À chaque dérive, on pense avoir touché un point limite, mais chaque jour, un nouveau palier de délire est franchi. La dynamique est incontrôlable, et extrêmement préoccupante.
👇
⚠️ Pourquoi il ne faut surtout pas repousser l’âge de l’apprentissage de la lecture.
1/20
Sous prétexte de lutter contre les inégalités scolaires, ce discours préconise de retarder l’apprentissage formel de la lecture, en supposant que différer l’entrée dans l’écrit permettrait de « protéger » les enfants en difficulté. Or, c’est une posture qui méconnaît
2/20
des dimensions fondamentales du développement de l’enfant, tant sur le plan neurocognitif que psychique, entraînant un risque d’effets délétères durables.
3/20
🧠 Quelques rappels neurodéveloppementaux :
Entre 4 et 7 ans, le cerveau de l’enfant traverse une période de grande plasticité au cours de laquelle les apprentissages du langage écrit s’intègrent avec une efficacité optimale. Si l'on diffère l’apprentissage de la lecture,
4/20
on va donc laisser passer cette fenêtre neurodéveloppementale privilégiée ; et plus l’introduction du langage écrit va être tardive, plus elle va exiger d’efforts cognitifs accrus, au détriment d’une disponibilité mentale pour d’autres fonctions en émergence.
5/20
La lecture impliquant la mobilisation simultanée de processus complexes tels que l’attention soutenue, la mémoire de travail, la discrimination phonologique, le contrôle inhibiteur (…), lorsque celle-ci est initiée tardivement, elle entre en concurrence avec
6/20
d’autres apprentissages déjà en place, ce qui crée un effet de saturation cognitive.
Un tel débordement peut affecter la qualité de l’engagement de l’enfant dans ses activités, nuire à sa disponibilité psychique et engendrer une grande tension intérieure.
7/20
En outre, le langage écrit ne se réduit pas à une compétence technique. Il constitue un appui fondamental pour la mise en forme de la pensée, la structuration du langage intérieur, l’accès à des représentations plus complexes et plus abstraites.
8/20
Quand on retarde l’apprentissage de la lecture, on freine le développement de ces processus d’élaboration psychique, ce qui rend l’enfant davantage dépendant de l’immédiateté de l’oral et de l’agir, avec un accès plus limité aux opérations de symbolisation secondaires.
9/20
Par ailleurs, le plaisir de lire émerge le plus souvent comme conséquence de la compétence, non comme son préalable. Lorsque l’enfant découvre qu’il peut décoder, comprendre, faire des liens, l’intérêt émerge naturellement.
10/20
À l’inverse, une entrée tardive, souvent plus laborieuse, risque de placer l’enfant dans une posture de lutte plutôt que de curiosité, ce qui entrave l’émergence d’un plaisir autonome de lire et d’apprendre.
11/20
Enfin, je tiens à souligner que l’entrée dans la lecture donne à l’enfant un accès plus précoce à des médiations symboliques qui participent à l’élaboration du monde interne.
Lire, même de manière élémentaire, permet de représenter ce qui est absent, de mettre en mots
12/20
des vécus, de relier des idées, de contenir des affects… ce qui soutient la construction d’un espace psychique capable de penser l’expérience.
Or, il est fondamental que l’enfant dispose tôt de tels outils de pensée pour être à même de mieux appréhender
13/20
et affronter notre monde sens dessus dessous, aux repères et valeurs désormais complètement inversés.
Différer leur accès revient à le laisser plus longtemps confronté à des sollicitations émotionnelles et environnementales qu’il ne peut pas encore transformer
14/20
psychiquement, et ce défaut de médiation peut nuire à la constitution d’un sentiment de sécurité interne et à l’organisation de la pensée symbolique.
15/20
📖 Parents, vous êtes les premiers compagnons de lecture de vos enfants. N’attendez pas que l’école « apprenne à lire » pour leur ouvrir les portes de l’écrit. Dès les premières années, lire avec eux les inscrit dans un univers de sens, de rythme, de récit et de lien,
16/20
qui va bien au-delà du simple apprentissage.
Les enfants n’attendent pas d’avoir « l’âge de lire » pour être traversés par des émotions, des questions ou des inquiétudes ; aussi, en leur proposant dès que possible un contact avec les lettres, les sons,
17/20
les histoires, on leur donne des outils psychiques pour penser, rêver, comprendre, se rassurer et affronter.
Faites-le simplement, à votre rythme et au leur : lisez-leur de courtes histoires mais tous les jours, nommez les lettres, jouez avec les sons, décryptez ensemble
18/20
des enseignes ou des affiches... C’est dans cette familiarité progressive avec l’écrit que peut s’enraciner le goût de lire, la confiance et une pensée qui s’organise.
