C'est désormais un cap franchi. Le président syrien Ahmad al-Sharaa a rencontré une délégation de hauts responsables israéliens lors de son déplacement aux Émirats Arabes Unis. Inédit depuis plusieurs décennies.
Pour vous, ce jour, je fais le point sur les enjeux de cette rencontre et les prochaines étapes... 1/
Je vais faire mon fainéant mais je vous invite, pour avoir le contexte entier dans lequel a eu lieu cette rencontre, à lire ce thread complet. En gros : c'est un travail de longue haleine, avec de nombreux acteurs régionaux aux intérêts convergents. 2/ :
Sur le papier, la rencontre était une seconde visite d'Ahmad al-Sharaa aux EAU pour rencontrer, entre autres, l'emir et président Mohammed Bon Zayed (MBZ). Il s'était déjà rendu dans ce pays en avril dernier. Ce rapprochement est d'autant plus symbolique que MBZ et les EAU ont été des soutiens pour réhabiliter Assad, peu avant sa chute... 3/
En réalité, cette rencontre s'inscrit dans une grand balet diplomatique régional entamé depuis plusieurs mois. Mais également visible ces derniers jours.
En effet, les négociations entre Israël et la Syrie post-Assad ont connu une accélération récente. La rencontre, puis l'abandon des sanctions en conséquence, entre Trump et al-Sharaa en Arabie Saoudite a été un accélérateur. 4/
Entre temps, des rencontres ont déjà eu lieu entre responsables syriens et israéliens. Au printemps dernier, une délégation syrienne a même été reçue en Israël dans le plus grand secret.
Mais jamais une rencontre entre le chef de l'Etat syrien et des responsables israéliens n'avait eu lieu. 5/
Ces derniers jours, l'échiquier s'est mis en place très rapidement. Tout d'abord, ce fut la visite de Tom Barrack à Damas. Envoyé spécial de Donald Trump sur la question syrienne, cet homme parcourt la région régulièrement. Et il portait de nouveau l'exigence de Donald Trump de voir un accord s'établir entre Damas et Tel Aviv. 6/
Dans le même temps, même si la décision était préparée (dès le 23 juin), les États-Unis ont levé la qualification de terroriste sur HTS et sa structure. De quoi permettre une plus large capacité à agir au niveau international pour Ahmad al-Sharaa et les cadres du nouveau pouvoir. 7/
Toujours dans le même temps, Donald Trump, lors de la visite de Benjamin Netanyahou aux États-Unis, s'est laissé aller à la confidence d'assurer que la levée des sanctions sur la Syrie était une demande des saoudiens, des turcs mais aussi... d'Israël. Si vous lisez le thread de contexte que je vous ai mis en point 2, vous comprendrez pourquoi. 8/
La rencontre aux Émirats se situe dans ce contexte récent : la volonté de tous les acteurs, régionaux comme de la première puissance mondiale, d'établir au moins sur la frontière israelo-syrienne, un calme assez rare et propice à d'autres perspectives (économiques, entendons nous, et sécuritaires pour Israël). 9/
Qui Ahmad al-Sharaa a-t-il rencontré aux Émirats ? Un nom a notamment été révélé par la presse régionale, notamment syrienne, et pas des moindres.
