Comment les interventions militaires des Émirats Arabes Unis 🇦🇪 au #Yémen 🇾🇪, en #Libye 🇱🇾 et au #Soudan 🇸🇩 ont semé le chaos, divisé ces pays… et abouti à des échecs cuisants.
Quand les Emirats créent artificiellement de nouveaux Etats - Récit.
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Depuis les années 2010, les Émirats se sont posés en acteur militaire majeur du monde arabe. Officiellement : lutter contre l’islamisme et le terrorisme. Officieusement : imposer leur vision autoritaire de l’ordre régional, notamment en opposition à l'Iran et la Turquie.
Dans chaque pays ciblé – Yémen, Libye, Soudan – les Émirats ont soutenu des milices, des chefs de guerre ou des généraux, souvent au mépris de l’unité nationale ou de la paix.
La conséquence ? 3 nouveaux Etats
🇾🇪 Yémen : de la guerre à l’enlisement
En 2015, les EAU rejoignent la coalition saoudienne contre les Houthis au Yémen. Mais très vite, Abu Dhabi joue sa propre carte, notamment dans le Sud.
Ils soutiennent le Conseil de transition du Sud (STC), entraînent des forces locales et contrôlent ports et bases.
Résultat ? Deux gouvernements rivaux, un pays divisé, et une guerre sans fin.
Les EAU se retirent officiellement en 2019, mais gardent des troupes et un contrôle indirect. Le Sud du Yémen leur sert de plateforme d’influence… mais l’État yéménite, lui, est en ruine.
L'Ile de Socotra et des ilots en mer rouge sont quasi-annexés par Abu Dhabi.
🇱🇾 Libye : le pari Haftar
En Libye, les Émirats soutiennent dès 2014 le général Khalifa Haftar, chef militaire de l’Est opposé au gouvernement reconnu par l’ONU à Tripoli.
A coups de drones, d’armes et de fonds, les EAU appuient son offensive sur Tripoli (2019-2020). Mais Haftar échoue. Résultat : une Libye toujours divisée entre Est et Ouest.
L’ONU accuse les Émirats d’avoir violé l’embargo sur les armes. Et leur soutien à un homme fort, au détriment d’un processus politique, a aggravé les fractures du pays.
🇸🇩 Soudan : le pari sur les généraux
En 2019, les Émirats soutiennent le Conseil militaire de transition après la chute d’Omar el-Béchir. Ils appuient notamment Mohamed Hamdan Dagalo, dit "Hemedti", chef des Forces de Soutien Rapide.
En avril 2023, la guerre éclate entre l’armée régulière et les FSR. Le pays plonge dans une guerre civile.
Au Yémen et en Libye, les FSR avaient envoyé des supplétifs combattre. En retour les EAU soutiennent massivement ceux-ci lors de la guerre civile.
Depuis 2023, les FSR sont financé, armés, appuyés et soutenus par les Emirats, qui souhaitent leur prise de pouvoir au Soudan.
Résultat ? Un Soudan déchiré, des millions de déplacés, et aucune solution politique en vue.
À travers ces trois pays, la stratégie militaire des Émirats n’a pas apporté la stabilité, mais bien l’inverse : fragmentation, chaos, impasses politiques.
3 Etats sont coupés en deux (Cyrénaïque/Tripolitaine, Yémen Nord/Yémen Sud, Darfour/Soudan) par l'action émiratie.
Ces interventions révèlent les limites d’une politique étrangère fondée sur le contrôle et la force, sans projet de paix durable.
Derrière le soft power des Émirats (Dubai, le luxe, etc.), il y a un hard power destructeur. Et ces trois échecs en sont la preuve.
Nous n'oublierons pas que les Emirats interviennent aussi dans une moindre mesure en Somalie 🇸🇴, ou ils soutiennent la région séparatiste du Somaliland aux côtés de l'Ethiopie.
A chaque fois, en s'opposant à plusieurs pays, Turquie, Qatar et Iran.
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On oublierai presque que le commerce international est sous l'œil attentif de l'armée Emiratie, qui contrôle l'entrée et la sortie du détroit de Bab El Mandeb (avec l'annexion de l'ile de Socotra, de Périm et ses bases dans la région sur la côte Somalienne.
J'essaierai de mettre cela en perspective avec les interventions des autres puissances du proche et Moyen Orient, Qatar, Iran, Arabie Saoudite, Turquie, Egypte et Israël.
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Avec "seulement" 53% des votes, Magyar emporte 70% (!) des sièges à l'Assemblée hongroise 🇭🇺.
C'est dire à quel point les réformes électorales d'Orban se sont retournées contre lui.
