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Jul 24 ‱ 13 tweets ‱ 30 min read ‱ Read on X
🔮 Dossier Epstein par Candace Owens.

📍AprĂšs la sĂ©rie consacrĂ©e Ă  l’identitĂ© de Brigitte Macron, @RealCandaceO a rĂ©cemment lancĂ© une nouvelle sĂ©rie explosive rĂ©vĂ©lant des dĂ©tails sur le rĂ©seau Epstein.

Voici la traduction intégrale du premier épisode.

« Bonsoir, mes chers amis. Jeffrey Epstein
 Par oĂč commencer ? Il se passe tellement de choses en ce moment. Et en toile de fond, il y a Ă©normĂ©ment de rumeurs. Mais trĂšs peu d’informations concrĂštes, de faits.

Vous savez ce que j’ai compris Ă  propos des mĂ©dias ? Leur stratĂ©gie est trĂšs orwellienne, trĂšs « 1984 ». Ils veulent transformer notre rĂ©alitĂ© en un prĂ©sent Ă©ternel. L’histoire n’existe pas. Il faut oublier hier, la semaine derniĂšre, les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes. Tout ce qu’ils nous disent Ă  un moment donnĂ© comme Ă©tant vrai, nous devons l’accepter comme tel.

En mĂȘme temps, ils dĂ©tournent totalement notre attention et notre capacitĂ© de concentration. Avec toutes ces applications de rĂ©seaux sociaux, tout le monde souffre dĂ©sormais d’un dĂ©ficit d’attention. Qui pourra encore se concentrer assez Ă  l’avenir pour lire un livre, ou mĂȘme Ă©couter un podcast long, une sĂ©rie d’émissions ?

Alors, je dis : battons le fer tant qu’il est chaud. Bienvenue dans l’épisode introductif de la sĂ©rie sur Jeffrey Epstein, les Dossiers Epstein.

Qui était Robert Maxwell ?

Je suis ravie de collaborer Ă  nouveau avec Xavier Poussard. Quel travail incroyable fait cet homme ! Il a travaillĂ© des annĂ©es sur un livre consacrĂ© Ă  Epstein, toujours en cours de prĂ©paration, tout comme il l’a fait pour le cas de Brigitte Macron.
Bien sĂ»r, cette histoire touche la France, les États-Unis sans aucun doute ; comme on le voit, ils essaient actuellement de nous manipuler au niveau des gouvernements. Elle touche aussi IsraĂ«l, l’Ukraine, la Russie, tout le monde aura son propre Ă©pisode dans cette affaire. Au plus haut niveau, je vous l’assure.

Mais l’histoire de Jeffrey Epstein commence, en rĂ©alitĂ©, avec Robert Maxwell. Pour ceux qui ne le savent pas, Robert Maxwell Ă©tait le pĂšre de Ghislaine Maxwell.

De son vivant, il Ă©tait considĂ©rĂ© comme une sorte de Rupert Murdoch de gauche. Il contrĂŽlait un empire mĂ©diatique qui s’étendait de l’Angleterre Ă  IsraĂ«l, en passant par la France et au-delĂ .

Il était le patron du célÚbre groupe de presse Mirror Group, qui publiait le Daily Mirror. Il était également propriétaire de Maxwell Communication Corporation, de Pergamon Press, de Nimbus Records, la premiÚre entreprise britannique à produire des CD. La branche américaine de McMillan Publishers lui appartenait aussi ; nous y reviendrons.

Il Ă©tait actionnaire de MTV Europe, etc. Il Ă©tait actionnaire du groupe mĂ©diatique français TF1. TrĂšs proche des Ă©lites françaises ; j’y reviendrai dans un autre Ă©pisode.

Maxwell a Ă©galement Ă©tĂ© membre de la Chambre des Communes, de 1964 Ă  1970, pour le Parti travailliste. On pourrait continuer longtemps, mais vous avez compris l’idĂ©e. Maxwell Ă©tait un trĂšs, trĂšs gros poisson ; presque intouchable, en fait.

