit ce matin les dernières questions à Dominique Pelicot. Viendront ensuite les plaidoiries de la partie civile. LT à suivre pour @franceinfo Image
"Sans ces vidéos, il assez probable que les sévices sexuels de Gisèle Pelicot auraient perduré jusqu'à la tuer", estime l'avocat de la partie civile.
"Mais elles nous épargnent aussi du parole contre parole, auxquels sont réduits l'immense majorité des procès de viols en France", souligne-t-il.
"Ce dont Gisèle Pelicot est victime, n'est-il pas un viol de masse, à exécution successive ? Cette qualification n'existe pas : elle se heurte au principe selon lequel chacun est responsable de son propre fait", constate l'avocat.
"Pourtant, les débats ont établi que tous, en quittant cette maison de l'horreur, avaient compris que d'autres étaient passés avant. Aucun n'a cru bon d'alerter la police", pointe Antoine Camus.
"Chacun à sa mesure, à son niveau, a contribué à cette monstruosité du calvaire d'une femme. Même un avocat sur les bancs de la défense a reconnu qu'il confinait à la torture et à la barbarie. C'est la banalité du mal d'Hannah Arendt", déclare-t-il.
Il aborde les photos de Caroline Darian, retrouvées sur le disque dur de Dominique Pelicot. "Cette captation est une souffrance incommensurable, autant qu'une injustice cruelle", estime Antoine Camus.
"Caroline ne pourra être reconnue pleinement dans sons statut de victime mais restera avec ses mêmes questions vertigineuses, insoutenables, qui la détruisent à petit feu", décrit-il.
"La juge d'instruction l'a reconnu à cette barre : Caroline incarne un inachevé de son instruction", précise-t-il.
L'avocat constate que Dominique Pelicot "ne reconnait jamais rien spontanément". Ce n'est que quand les enquêteurs lui ont fait savoir que "les auteurs se rapprochaient de 70, qu'il a simplement reconnu : ça ne me paraît pas incohérent".
"Nous garderons en tête le rapport du docteur Bensussan", qui pointe "sa propension au mensonge et à contourner tous les obstacles".
"Aujourd'hui, Dominique Pelicot n'est plus tellement sûr de ses souvenirs. Lui qui voudrait se présenter comme celui qui ne cache plus rien, qui confesse tout", dit-il en référence à ses réponses concernant les photos de Caroline Darian.
"Mesure-t-il le degré de perversité de cette posture ? Si ce n'est lui, qui les a prises ? A quelles fins ? Et pourquoi les a-t-il effacées ?", interroge l'avocat.
Il se penche ensuite sur l'étonnement qu'a pu suscité le fait que Gisèle Pelicot n'ait pu se rendre compte de rien, pendant toutes ces années. "Les signes ne manquaient pas, et sont rapportés par tout son entourage qui s'en inquiétait", rappelle-t-il.
"Si ce procès peut au moins servir à quelque chose, être utile, sans attendre une réforme législative, c'est intégrer dans nos consciences les ressorts de ce mode opératoire diabolique", dit-il.
"Comment imaginer que le danger vient de l'intérieur, au coeur même d'un foyer que l'on pense sécurisant et aimant ?", interroge Antoine Camus, soulignant que Dominique Pelicot "ne leur avait jamais donné à voir que la face A de sa personnalité dérangée et clivée".
"Il aura fallu qu'il endorme son épouse pour lui faire subir sa face B", ajoute-t-il.
"Toutes les victime de viol n'ont pas la chance d'être portées chaque matin par des applaudissements dans le hall du palais de justice, et d'en sortir avec une haie d'honneur", constate l'avocat.
"L'immense majorité des victimes vivent cette épreuve seules, enfermées dans la salle avec leurs violeurs", rappelle-t-il.
Il s'étonne qu'en matière de viol, en France, en 2024 "il faut est encore, pour les victimes, passer par la phase quasi obligée de démonstration qu'on est une bonne victime".