Les 199 députés sont anti-immigration, nationalistes et de droite, chose à garder à l'esprit. ⬇️
Ce que beaucoup refusent de comprendre, c'est que Magyar n'est pas une rupture par rapport à Orban. On passe juste d'un candidat national-souverainiste à un candidat national-libéral/pro-européen.
Magyar était pendant 22 ans au Fidesz, qu'il n'a quitté qu'en 2024 !
Ces élections montrent que la priorité absolue est le pouvoir d'achat (la dévaluation continue du Forint, et la stagnation économique comparément aux voisins est un mauvais signal).
Pour autant, la question européenne reste centrale, surtout chez les jeunes.
The USA 🇺🇸 announced yesterday that it would impose a blockade on Iran 🇮🇷, thus reinforcing the closure of the Strait of Hormuz
The Strait's importance is global, and some key figures are often forgotten when considering the consequences on global economy :
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25% of the oil exportations are going through Hormuz.
-80% of those are going to Asia (mainly China, India, South Korea and Japan)
-Saudi Arabia (1st), Iraq (3rd), UAE (5th), Kuwait (7th) are highly dependant on the strait
25% of the gas exportations are going through Hormuz
-Qatar, UAE, Saudi Arabia and Iran are exporting gas, which is going through Hormuz. Qatar is the 3rd world exporter.
Peter Magyar peut-il battre Viktor Orban à la tête de la Hongrie 🇭🇺 depuis 16 ans ?
Avec une participation déjà record de 74.23 % à 17h, le scrutin apparait fortement indécis. Les résultats arriveront entre 19h et minuit.
Suivez les avec moi en direct ici :
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Le système électoral hongrois est composé de 199 députés, dont 93 élus à la proportionnelle (favorable à Magyar et au Tisza).
Les 106 autres sièges sont élus dans les circonscriptions locales, redécoupées en faveur d'Orban.
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En 2022, Le Fidesz d'Orban l'avait largement emporté dans la grande majorité des circonscriptions du pays, à part à Budapest, Pecs, Szeged et dans les élections proportionnelles.
Zelensky is right on this one, Ukraine 🇺🇦 has no interest in giving away the remaining part of Donbas
This area is the most fortified of Ukraine, there are some of the last big cities, 200 000 inhabitants and losing it would open the path for Kharkiv or Dnipro.
L'opération israélo-américaine en Iran est-elle un échec ?
❌Le régime n'a pas été renversé
❌Le détroit d'Ormuz a été fermé
❌Les programmes balistiques et nucléaires n'ont pas été détruits
✅L'Iran a été affaiblie
✅Le volet militaire s'est plutôt bien déroulé
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🔸L'objectif américain : le flou
L'objectif initial, martelé à de nombreuses reprises par Trump était de renverser le régime en détruisant les gardiens de la révolution et les moyens répressifs pour permettre une prise de pouvoir par la population.
Deux objectifs secondaires suivaient, celui de détruire le programme nucléaire et le programme balistique de l'Iran.
Pourtant, après le début de la guerre, le flou entretenu par un président américain utilisant ses propres déclarations pour parier de l'argent sur les marchés est resté total. L'objectif de rouvrir le détroit d'Ormuz ne figurait pas parmi les objectifs initiaux, et pourtant, c'était celui dominant dès la 2ème semaine des opérations.
🔸La stratégie iranienne :
L'Iran, qui s'y préparait depuis des décennies était très bien préparée (qui l'eut cru !). Frapper Israël n'avait pas d'intérêt, défendre l'espace aérien était impossible.
L'Iran a plutôt fait tout pour répandre la guerre le plus possible, en touchant avant tout les moyens de production économique (pétrole, gaz, tourisme, espaces aériens, industries) du Golfe (dont le détroit d'Ormuz) et les bases américaines.
Beaucoup annonçaient la mort de l'axe de résistance, bien que durement frappé, celui-ci est toujours là : les milices chiites d'Irak ont été très actives contre les bases américaines dans le pays, le Hezbollah a rejoins la guerre contre Israël et les Houthis du Yémen ont suffisamment menacés d'entrer en guerre, de fermer le détroit de Bab el Mandeb et de frapper les ports saoudiens occidentaux pour empêcher les Etats du Golfe d'entrer dans la guerre contre l'Iran.
En parallèle, l'Iran a bien camouflé ses lanceurs de missiles et de drones, permettant un lancement régulier (100 drones et 50 missiles par jours). L'enjeu est désormais de déterrer les milliers de lanceurs coincés dans les bases souterraines pour remplacer ceux perdus en surface.