Maintenant, je vais vous raconter comment il est devenu si puissant, car l’histoire est extrĂȘmement intĂ©ressante.
Voyez-vous, Robert Maxwell n’était pas du tout Robert Maxwell Ă  sa naissance. Vous remarquerez ce phĂ©nomĂšne trĂšs souvent dans cette sĂ©rie. C’est un rĂ©seau trĂšs sophistiquĂ© de, comment dire, blanchiment de noms. Ici, vous avez un nom, lĂ -bas, un autre. MĂȘme aujourd’hui, on ne donne pas correctement son nom de naissance. Si vous cherchez, vous trouverez probablement Jan LudvĂ­k ou JĂĄn LudvĂ­k. C’est ce que dit la presse. Mais mĂȘme ce nom-lĂ  est un nom d’emprunt.

Son vrai nom Ă  la naissance Ă©tait Abraham Leib Hoch. Et il est nĂ© Ă  SlatinskĂ© Doly, une petite ville qui fait aujourd’hui partie de l’Ukraine.

Je dois vous dire, mes amis, que l’Ukraine revient sans cesse dans mes recherches, ce qui commence Ă  me faire un peu peur. đŸ”œImage
2.
Quoi qu’il en soit, en 1923, lorsque Maxwell est nĂ©, sa ville faisait partie de la TchĂ©coslovaquie.

Concernant sa famille, il semble que Maxwell soit un lointain parent d’Elie Wiesel. C’est un personnage trĂšs controversĂ©. Nous n’avons pas le temps d’entrer trop dans cette histoire, je la raconterai une autre fois, mais pour l’instant, disons simplement qu’Elie Wiesel est devenu une figure emblĂ©matique du camp d’Auschwitz ; il a publiĂ© une tonne de littĂ©rature sur ce qui s’est passĂ© pendant qu’il Ă©tait Ă  Auschwitz.

Et ensuite, d’autres survivants d’Auschwitz ont dit qu’il inventait et qu’il n’y Ă©tait jamais allĂ©. Ils n’ont pas non plus pu le retrouver dans les archives.
Un survivant de l’Holocauste l’a accusĂ© d’avoir volĂ© l’identitĂ© d’une autre personne qui Ă©tait rĂ©ellement dans le camp et qu’il connaissait trĂšs bien. C’est une folie.

Je ne mentionne cela que pour dire que, en rĂ©alitĂ©, cette sĂ©rie devrait s’appeler « Crise d’identitĂ© ». On dirait un thĂšme central dans cette famille.

D’ailleurs, c’est un thĂšme central dans tout ce qui touche Ă  IsraĂ«l.
Bref, revenons Ă  Abraham, ou Jan, ou Robert. L’histoire est qu’il est nĂ© dans une famille de juifs hassidiques. Il a Ă©tudiĂ© dans une yeshiva [institution juive d’enseignement supĂ©rieur religieux], et ses parents voulaient qu’il devienne rabbin.
À l’ñge de 12 ans, il a rejoint le mouvement Betar, un mouvement nationaliste juif, sioniste. Et si vous vous demandez, Betar est, littĂ©ralement, un lieu en Palestine actuelle, en Cisjordanie. Vous voyez oĂč cela nous mĂšne.

De lĂ , il se serait enrĂŽlĂ© dans l’armĂ©e tchĂ©coslovaque, puis serait parti en exil et aurait, semble-t-il, participĂ© Ă  la guerre en France. Je dis « semble-t-il », car Robert Maxwell lui-mĂȘme a donnĂ© pas moins de cinq versions diffĂ©rentes de ses activitĂ©s entre 1939 et 1940.
Ce que nous savons, c’est qu’il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© comme agitateur communiste et qu’il a fini dans des camps britanniques en tant que rĂ©fugiĂ© tchĂšque. Et Ă  partir de lĂ , l’histoire devient carrĂ©ment Ă©trange, car, bien qu’il fĂ»t agitateur communiste, on lui a permis de rejoindre les « Pioneer Corps », les seules unitĂ©s militaires britanniques qui acceptaient des Ă©trangers. C’est Ă  ce moment-lĂ  qu’il commence Ă  utiliser deux noms : « Ivan Leslie du Maurier » et « Leslie Jones ».