Tzashi Hanegbi, qui n'est autre que le conseiller à la sécurité nationale israélienne. C'est un dinosaure du Likoud et de la politique israélienne. Mais il ne pouvait pas être là : il etait... à Washington. 10/
C'est ce qu'affirme et documente le Jérusalem Post. Démentant de facto la présence de ce responsable important... 11/ jpost.com/middle-east/ar…
Cependant, c'est ce même homme qui, il y a 15 jours, reconnaissait une ligne de dialogue désormais directe, sans nécessité d'intermédiaires, véritable nouveauté dans les relations israelo-syriennes, entre Tel Aviv et le nouveau pouvoir à Damas. 12/ israelhayom.com/2025/06/24/isr…
Cette rencontre avec des responsables de la sécurité israélienne n'est pas confirmée par les autorités israéliennes, qui mettent toujours du temps à admettre certaines avancées sur le sujet (comme la visite d'une délégation syrienne en Israël il y a plusieurs mois). Mais elle s'inscrit dans un parcours complexe de dialogue entre les deux pays. 13/
Certains des lecteurs et lectrices ici de se demander pourquoi Ahmad al-Sharaa peut accepter un tel dialogue quand bien même Israël a ravagé les installations militaires syriennes dès le 8 décembre 2024, le qualifiait de terroriste dans le même temps, et envahissait même illégalement des territoires syriens comme le Jabal (mont) Hermon, qui permet d'avoir une hauteur et une vue directes sur Damas ? 14/
Et bien tout est lié à des enjeux à la fois sécuritaires (principalement pour Israël) et économiques (cette fois-ci pour de nombreux pays de la région) et géopolitiques (et là, c'est pour tout le monde).
La Syrie veut une période de calme pour mener sa transition politique et surtout sa relance économique si urgente. Et ne peut se permettre un bras de fer avec des pays voisins, encore moins avec Israël. 15/
Ahmad al-Sharaa est un homme des plus pragmatiques. Il sait que son armée est davantage une mosaïque de milices davantage qu'un organigramme militaire strict. Il sait qu'il ne dispose en aucun cas de moyens de pression (Israël a ravagé le complexe militaire syrien après le 8 décembre). Bref, le jeu est pauvre dans sa main.
Mais il sait qu'Israël veut une paix sur sa frontière nord-orientale. Et c'est une carte probablement plus importante que toutes les autres. Populaire dans le pays, il peut entamer ce que beaucoup auraient dénoncé fut un temps. Un dialogue avec Israël. 16/
Les États-Unis insistent sur les accords d'Abraham. Il est évident que, même s'il bénéficie d'une popularité inédite en Syrie, il perdrait de vrais appuis en osant franchir ce gap diplomatique.
On ne se dirige pas vers ce scénario. Cependant, il peut négocier une posture de neutralité et de coopération sécuritaire non-dite. Du blabla ? Oui. Mais ça peut fonctionner. 17/
Trois objectifs :
* la Syrie ne serait plus dans une posture agressive, même par les mots, vis à vis d'Israël. Des condamnations d'actes à Gaza ? Israël s'en moque. Même la Turquie, reconnaissant Israël et ayant des partenariats avec, même si très affaiblis désormais, fait ce type de remarques.
* affaiblir et pourchasser les derniers éléments pro-Teheran en Syrie. Ils existent encore, notamment dans la région de Quneitra et de Daraa. D'où des groupes fidèles aux mollahs tirent parfois des roquettes vers Israël. Ahmad al-Sharaa se chargerait notamment de ce point.
* favoriser une relance économique syrienne bénéfique pour toute la région : le pays est un carrefour qui pourrait soutenir une relance des échanges plus soutenue entre la Jordanie et la Turquie et les autres pays de la région. Israël a tout a gagné que le commerce marche dans la région : notamment de gaz et de pétrole. Avec des projets de longue date pour relier toute la région. 18/
Israël est déjà un exportateur de gaz important vers la Jordanie et l'Egypte. Et le pays aimerait d'autres débouchés pour sa production. Pas forcément la Syrie au demeurant. Mais cette dernière assurerait un carrefour important pour des exportations israéliennes en se reliant aux réseaux régionaux. 19/
Sur les territoires illégalement occupés par Israël ? Là, le sujet est plus complexe.
Il est évident qu'al-Sharaa, comme Assad avant lui, a fait le deuil du plateau du Golan. Occupé depuis 1967. Jamais les syriens n'auront les moyens de reprendre cette région. Al-Sharaa ne pourra reconnaître cette annexion, là encore une position impossible à tenir auprès des syriens. Mais l'accepter de facto, c'est déjà... accepter.