"Comme si le fait pour une femme d'avoir, hors la scène de crime, une sexualité libérée, peut-être même débridée, serait disqualifiant pour occuper le banc des parties civiles. Une actrice de films pornographiques ne pourrait être victime de viols ?", questionne-t-il.
"On est venu faire reproche à Gisèle Pelicot de faire preuve d'indulgence à l'égard d son ex-époux, de ne pas s'ériger en procureur bis de Dominique Pelicot. Elle ne serait pas suffisamment dans la haine à son égard", relève-t-il.
"On lui a même reproché de ne pas pleurer assez. Une manière de suggérer qu'il y aurait une connivence suspecte", estime l'avocat.
Les avocats de la défense "pourraient, avec la philosophe Claire Marin, s'intéresser à la notion de désamour et la manière dont se rompent des liens patiemment tissés pendant cinquante ans, c'est-à-dire : une vie entière".
"Quand bien même serait-elle dans le déni, plutôt que la résilience, que regrette-t-on au juste, du côté de la défense ? Qu'elle ne se tire pas une balle dans la tête, parce que sa vie n'aurait plus aucun sens ?", interroge-t-il.
"On lui a même reproché, en lui aboyant dessus, de ne pas décerner les médailles aux accusés qui ont reconnu. Il me semble qu'on a basculé hier dans une forme de maltraitance de prétoire, j'ose le mot", déclare l'avocat, en référence aux multiples questions de la défense.
J'en ai résumé une partie dans ce compte-rendu : francetvinfo.fr/faits-divers/a…
"Si la défense est libre, elle dit aussi beaucoup de ce que nous sommes", considère Antoine Camus.
"On a beaucoup dit des accusés qu'ils seraient des monsieur tout le monde", rapporte l'avocat. "Mais nous ne croyons pas que monsieur tout le monde existe, comme nous ne croyons pas non plus au monstres", explique-t-il.
"Il serait temps d'intégrer que les violeurs ne sont pas nécessairement sériels. On peut violer une fois dans sa vie. Il n'existe pas de profil de violeur", insiste-t-il.
"La question qui obsède Gisèle Pelicot et sa famille c'est : comment cette situation a pu se produire ? Comment ces hommes ont pu à ce point l'objectaliser, la réduire à l'état de réceptacle, alors qu'elle aurait pu être leur mère et pour certains leur grand-mère", observe-t-il.
"Après deux mois et demi de débat, on reste comme prisonniers d'un labyrinthe : on voudrait trouver un dénominateur commun, mais celui-ci est introuvable", rapporte l'avocat.
"Tous n'ont pas subi de violences sexuelles enfants ou adolescents. Tous ne sont pas des pervers. Tous n'ont pas de casier judiciaire. Tous ne se trouvaient pas dans une forme de précarité affective ou sexuelle. Certains étaient mariés", détaille Antoine Camus.
"La réponse finalement ne serait-elle pas dans la notion de libre arbitre ? Si Gisèle Pelicot en a été privée pendant dix ans, le libre arbitre n'est-il pas justement ce qui relie tous les accusés entre eux ?", questionne-t-il.
"Les expertise psychiatriques nous l'ont confirmé : aucun trouble psychique n'est venu altéré le discernement ou le contrôle de leurs actes", pointe l'avocat.
"Même si certains ont été trompés sur le scénario et ce qui'l trouveraient une fois sur place : la manipulation s'arrête aux portes de la chambre à coucher", estime-t-il.
"Ils ont choisi de faire confiance à cet inconnu qu'ils ne connaissaient pas, qu'ils ont rencontré quelques heures auparavant sur un site Internet. Tous ont fait le choix d'imposer leur vision de ce qu'est le consentement en matière sexuelle", poursuit-il.
"Deux individus seulement sont venus témoigner pour dire qu'ils avaient refusé le projet de Dominique Pelicot", relève-t-il.