Bref, envoyĂ© en mission Ă  Paris, il rencontre la mĂšre de Ghislaine, Elisabeth Meynard, qu’il Ă©pouse le 14 mars 1945, Ă  Paris. Et Ă  ce moment-lĂ , il faut le noter, son nom Ă©tait soudainement devenu Robert Maxwell. C’est le pseudonyme qu’il a utilisĂ© pour son mariage : Robert Maxwell. Et il l’utilisera dĂ©sormais.

Donc, Ă  ce stade, notre arbre gĂ©nĂ©alogique ressemble Ă  ceci : Robert Maxwell, qui est aussi JĂĄn LudvĂ­k, Abraham Hoch, Ivan Leslie du Maurier, et Leslie Jones. Rien d’étrange, mes amis ; circulez, circulez


Enfin, ensuite, Maxwell est envoyĂ© Ă  Berlin comme officier de liaison avec l’ArmĂ©e rouge. Et la mission qui lui est confiĂ©e est trĂšs importante. Les services de renseignement britanniques lui donnent pour tĂąche de s’associer Ă  une maison d’édition allemande, Springer, dans le but de vendre des revues scientifiques allemandes publiĂ©es pendant le TroisiĂšme Reich, et donc impossibles Ă  exporter, car interdites dans le monde entier. Il Ă©tablit donc cette association et se propose de gĂ©rer la distribution de ces matĂ©riaux.

Ensuite, en 1951, quelques annĂ©es plus tard, il prend le contrĂŽle de la maison d’édition publique allemande Butterworth-Springer, qui, encore une fois, a pour principal objet d’intĂ©rĂȘt ces revues scientifiques de l’époque nazie. Pourquoi cet intĂ©rĂȘt ? Vous le comprendrez au fur et Ă  mesure que nous avançons dans l’histoire.

Quoi qu’il en soit, Butterworth-Springer est renommĂ©e Pergamon Press. đŸ”œ
3.
Il faut prĂ©ciser que rien de tout cela ne reflĂ©tait un intĂ©rĂȘt de Maxwell pour l’édition. Il ne faisait pas tout cela parce qu’il voulait devenir un grand magnat de la presse. Il le faisait parce qu’il Ă©tait financĂ© par une famille extrĂȘmement puissante, par des gens extrĂȘmement puissants.
Comme je l’ai dit, cette opĂ©ration Ă©tait une opĂ©ration du MI6, financĂ©e par Charles Hambro, directeur de la Banque d’Angleterre. Charles Hambro venait de l’une des familles les plus influentes de l’establishment bancaire britannique.

Donc, l’intĂ©rĂȘt de republier ces revues scientifiques allemandes publiĂ©es sous le TroisiĂšme Reich Ă©tait un intĂ©rĂȘt de l’establishment bancaire britannique. Hambro avait Ă©tĂ© le chef des opĂ©rations spĂ©ciales pendant la Seconde Guerre mondiale.

En essence, pour ĂȘtre trĂšs clair : Robert Maxwell n’était qu’un intermĂ©diaire.

Et les services britanniques ont dĂ©cidĂ© qu’ils avaient encore besoin de lui comme intermĂ©diaire dans un autre pays : la Russie.

Ainsi, en 1954, ils l’envoient en Russie, oĂč il devait proposer aux Russes l’idĂ©e de publier Ă  l’étranger des traductions de leurs articles scientifiques. Donc, le mĂȘme intĂ©rĂȘt pour la science. En Allemagne comme en Russie, il Ă©tait envoyĂ© pour obtenir un accĂšs aux secrets scientifiques.

