« On ne permet plus aux malades mentaux de se réintégrer grâce a des propositions d’institutions inclusives, d’accompagnements psychanalytiques. On les assomme avec des médicaments. »
Mme Laure Adler. Vos propos dans @Ccesoir le 15 mai dernier me glacent. Je me lève tous les 1/
matins pour justement savoir comment je vais pouvoir aider les personnes que j’accompagne à retrouver une place dans la société. Un emploi. Un logement. Des liens familiaux. Et on se bat ensemble pour mettre en place des dispositifs, des projets ! Et on y arrive ! Pas besoin 2/
de la psychanalyse pour ça. Et en effet, en tant que psychiatre, je prescris parfois des 💊 psy. Jamais pour assommer. Mais pour les aider à mieux se concentrer, ne plus être en dépression, pouvoir remanger, redormir, lutter contre des idées suicidaires ou hallucinations 3/
Les soins et l’accompagnement psy, ce n’est jamais que des 💊. C’est beaucoup d’autres choses : psychothérapies, accompagnement social, financier, activité physique, estime de soi, ateliers artistiques, culturels, réunions familiales etc. Je ne peux pas vous laisser dire ça. 4/
Votre vision de la psychiatrie et des accompagnements qu’on propose actuellement dans le champ de la santé mentale, ce n’est pas ce que vous décrivez. On a besoin de plus de moyens, oui. Mais on a pas besoin de ce type de discours caricaturaux.
Aujourd’hui sera débattu en séance publique un amendement déposé par plusieurs sénateurs et sénatrices afin de ne plus rembourser les soins psychiques fondés sur la psychanalyse.
Effectivement, dans le domaine des troubles du neuro-développement par exemple, notamment 1/
les troubles du spectre de l’autisme, les approches psychanalytiques n’ont fait la preuve d’aucune efficacité scientifique faisant l’objet d’un consensus et, à ce titre, il semble pertinent que les professionnels qui continuent de s’en réclamer se remettent rapidement 2/
en question et fassent l’effort de se mettre à jour des connaissances scientifiques actuelles afin que les personnes concernées puissent avoir la meilleure trajectoire de rétablissement possible.
Pour ce qui est de troubles psychiatriques sévères tels que la schizophrénie 3/
Okay.
Donc là en 🇫🇷 on a une psychanalyste qui rencontre Mila, 1 enfant autiste de 3 ans adressée par la psychologue scolaire + directrice de l’école pour des suspicions de violences sexuelles de la part des parents.
Que fait la psy ? Elle se « positionne auprès de l’école en 1/
expliquant que Mila n’a SANS DOUTE pas subi de violences sexuelles mais qu’elle est très angoissée, ce qui nécessite des soins. »
Oula…
Vous ne rêvez pas : des violences sexuelles chez une enfant autiste de 3 ans.
Et la psy se positionne à priori en disant que ça n’a 2/
« sans doute » pas eu lieu.
Attendez là…
Quand on connaît la gravité des enjeux.
La fréquence des violences sexuelles chez les enfants.
Leur difficulté a en parler. A se confier.
Et le risque d’autant plus grand quand on est unE enfant en situation de handicap. 3/
Concernant l’attente interminable dans les centres médico-psychologiques, vous proposez un système de coupe-fil quand des jeunes en souffrance psy sont détectés à l’école : on ne gère déjà que des personnes en situation complexe au CMP. Comment fera-t-on ? On est débordé ! 2/
Former le personnel scolaire pour le repérage et l’intervention précoce face au « mal-être » : mais M. Le Ministre, ce personnel est déjà mobilisé pour enseigner. C’est un métier déjà difficile. On va leur demander en + de détecter des troubles psy ? Détecter des troubles psy 3/
1) Arrêter de vouloir absolument changer le comportement des personnes autistes "faut regarder dans les yeux" mais plutôt chercher avec elles comment s'appuyer sur leurs capacités pour améliorer leur qualité de vie en fonction de leurs aspirations et valeurs.
2) Fixer AVEC la personne les objectifs de l'accompagnement.
3) Définir une approche du handicap plus complexe et sociale que le modèle simplement médical.
4) Définir précisément et promouvoir le concept de neurodiversité (qui ne se limite pas à l'autisme)
« Tu vois par exemple si je te regarde toi, ton visage, ton profil morphopsychologique, je me dis que tu as une zone émotionnelle relationnelle vachement développée. 1/
Que ta lèvre supérieure est bien plus grande que ta lèvre inférieure ça veut dire que tu vas exprimer assez facilement tes besoins. Tu as un menton un petit peu en pointe donc tu es dans l'engagement mais pas massif donc tu vas t'engager auprès de gens que tu trouves important 2/
Tu as le nez qui est projeté vers l'avant donc tu es à l'aise dans les relations mais en même temps il est assez fin donc tu vas être à l'aise dans la relation mais pas de manière n'importe comment avec n'importe qui. »
3/
Dans ce podcast Messmer nous explique que son travail d’hypnose se base sur les « énergies » des gens. Qu’on dégage tous de l’énergie : les humains, les plantes, une table. Il dit même qu’il a fait une étude avec 1/
le @CNRS durant laquelle des chercheurs ont mesuré son activité cérébrale avec des capteurs sur la tête, et qu’ils étaient impressionnés de ses capacités. Mais ils n’ont jamais publié de papier parce que « le Covid est arrivé » et puis Messmer explique bien qu’il n’avait 2/
pas très envie de répondre aux questions et exigences méthodologiques de la communauté scientifique. Et il ajoute : « et puis quand tu commences à trouver des choses, tu t’arrêtes où ? » Bah y’a pleins de chercheurs qui adorent trouver et + ils trouvent + ils sont contents 3/