"Gisèle Pelicot aurait toutes les raisons du monde d'être aujourd'hui dans la haine : qui le lui reprocherait ? Elle aurait toutes les raisons de fustiger la sexualité masculine en général", dit Antoine Camus.
"Le choix de faire porter sa voix par deux hommes ne procède par d'un hasard : c'est une décision mûrement réfléchie", souligne-t-il.
"Malgré ce qu'elle a subi, elle a choisi de transformer cette boue en matière noble, et de dépasser la noirceur de son histoire pour y trouver un sens. Elle compte désormais avec sa famille sur la cour, pour l'y aider", conclut Antoine Camus.
L'audience est suspendue : elle reprendra à 13h30 avec la plaidoirie de son confrère, Stéphane Babonneau.
L'audience a repris. Stéphane Babonneau, l'avocat de Gisèle Pelicot, s'avance à la barre et commence sa plaidoirie.
"Pour Gisèle Pelicot, le 2 novembre était jusqu'en 2020 un jour ordinaire. Elle avait le sentiment d'avoir vécu une vie bien remplie", débute l'avocat.
Elle avait "le sentiment d'avoir vécu une vie bien remplie" et "affrontait depuis dix ans une maladie mystérieuse, qui pouvait, en pleine journée, lui faire perdre le fil de sa pensée", relate Stéphane Babonneau.
L'avocat parle vite, sa plaidoirie est très dense.
Dans son esprit, cette maladie "ne pouvait être qu'un cancer, un alzheimer".
Gisèle Pelicot "sentait que ses forces l'abandonnaient peu à peu et ne pouvait s'empêcher de penser que le prochain examen qu'elle allait subir révèlerait une tumeur au cerveau".
"L'inquiétude de ses enfants grandissait de jour en jour," souligne-t-il. Sa cliente ne pouvait alors "s'empêcher de penser à sa propre mère" qui est décédée à l'âge de 32 ans d'un cancer généralisé. Gisèle Pelicot avait 9 ans.
"Elle se promettait qu'avec la même dignité, elle affronterait cette épreuve", rapporte l'avocat.
"A 68 ans, elle se surprenait à constater que ce ne serait pas elle qui terminerait sa vie seule", poursuit-il, rappelant que quelque temps avant, Dominique Pelicot avait été opéré du côlon pour un grave cancer.
Le matin du 2 novembre 2020, avant de se rendre au commissariat, "ils avaient pris leur petit-déjeuner ensemble, comme d'habitude".
"A 9h, elle pénétrait dans le commissariat de Carpentras, sans savoir que dans les quelques minutes qui suivraient, sa vie serait engloutie à jamais", relate Stéphane Babonneau.
Il rapporte quelques extraits des déclarations du commissaire ce jour-là. "Je suis en état de choc, ce n'est pas possible, je ne peux pas croire ça", a déclaré Gisèle Pelicot.
"En fin de matinée, elle entre seule chez elle, et a pensé, l'espace d'un instant, à disparaître elle aussi. Mais elle a fait le choix de ne pas disparaître. D'affronter ce tsunami", observe-t-il.
"La puissance phénoménale de cette vague qui engloutit tout en un instant. Le tsunami, les victimes de viol l'ont vécu, et on dû inventer des solutions pour y survivre", souligne l'avocat.
Gisèle Pelicot a vécu des "centaines de viols figés à jamais dans des photographies" et "elle a compris que son calvaire médical était en fait artificiel".
"Il a fallu attendre les résultats des tests sérologiques et découvrir que parmi les 4 maladies sexuellement transmissibles qu'elle avait contracté, elle avait échappé au VIH", ajoute-t-il.
"Puis la découverte du nombre impensable de ses viols : plusieurs centaines de fois au cours d'une décennie. Puis le lieu de ces abus : chez elle, dans sa chambre à coucher, chez sa fille, lors de vacances à l'Ile-de-Ré", détaille l'avocat.