Je pense que nous pouvons commencer Ă  relier les points ici. Car ils avaient un intĂ©rĂȘt particulier pour les secrets scientifiques allemands.
Ce type Ă©tait envoyĂ© pour jouer les amis et traduire des articles importants pour l’Angleterre – soi-disant. Mais en rĂ©alitĂ©, non. Et lĂ , ça devient vraiment intĂ©ressant. Parce que l’Angleterre, ou les gens tout en haut en Angleterre, se mĂ©fiaient de Maxwell. En gros, ils ne croyaient pas qu’il travaillait pour les Britanniques. Ils pensaient qu’il travaillait pour les Russes. Pour le KGB.

Et selon le Foreign Office, dans les dossiers rendus publics en 2003, leurs soupçons ont Ă©tĂ© confirmĂ©s lorsqu’ils ont dĂ©couvert qu’il Ă©tait, en effet, financĂ© par la Russie.
Ils l’ont donc virĂ© de Pergamon Publishing et ont mis un AmĂ©ricain Ă  sa place pour diriger la maison d’édition.

Le KGB a fini par reconnaĂźtre que Maxwell Ă©tait, en fait, un agent soviĂ©tique trĂšs prĂ©cieux, mais il Ă©tait si haut placĂ© que les autres espions soviĂ©tiques n’étaient pas autorisĂ©s Ă  entrer en contact direct avec lui.
Mais mĂȘme les SoviĂ©tiques doutaient de la loyautĂ© de Maxwell envers eux. À qui diable ce type Ă©tait-il loyal, en fin de compte ? En fin de compte, il est devenu clair que ce n’était ni Ă  la couronne britannique, ni aux SoviĂ©tiques.

En rĂ©alitĂ©, il servait vĂ©ritablement IsraĂ«l ; c’était sa vĂ©ritable loyautĂ©.

DĂšs 1948, il a jouĂ© un rĂŽle majeur dans la dĂ©cision du gouvernement tchĂ©coslovaque anti-staliniste d’armer des groupes paramilitaires sionistes. Bien.

Ensuite, pendant la guerre de 1948, qui a conduit Ă  la crĂ©ation de l’État d’IsraĂ«l, il a personnellement participĂ© Ă  des opĂ©rations de trafic de composants d’avions.
Donc, Maxwell, que les services britanniques finiraient par qualifier de sioniste, n’était loyal qu’à IsraĂ«l. Toute sa carriĂšre a Ă©tĂ© celle d’un agent de grande importance pour le Mossad.
Ce qui est tout à fait logique, si l’on se souvient de sa participation au mouvement sioniste Betar, du fait que ses parents voulaient qu’il devienne rabbin.

Les dĂ©clarations d’un ancien agent du Mossad
Nous en apprenons davantage sur Robert Maxwell grĂące Ă  Viktor Ostrovsky.

Si ce nom vous semble familier, c’est parce qu’Ostrovsky a dĂ©sertĂ© le Mossad, c’est bien connu. Et si vous n’avez pas entendu parler de lui, vous devriez vous familiariser avec ce qu’il a fait. Ostrovsky a senti qu’il devait dĂ©serter le Mossad parce que les activitĂ©s lĂ -bas troublaient sa conscience. Et il a fini par Ă©crire un livre dans lequel il rĂ©vĂšle des secrets du Mossad. Ce livre s’appelle By Way of Deception (Par la tromperie).
Ostrovsky affirme que c’est la devise du Mossad : « Par la tromperie, tu feras la guerre. » đŸ”œ
4.
Le fait qu’Ostrovsky ait Ă©tĂ© un agent du Mossad a Ă©tĂ© confirmĂ©, ce n’est donc pas un fou qui se met Ă  Ă©crire des livres. Et il a essayĂ© d’attirer l’attention du public sur certaines tactiques douteuses.