Restent les territoires envahis par Israël depuis le 8 décembre 2024. Là, il y a un enjeu de négociation. 20/
Dans tous les cas, la diplomatie fait son chemin.
Et il faut répertorier les avancées réalisées ces derniers temps :
* délégation syrienne en Israël au printemps dernier.
* parrainage des États-Unis pour ce dialogue.
* mise en place d'un canal direct de dialogue entre Tel Aviv et Damas, incluant Ahmad al-Sharaa lui-même.
* rencontre entre des membres de la sécurité nationale israélienne et Ahmad al-Sharaa. 21/
ADD. : preuve qu'Hanegbi ne pouvait être aux Émirats, on le voit très clairement, deuxième à droite au fond, lors de la visite de Netanyahou à Washington.
Il n'a donc pas pu accompagner ses équipes.
MISE A JOUR : Le gouvernement syrien nie officiellement ces discussions via le ministère de l'information.
Rappelons qu'il a également nié les rencontres d'avril sur la frontière avec Israël et la rencontre en Azerbaïdjan en mai...
Sur Facebook, la branche gériatrie du web, la génération du baby boom se monte le bourrichon.
Et on a des moments formidables comme cette mise aux enchères de la semaine de travail. Michel dit 45 heures ! Corinne dit 48 heures ! Eric tente les 48 heures également. Qui dit plus ?
Comment voulez vous discuter avec ces inactifs ?
Les 39 heures, c'est 1982. Et c'est 'a génération qui était active quand elle a voté, pour elle même, les 35 heures via les législatives de 1997.
Les 40 heures, c'était même en... 1936.
Bref.
Merci Bayrou, car tu les fais sortir du bois aux yeux de tous les adolescents et actifs du pays qui voient comment se comportent ceux qui, avec le totem de l'âge désormais, se pensent intouchables et peuvent donc dire n'importe quoi.
Martine est en colère. Ça fait 27 ans qu'elle est en retraite après n'avoir travaillé que 33 ans dans sa vie. Dans la journée, sommet exceptionnel avec Louisette et François, ça va barder.
Rappel : on surendette le pays sur 5 générations, y compris celles qui ne sont pas encore nées, pour payer ces gens...
Parfois, ils ne se rendent même pas compte qu'ils disent publiquement qu'ils n'ont rien foutu. Philippe qui se souvient tout de même qu'il a travaillé 6 ans en temps plein dans sa vie.
Philippe vit sur le dos des actifs actuels qui travailleront temps plein pendant... 44 annuités à cotiser. Pour le payer lui et ses souvenirs indécents.
Ses plages. Ses palmiers. Ses petites maisons de vacances sur pilotis en bord de mer. L'inquiétude de la hausse du niveau de cette dernière par ailleurs.
Et... ses combattants en Syrie. Je vous l'avais promis, on en parle ce jour. Les Maldives, au prorata de leur population, ont fourni un des plus hauts niveaux de combattants étrangers en Syrie. Oui, vous lisez bien. Certains, qui ont combattu aux côtés de l'opposition syrienne, y vivent toujours.
On revient sur cette étrange particularité très peu connue du grand public... 1/
Au cours de mon travail sur la Syrie, centré sur le nord-est syrien, la Djézireh ou Jazira, j'aborde notamment l'engagement des combattants étrangers dans la région. Et j'ai eu à me pencher, dans le cadre du suivi des actions de l'Etat Islamique, sur le cas très étrange des combattants maldiviens en Syrie.
Attention, par ailleurs, tous n'ont pas combattu pour l'EI, loin de là... 2/
Je ne peux avancer ici sans citer les travaux de gens qui ont abordé ce sujet bien plus en profondeur que moi. Comme John Kachtik, Shirish Thorat ou encore Animesh Roul... J'en oublie bien évidemment et ils me pardonneront j'espère. 3/
Je l'avais promis. C'est un sujet déterminant, essentiel. Et le gouvernement syrien, en plus de tous les défis qui se posent au pays, et d'ailleurs tous les acteurs du pays devront agir, devra mettre le maximum d'efforts.
