Il aura fallu 10 jours pour que nous assistions à l'effondrement général de l'Armée Arabe Syrienne.
Ce soir, l'armée se replie sur Damas, abandonnée par ses soutiens. La famille Assad se prépare à quitter le pays.
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Qui aurait cru que l'offensive d'Hayat Tahrir Ash Sham sur Alep aurait provoqué une réaction en chaine menant à l'effondrement général de l'armée arabe Syrienne ?
En l'espace de 10 jours, alors que beaucoup croyaient qu'il avait gagné la guerre, Assad a été défait.
La percée initiale a duré 3 jours durant lesquels les forces rebelles (islamistes) d'HTS se sont emparées de la 2ème ville du pays, Alep.
Du 4ème au 9ème jour, HTS a consolidé ses positions et pris la 4ème ville du pays, Hama.
Erdogan, parrain de l'Armée Nationale Syrienne, ANS, pro Turque, peut se réjouir de la défaite d'Assad. Pourtant, tout ne s'est pas passé comme prévu.
Il n'avait vraisemblablement pas anticipé la prise d'Alep, qui l'a conduit à pousser l'ANS à rejoindre la bataille au 3ème jour.
Le grand gagnant de l'affaire, c'est Abou Mohammed Al Joulani, chef d'HTS, ancien chef d'Al Nostra (Al Qaeda en Syrie).
Pourtant, sa position actuelle a bien changé. Il veut se montrer désormais comme le leader d'une opposition cosmopolite. edition.cnn.com/2024/12/06/mid…
Au 9ème jour de combats, les forces d'HTS et leurs alliés, des factions libres, des forces de l'ANS, des djihadistes et autres sont entrés dans Hama, abandonnée par le régime, fuyant l'encerclement, après la défaite de la 25ème division au nord de la ville.
En fin de soirée, les forces d'HTS ont progressé vers la 3ème ville de Syrie, véritable verrou du pouvoir entre Damas et l'arrière pays Alaouite sur la côte méditerranéenne, Homs.
Sur le trajet, ils ont rencontré des rebelles qui avaient pris les armes à Rastane et Talbissé.
Ce soir, il semblerait que les forces du régime syrien abandonnent la ville d'Homs, se repliant vers Damas.
Il y a une force très imposante d'HTS qui progresse depuis Hama avec le soutien de l'ANS qui est arrivée en renforts ce dernières heures.
Depuis plusieurs jours, les forces armées russes et l'Armée Arabe Syrienne se retirent du Kurdistan.
Ce matin, l'armée syrienne a effectué une retraite générale de toutes ses positions dans la vallée de l'Euphrate, avec les milices iraniennes et irakiennes combattant en Syrie.
Durant la journée, les Forces Démocratiques Syriennes, FDS, dont les YPG Kurdes ont pris contrôle du terrain abandonné, entrant notamment dans deux points d'importances, la ville de Deir Ez Zor et à Abu Kamal à la frontière Irakienne.
Le départ de l'armée Syrienne qui se retire vers Damas ouvre la voie vers la conquête de plusieurs groupes. Les FDS pro-américains avancent par delà l'Euphrate, tandis que les quelques forces d'Al Tanf avancent sur Palmyre.
Retour de l'Etat Islamique ? Sortant de leur isolement dans le désert Syrien, les reliquats du califat prennent la place de l'armée syrienne dans les environs de Palmyre.
Actuellement, les dernières forces du régime se retirent depuis Palmyre vers Damas.
Aujourd'hui, c'est tout le sud de la Syrie qui se soulève. Dans la région de Deraa, bastion rebelle en 2011, une bonne part du gouvernorat est tombé dans les mains des rebelles.
Plusieurs bases de l'armée ont été capturées pendant que les forces de l'AAS se retirent vers Damas.
Dans la région voisine de Soueïda, les milices locales druzes ont pris le contrôle de la ville et de plusieurs villes de la région.
C'est un changement historique dans cette région que le régime considérait comme "neutre", ou "acquise" dans la guerre civile. (carte approximative)
Pour le régime d'Assad, le scénario cauchemar se confirme.
Les armées convergent vers Damas, poursuivies par des rebelles dont les rangs grossissent. La rébellion dormante (même à Damas) se réveille et monte des embuscades.
Ce soir, les alliés d'Assad abandonnent tous le régime Syrien. L'Irak et le PMF (milices chiites pro-Iraniennes d'Irak) n'interviendront pas.
La Russie évacue ses forces vers Tartous, se préparant à l'éventualité de son "Saïgon" ou son "Kaboul".