Je vais vous donner un exemple. Voici ce que Viktor Ostrovsky a dit Ă  propos du Mossad :
« Quand j’étais au Mossad et qu’un type nous causait des problĂšmes aux États-Unis, en disant des choses qu’il ne fallait pas – par exemple, Pete a dit un jour : IsraĂ«l largue des bombes Ă  fragmentation au Liban. Alors, nous disions : Qui est ce type ? On l’appelait Pete le Cafard. Parce qu’il fait beaucoup de bruit et qu’on ne peut plus s’en dĂ©barrasser.

« Et ensuite, nous contactions un gars de notre antenne Ă  New York ou Ă  Washington et nous lui disions : Dis aux gars de B’nai B’rith de lui coller une Ă©tiquette.
« Et bien sĂ»r, la campagne commençait immĂ©diatement, et le type Ă©tait cataloguĂ© comme antisĂ©mite. Parce qu’il avait dit cette chose. Et c’est une tache qui ne s’efface jamais.

Maintenant, en tant que juif, j’ai honte de vous dire cela, mais c’est la vĂ©ritĂ©. Et c’est quelque chose qui est mal fait. »
La vérité est que nous voyons de plus en plus souvent cette tactique, à mesure que nous commençons à poser des questions, des questions pertinentes, auxquelles nous méritons des réponses.

Surtout des questions sur Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell.

Bref, Viktor Ostrovsky dit ce qui suit Ă  propos de Robert Maxwell, je cite :

« Le Mossad a financĂ© beaucoup de ses opĂ©rations en Europe avec de l’argent volĂ© dans le fonds de pension des journaux de Maxwell. Ils ont mis la main sur ces fonds presque immĂ©diatement aprĂšs que Maxwell a achetĂ© le Mirror Group, avec de l’argent qu’il avait empruntĂ© au Mossad. »
Attendez, prenons notre temps pour que vous compreniez. Ce que dit Ostrovsky, c’est que le Mossad a donnĂ© de l’argent Ă  Maxwell, lui a dit : Vas-y, achĂšte le Mirror Group, et dĂšs qu’il l’a achetĂ©, ils ont mis la main sur le fonds de pension et ont dĂ©pensĂ© l’argent pour les intĂ©rĂȘts d’IsraĂ«l, ils ont pillĂ© les pensions des gens pour soutenir IsraĂ«l.
Je pense que nous pouvons dire que toutes ces occupations de Maxwell, magnat de la presse, agent en Allemagne, en Russie, toutes ses affaires en Grande-Bretagne, n’étaient qu’une façade. On peut appeler cette stratĂ©gie « la touche de Midas », non ?

Comme je l’ai dit Ă  propos d’Emmanuel Macron, une personne est sĂ©lectionnĂ©e, on lui crĂ©e un passĂ©, une biographie de fond, et elle devient soudainement trĂšs puissante et extraordinaire et intelligente.
C’est Ă  peu prĂšs la mĂȘme stratĂ©gie ici. Robert Maxwell a quelqu’un derriĂšre lui qui lui donne de l’argent, et il devient de plus en plus puissant dans le monde des affaires.

Robert Maxwell et le chantage du Mossad

Et en Ă©change de ce faux statut de grand magnat de la presse, on dit que les services de renseignement israĂ©liens satisfaisaient l’appĂ©tit sexuel de Maxwell en lui fournissant des prostituĂ©es.