Aujourd'hui, on pose la question des enfants en Syrie : éducation, dégâts physiques et psychologiques, réfugiés, enfants soldats, prostitution infantile forcée...
Ouvrons un sujet colossal et central. 1/
Tout d'abord, il faut rappeler une chose : il y a eu, durant le conflit civil de 2011 à 2024, un baby boom. Il est très complexe de le quantifier. Les nouvelles et actuelles autorités syriennes ne disposent pas elles même de l'ensemble des données.
Une chose est certaine : il y a eu au moins 5 millions de naissances à l'intérieur de la Syrie depuis 2011. 2/
Précisons aussi que ce boom démographique a aussi eu lieu chez les familles réfugiées dans les pays voisins où des millions de syriens vivent depuis parfois près de 15 ans.
Au bilan, l'UNICEF estime à près de... 10.5 millions le nombre d'enfants syriens actuellement. 3/
L'échec des discussions entre Israël et la Syrie, ce soir, est complet. @USAMBTurkiye - Tom Barrack, assure que le dialogue est bon, c'est faux. Il n'a jamais été aussi tendu alors que les deux pays avaient effectué un rapprochement inédit depuis des décennies.
Ce qui en ressort, des coulisses, c'est qu'Israël a exigé la démilitarisation du Sud de la Syrie sur les trois gouvernorats de Quneitra, Daraa et Suwaydah. Une demande de Tel Aviv depuis plusieurs mois par ailleurs. Et son refus de voir une seule force armée dans la région du Jabal Arab. 1/
La délégation syrienne a dénoncé ces exigences et considéré que les négociations renouvelées avec Israël en vue d'une paix potentielle n'étaient que vaines sur ce principe des pré-requis israéliens.
Les intérêts américains et israéliens sont en train de diverger fortement sur la Syrie... 2/
Et je rappelle qu'à la fin, même s'ils peuvent dénoncer les proclamations et actions de Tel Aviv, les américains ne remettront jamais en cause publiquement les demandes israéliennes. Tout au plus peuvent-ils les "modérer".
On l'a vu encore récemment quand, en une journée, les américains ont dénoncé les frappes israéliennes avant... d'exiger le retrait des forces armées syriennes du Jabal Arab (précisément la raison de l'intervention israélienne). 3/
Les États-Unis de découvrir que l'on ne construit pas une armée et un pays en quelques mois. Sans identité nationale globalisante, les syriens ne seront pas des syriens, mais des syriens avec chacun leur vision de la Syrie. Actuellement, il n'y a pas de Syrie imprégnant tous les syriens avec un même esprit patriotique.
Bilan ? Ces hommes, du ministère de la défense, ont agi avec une pensée aussi sectaire que certains druzes ont eux même agi avec l'équivalent d'une pensée sectaire en chassant des familles bédouines. Et le pire dans tout ça ? Chacun pensait combattre pour sa vision de la Syrie, persuadé d'être du bon côté de la bonne Syrie. Une Syrie sunnite appliquant la juridiction islamique pour les uns et punissant des traîtres infidèles. Une Syrie fédérale où chaque région est autonome pour les autres, avec une vision ethno-sectaire des choses.
La France ne doit en aucun cas s'aligner sur la précipitation américaine à vouloir une Syrie édifiée en deux coups de truelle et un coup d'enduit. Tout cela finira par se fissurer de partout.
Il faut accepter que le processus de construction d'un État national Syrien prendra des années, peut-être même des décennies... Oui, vous lisez bien : des décennies.
Il faut clairement regarder les choses :
* les druzes ont vécu en quasi autonomie depuis 2022. Et leurs factions agissent sur zone depuis 2013 pour les plus anciennes.