En leur offrant très tôt l’accès aux mots, vous leur transmettez une ressource intérieure durable et
19/20
une présence en eux à laquelle ils pourront revenir tout au long de leur vie.
20/20
• • •
Missing some Tweet in this thread? You can try to
force a refresh
Une palette d’outils simples, non exhaustive et sans prétention, à mobiliser au quotidien pour nourrir chacun des quatre plans de l’être selon le modèle d’Elisabeth Kübler-Ross : le physique, l’intellectuel, l’émotionnel et le spirituel.
🧶
1/25
🏃♂️ Plan physique :
Quand le corps est soutenu, il donne de l’énergie aux autres plans.
• Prendre des compléments alimentaires adaptés (notamment oméga-3, excellents pour le moral).
• Vérifier les carences (fer, vitamine D, magnésium, etc.).
2/25
• Réguler le rythme circadien (lever à heure régulière, exposition à la lumière naturelle).
• Bien dormir et selon ses besoins (température fraîche de la chambre, pas d’écrans en soirée, rituel apaisant avant le coucher, silence).
• Bains de nature autant que possible.
Volet V — La douceur ferme : bâtir une autorité aimante
« La famille est la cellule d’insurrection contre l’État moderne. »
— G.K. Chesterton
🧶
1/25
Là encore, pour ce cinquième volet, je n’ai pas la prétention de livrer des recettes toutes faites procurant des résultats immédiats. Certaines situations empreintes de blessures profondes requièrent un accompagnement thérapeutique adapté. Chaque enfant étant unique,
2/25
je me limite ici à proposer quelques repères généraux, à ajuster avec discernement.
Sans surprise, déconstruction des repères et effacement des figures ont créé une société ultra toxique pour les enfants, notamment en assimilant l’autorité à la domination et à la violence,
Le vandalisme analphabète : une brève lecture psy de cette photo.
Le plus frappant n’est pas tant qu’ils soient montés sur la statue de Jeanne d’Arc pour s’y exhiber, la souiller et la réduire à un accessoire de mise en scène, que le vide qui porte cet acte.
1/8
Ces racailles ne savent sans doute pas qui est Jeanne d’Arc, et surtout, ils s’en moquent. Elle n’est ni une sainte, ni une héroïne, ni même une référence, juste un support vertical, un caillou symbolique, un reliquat historique incompréhensible sur lequel
2/8
ils crachent ouvertement.
Leur danger ne vient pas de ce qu’ils visent, mais de leur indifférence totale à ce que cela représente. Comprendre n’est pas nécessaire : exister suffit pour mériter la destruction. Leur rapport au monde est simple :
3/8
Volet III : Le père comme condition de la continuité d’un peuple.
(Pas de sociologie abstraite ou de retour nostalgique à un modèle périmé, mais un raisonnement en termes de survie collective.)
🧶
1/26
Lorsqu’un peuple cesse d’engendrer des pères capables d’assumer leur rôle, non seulement les familles se désagrègent, mais toute une civilisation s'effondre, un fil de transmission se rompt et un lien entre les générations se défait.
2/26
Dans les sociétés traditionnelles (gréco-latines, germaniques, celtiques puis chrétiennes), le père n’était ni un simple géniteur ni une figure affective ; il incarnait un axe vertical en portant un nom, en transmettant une terre et en incarnant la loi (qui structure,
« Il n'y a pas de droit de l’enfant à avoir un père, à quelque moment que ce soit. » — Emmanuel Macron
🧶 Volet II. L’enfant sans père : clinique d’un déracinement ;
Ou quand l’absence du père livre l’enfant à toutes les prédations.
1/24
Cette phrase en exergue, prononcée au plus haut sommet de l’État, donne à voir la profondeur de la fracture anthropologique que traverse notre époque et qui consacre, en termes froids et juridiques, l’effacement symbolique de la figure paternelle.
2/24
Or, dans la clinique, cette disparition n’est ni théorique ni abstraite : elle s’incarne chaque semaine dans les symptômes d’enfants profondément désorganisés.
Volet I : La désintégration paternelle, un processus idéologique.
« L’enfant sans père devient un fruit sans peau. Et c’est le monde, avec sa cruauté, qui mord dedans. »
— Gustave Thibon
🧶 Premier fil d’une série consacrée aux pères.
1/19
[Je rappelle que ces réflexions sont le fruit de ma pratique clinique, nourries par les lectures de mes écrivains favoris (philosophes et penseurs enracinés) et parfois traversées de rêveries méditatives. Elles ne prétendent pas à l’exhaustivité, mais à une justesse vécue.]
2/19
Tout le monde ou presque s’accorde pour constater qu’aujourd’hui les enfants sont en danger, mais trop peu en donnent la raison.
Or, les enfants autochtones sont aujourd’hui clairement orphelins de leur père, non pas par fatalité, mais par stratégie.