Occupé en Ukraine, la Russie annonce qu'elle ne pourra pas soutenir l'armée syrienne comme avant.
Les frappes aériennes sporadiques sont insuffisantes pour appuyer une armée syrienne en déroute.
Dans les villes prises, la quantité de matériel capturé est toujours autant importantes.
Bachar Al Assad a-t-il quitté le pays ? C'est ce qu'avancent plusieurs personnes, qui affirment également que plusieurs ministres auraient décidé de démissionner.
Message d'un propagandiste d'Assad sur X, appelant à une nouvelle unité.
Ce soir, l'ANS annonce le lancement d'une opération pour capturer Manbij, zone Kurde à l'ouest de l'Euphrate.
C'est l'un des enjeux de l'après Assad, les différentes factions peuvent elles s'entendre ?
A Hama et partout dans le pays, l'armée disparait, laissant place à des rebelles locaux.
Ouverture des prisons, destruction des statuts d'Assad (père, fils, frère...) et nouveau drapeau, c'est la débaathisation qui est en cours.
Désormais, le principal questionnement est celui de l'avenir de la Syrie. Combien de temps Assad va-t-il tenir ? Damas va-t-elle tomber ? Quel avenir pour l'arrière pays alaouite ?
Et par dessus tout, qui va gouverner la Syrie post-Assad ?
23/ Merci d'avoir suivi ce thread. Je vais continuer à ajouter les informations du soir à la suite de celui-ci.
Dès demain, je poursuivrai mon suivi quotidien commencé il y a dix jours. Si vous souhaitez me soutenir, vous pouvez le faire ici : buymeacoffee.com/clement.molin
24/ Une carte avec les grands axes routiers pour se donner une idée du contrôle ici et là.
En bleu, l'ANS pro Turque, en jaune les FDS/YPG, en vert au nord, HTS, en rouge l'AAS, en vert foncé un petit groupe de rebelle autour d'une base américaine, en vert au sud autres rebelles
25/ Les rebelles du sud du pays annoncent qu'ils entrent dans Izra, ville ou se situent des bases militaires et des prisons du régime de Bachar Al Assad.
26/ Carte partagée par les rebelles. Ils annoncent ce soir s'être emparé de tous les villages à la périphérie nord d'Homs, ils sont désormais devant les murs de la ville.
27/ La joie des YPG après avoir repris du terrain dans la région de Racca (départ des troupes de l'AAS).
Je vous invite toutes et tous à venir suivre le think tank étudiant @atummundi également, dont je suis le co-fondateur.
Nous avons de nombreuses explications sur les ressorts de ce conflit. Merci pour vos messages !
28/ Par ailleurs, je vous invite toutes et tous à venir suivre le think tank étudiant @atummundi également, dont je suis le co-fondateur.
Nous avons de nombreuses explications sur les ressorts de ce conflit.
29/ Le risque bien réel d'un retour de l'état islamique, profitant du vide laissé par le départ de l'AAS et de ses alliés dans le centre de la Syrie.
In southern Ukraine 🇺🇦, Russian 🇷🇺 forces continue their offensive from Hulialpole to Orikhiv, a strategic town
I mapped more than 1 400 Russian airstrikes, supporting multiple offensive axes in May, while Ukraine nearly finished its fortifications.
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In May 2026, Russia conducted 7 486 airstrikes, I managed to locate 52% of those.
18% of those strikes are targeting ukrainian positions near Hulialpole. We can add as well 6% of related airstrikes in Novopavlivka and Zaporizhzhia areas.
These airstrikes have a very surprising precision (much more than elsewhere on the front), primarily targeting treelines and villages, where soldiers and drone teams are hiding.
Did Nikol Pashinyan save Armenia 🇦🇲 from disappearing?
One week before historic parliamentary elections in which he leads the polls, the outgoing prime minister defends his record.
Russian 🇷🇺 interference in the country has been increasing recently.
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In 2018, a popular uprising erupted in Armenia after President Serzh Sargsyan circumvented the constitution to secure his re-election as prime minister.
Riding the wave of the Velvet Revolution, Nikol Pashinyan arrived with a promise: to reduce corruption and the influence of the oligarchs.
The country's independence in 1991 came amidst pogroms and war with Azerbaijan. Backed by Moscow, Yerevan and the Nagorno-Karabakh separatists won the war and established the separatist Republic of Artsakh.
This republic encompassed the territories of Nagorno-Karabakh, as well as the surrounding areas, historically home to approximately one million Azerbaijanis and Kurds, who were expelled and forced to live in overcrowded Baku for years. Azerbaijan was humiliated.