* l'AANES est l'aboutissement d'un processus sur près d'une décennie de construction institutionnelle.
* Idlib a été un micro-État islamique de 2017 à 2024. Fonctionnant avec une Shura islamique et un gouvernement très rigoriste.
* les anciens bastions du régime gardent une nostalgie de l'ancien régime en certains endroits.
* les nostalgiques ou partisans de l'Etat Islamique vivent encore en Syrie, et pas seulement dans les prisons comme al-Hol.
* des (pas les) syriens très occidentalisés, notamment dans les grandes villes, sont tournés vers un principe d'une Syrie démocratique avec des élections plurielles et libres.
Le fait est que je pourrais dresser une liste longue comme le bras des Syries qui cohabitent actuellement. Il n'y a pas de sentiment de syrianité acceptée par tous, sinon, et encore..., sur les frontières du pays. Pour le reste, chacun a sa vision de la Syrie.
Or, les américains, et je soupçonne malheureusement la France avec (pôle @JBaptisteFaivre) veulent faire rentrer tout ça dans une box forfait tout compris. On ne crée pas un pays ainsi. Encore moins sous pression extérieure...
Les syriens sont tous persuadés, au moment où j'écris, que leur vision de la Syrie est celle qui doit s'appliquer. Sauf que l'on a en réalité... 27 visions de la Syrie différente. On me rétorquera que l'actuel gouvernement est issu d'une victoire donc il a une légitimité.
Bien évidemment qu'il en a une. Mais qu'avons nous aussi découvert depuis décembre ? Qu'HTS, malgré des efforts que j'ai été le premier à souligner, ne tient pas les propres zones qu'il disait contrôler. Les tribus agissent ici. Des miliciens agissent là bas. Ses propres forces et partisans ne sont même pas d'accord pour savoir à quoi devrait ressembler la gouvernance du pays.
Ahmad al-Sharaa est justement en permanence en train de ménager les plus conservateurs des arabes sunnites, et les plus modérés.
De nouveau, on ne fait pas un pays en forçant tout le monde à vivre ensemble sans qu'il n'y ait eu, avant, un vrai dialogue. Et le dialogue de février 2025 n'était en rien en capacité de faire cela...
Ce à quoi nous assistons est un doublement grave : des familles bédouines étaient détenues (nous le savions) depuis les exactions commises par des combattants druzes il y a plusieurs jours. Mais, surtout, désormais libérées (et il était temps), elles sont de facto déplacées... avec l'aide du gouvernement syrien.
Il ne faut en aucun cas se leurrer sur ce qui se passe. Un changement démographique est en cours à Suwaydah avec un déplacement des populations bédouines sunnites qui ont fui, vont fuir ou sont en train de partir, et le tout avec... la coordination du pouvoir.
On a ainsi les forces de sécurité qui accueillent ces familles et des bus déployés pour les déplacer. Un sinistre souvenir des bus verts... 1/
Ce sont près de 300 personnes appartenant à la minorité locale bédouine sunnite qui ont été évacuées pour le moment. Il faut y ajouter des milliers d'autres qui avaient déjà fui depuis 5 jours.
Les estimations de la population bédouine à Suwaydah tournaient entre 10 000 et 25 000 personnes. Autant dire que quasiment toute cette population sera déplacée d'ici quelques jours encore. 2/
L'image d'Ahmad al-Sharaa en prend un coup évident par ricochet des exigences israéliennes.
Des centaines de commentaires, associés à ces images qui circulent sur Telegram, WhatsApp, X ou encore Facebook, dénoncent désormais ouvertement la complicité d'Ahmad al-Sharaa pour ce qui est en train de se passer.
Démontrant aussi la difficulté pour lui d'exister politiquement entre les puissances extérieures qui exigent tel acte ou telle chose, et les acteurs nationaux, tribus ou encore factions druzes, aux intérêts divergents. Al-Sharaa est pris dans un étau multiple. 3/