Pendant ces quatre années, Gisèle Pelicot "a cheminé le long d'un précipice en sachant que si elle y tombait, elle ne pourrait pas en remonter. Elle a transporté pendant des années ce sentiment de honte, partout où elle allait".
"Elle a fait le choix de partir s'installer seule, pour tenter de reconstruire sa vie. Au fond d'elle, quelque chose était cassé. Elle savait qu'elle ne pourrait pas commencer sa reconstruction tant qu'elle ne serait pas seule. Ses enfants ont respecté son choix", poursuit-il.
"C'était une famille unie, aimante, qui se considérait comme chanceuse d'être liée les uns aux autres. Une famille dont la maison des parents a toujours ses portes grandes ouvertes : voyez où ils en sont aujourd'hui, quatre ans plus tard", déclare Stéphane Babonneau.
"C'est pour tenter de survivre que Gisèle Pelicot est allée s'installer seule. Elle est devenue pour son nouvel entourage cette femme au passé mystérieux, qui n'aimait pas trop s'épancher sur son passé antérieur", rapporte l'avocat.
"Cette femme souriante, mais qui pouvait sembler abîmée dans un océan de mélancolie", précise-t-il. Elle est cette femme, qui a été si bien décrite par Gisèle Halimi, "morte intérieurement mais évoluant parmi les vivants".
Fin 2023, en voyant que son histoire commençait à être relayée par les médias, "un sentiment de révolte a commencé à prendre corps dans l'esprit de Gisèle Pelicot : elle a décidé de reprendre le contrôle de sa vie, le moment était venu que la honte change de camp".
"Elle a décidé de tout savoir, de tout voir", détaille Stéphane Babonneau, dans un débit toujours très soutenu, précisant qu'elle s'est attelée à regarder les vidéos des accusés.
"Elle n'attendait rien des accusés, mais ils ont quand même réussi à la décevoir. Ils ont choisi un mode de défense qui est celui de la lâcheté. Du refus de reconnaitre une évidence", estime-t-il.
Un mode de défense qui est selon lui "révélateur de la culture du viol".
"En la traitant comme ils l'ont fait, les accusés l'ont renvoyée à une condition d'objet, la dépouillant du droit de disposer librement de son corps. De son droit à être traitée en être humain", souligne-t-il.
"Elle a été mise dans une situation où il serait impossible de faire cesser ces violences. Cette liberté perdue, elle ne le récupèrera jamais", insiste-t-il.
"La quasi-totalité des accusés adopte le raisonnement suivant : il reconnaissent avoir pénétré Gisèle Pelicot, ils reconnaissent ne pas avoir recueilli son consentement", relève Stéphane Babonneau.
"Mais la conclusion qu'ils tirent de ces constats est que Gisèle Pelicot n'a pas été victime d'un viol de leur part."
"En réalité, ce que plaident réellement les accusés, c'est une simple et banale erreur d'appréciation, dont ils rendent Dominique Pelicot responsable. En matière pénale, l'erreur est très rarement admise comme moyen de défense efficace", affirme-t-il.
"Il faut qu'elle soit excusable et montrer qu'une personne raisonnable, dans les mêmes circonstances, aurait pu commettre cette erreur", poursuit l'avocat.
"Il n'existe pas le début d'un indice d'un droit à l'erreur sur le consentement d'une femme inconsciente (...) sans même se donner la peine de lui adresser la parole auparavant", tranche-t-il.
"En réalité, le consentement de Gisèle Pelicot n'a jamais été un sujet de préoccupation pour les accusés. Leur mépris souverain, entier, transpire dans le dossier pénal. et dans les propos tenus à cette barre", pointe l'avocat.
Il énumère des dizaines de déclarations des accusés lors de la procédure. "Elle dormait, mais son mari m'a dit qu'elle était consentante", a dit l'un d'eux.
"Par la suite, de nombreux accusés sont allés sur le terrain de la contrainte, de prétendues pressions de la part de Dominique Pelicot. Aucune vidéo n'atteste de ces pressions", souligne-t-il.
"De même, rien n'atteste que les accusés ont été drogués. La défense invite à y croire, sans le début d'un commencement d'une preuve d'une soumission chimique amenant à violer", déplore-t-il.
"C'est une nouvelle insulte à Gisèle Pelicot qui sait elle-même à quoi ressemble une soumission chimique", critique Stéphane Babonneau, rappelant qu'"aucun des accusés n'a jamais jugé utile de déposer plainte".
"Cette victimisation n'a fait que prendre en ampleur au fil des semaines (...) comme si les conséquences de leurs viols n'étaient pas de leur fait", poursuit l'avocat.
"Je vous demande d'écarter le droit à l'erreur avancé par les accusés : cela mettrait en péril la société toute entière", assure-t-il, précisant que "cet argument a été historiquement rejeté par la cour d'assise".
Il avait été mis en avant dans le procès des viols d'Aix-en-Provence en 1978. L'avocat lit des extraits de la plaidoirie d'un avocat de la défense : "il est gentil, il est travailleur : est-ce qu'on peut dire que ce garçon est le portrait robot du violeur ?", interrogeait-il.
"On est en 2024 à devoir encore entendre que les hommes accusés de viols sont eux aussi des victimes. Il a été longuement question de faire dire à Gisèle Pelicot que ses violeurs seraient eux-même peut-être victimes de Dominique Pelicot", observe l'avocat.
"Avec au fond, une forme de reproche : la bonne victime ne serait-elle pas celle qui ne parlerait pas ?", fait-il mine d'interroger.
"L'homme qui viole n'est pas plus une victime que le chauffard en état d'ivresse qui cause un accident grave en se blessant lui-même", estime Stéphane Babonneau.
"On entend que les hommes accusés de viols seraient appréciés, intégrés, n'auraient pas le profil de violeur. C'est ce qui, pendant très longtemps, a empêché la révélation de nombreux viols et abus sexuels : il existerait des hommes au-dessus de tout soupçon", poursuit-il.
"Le violeur, c'est l'homme qui commet un viol. C'est tout. Sans plus, sans moins", tranche l'avocat de la partie civile.
"Quand une femme est violée, quoi qu'on en dise, c'est quand même un petit peu de sa faute. Gisèle Pelicot a été questionnée sur ces signaux qu'elle n'avait pas su interpréter", relate-t-il.
"On a longuement cherché si, dans son comportement, elle n'aurait pas provoqué son mari. Gisèle Pelicot n'avait qu'a mieux connaitre son mari, et mieux interpréter son symptôme", dit-il ironiquement.
"Le viol n'a jamais fait, en France, l'objet d'un rejet si viscéral. Mais sa réalisation n'a jamais été aussi facilitée", estime Stéphane Babonneau, en se référant à des sites comme Coco et à l'accès "à des substances chimiques".
"Ce qui doit changer, c'est l'idée que le corps de la femme est un objet de conquête", appuie-t-il.
"Nous ne croyons pas que le viol soit une fatalité", poursuit-il, estimant qu'il y a des "raisons d'espérer quand on voit les milliers de personnes qui se sont pressées dans cette enceinte judiciaires".
Pour lui, ce procès "a permis de documenter la place du viol en 2024".
"Ce procès, et l'arrêt que rendra votre cour, fera partie d'un testament pour les générations futures. Nous jugerons les enseignements qui auront été tirés de nos débats. Nous découvrirons le nom de Gisèle Pelicot, son courage", poursuit-il.
"Madame Pelicot, j'ai la certitude que vous avez fait votre part du travail. Vous êtes allée au delà de ce qu'on pouvait attendre de vous", conclut-il.
Les plaidoiries de la partie civile sont terminées. L'audience reprendra lundi, avec les réquisitions du ministère public.
Une foule de journalistes a attendu une éventuelle déclaration de Gisèle Pelicot et de ses avocats, qui ne souhaitent toutefois pas s'exprimer avant le verdict.
L’envers du décor : Image
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