Encore une fois, je cite :

« Les services tenaient quatre services de chantage. »
Entre-temps, il s’est avĂ©rĂ© que l’hĂŽtel oĂč sĂ©journait Maxwell Ă©tait rempli de camĂ©ras, et que le Mossad avait accumulĂ© une petite bibliothĂšque d’enregistrements vidĂ©o de Maxwell dans des positions sexuelles compromettantes.
Donc, bien qu’il travaillait pour IsraĂ«l, IsraĂ«l a pris ses prĂ©cautions, une police d’assurance. Ils l’ont filmĂ©. Il aimait les prostituĂ©es, et ils l’ont filmĂ©, au cas oĂč il aurait des idĂ©es. Ce qui, d’ailleurs, Ă©tant donnĂ© qu’il venait de ce monde, Maxwell savait probablement que ces preuves existaient, puisque c’étaient eux qui lui fournissaient les prostituĂ©es.
Cela pourrait expliquer pourquoi Maxwell Ă©tait si loyal envers IsraĂ«l. Si loyal qu’il a dĂ©noncĂ© d’autres IsraĂ©liens qui ont essayĂ© de faire ce qui Ă©tait juste.
Je vais vous donner un exemple : Mordechai Vanunu. Vanunu Ă©tait technicien nuclĂ©aire, mais aussi activiste pacifiste. Il ne croyait pas aux armes de destruction massive. đŸ”œ
5.
GrĂące Ă  son travail, il a dĂ©couvert qu’IsraĂ«l construisait, en fait, des armes de destruction massive, en lien avec les installations trĂšs controversĂ©es de Dimona, ces installations nuclĂ©aires que les IsraĂ©liens ont longtemps prĂ©tendu ne pas possĂ©der.

Vanunu a essayĂ© de tirer la sonnette d’alarme, de dire au monde ce qu’ils construisaient lĂ -bas. Il a pris des photos et, malheureusement, les a donnĂ©es Ă  Maxwell pour qu’il les publie dans le Mirror.

Maxwell a pris les informations et, malheureusement, n’a pas fait ce qu’il aurait dĂ» faire en tant que citoyen britannique apprenant un tel danger pour son pays. Il n’a pas dit au monde : HĂ©, ils construisent un arsenal nuclĂ©aire.

Il a alertĂ© les IsraĂ©liens. Robert Maxwell a dĂ©cidĂ© de prendre l’information et de dire aux IsraĂ©liens qu’ils avaient un dĂ©serteur parmi eux. Et qu’ont-ils fait ? Ils ont attirĂ© Vanunu en Italie, oĂč ils l’ont droguĂ©, kidnappĂ© et transportĂ© en secret en IsraĂ«l, oĂč il a finalement Ă©tĂ© jugĂ© Ă  huis clos et condamnĂ©.

Oui. La seule démocratie du Moyen-Orient.

Vanunu a passĂ© 18 ans en prison, dont 11 Ă  l’isolement. Et le gouvernement israĂ©lien continue de le harceler, le considĂ©rant comme un traĂźtre. VoilĂ  ce que signifie ĂȘtre ami avec Robert Maxwell.

Un autre exemple : Maxwell Ă©tait un grand nĂ©gociateur, alors il a jouĂ© le rĂŽle de mĂ©diateur entre Edgar Bronfman Sr. (retenez ce nom), qui Ă©tait Ă  l’époque prĂ©sident du CongrĂšs juif mondial, et les autoritĂ©s soviĂ©tiques pendant la soi-disant « crise des refuzniks ».
En gros, ce qui s’est passĂ©, c’est qu’IsraĂ«l voulait faire sortir un grand nombre de Juifs de Russie, et la Russie refusait de laisser tous ces gens partir en IsraĂ«l. Maxwell a jouĂ© le rĂŽle de nĂ©gociateur et a rĂ©ussi Ă  rĂ©soudre la crise.

Plus tard, Maxwell a collaborĂ© avec les SoviĂ©tiques pour reprendre la sociĂ©tĂ© pharmaceutique Teva. Ensuite, il est devenu actionnaire du Jerusalem Post en IsraĂ«l, oĂč il possĂ©dait dĂ©jĂ  le journal de droite Maariv. Tout cela s’est passĂ© en 1989.
Donc, vu de l’extĂ©rieur, on dirait que Maxwell Ă©tait un grand propriĂ©taire de presse et qu’il Ă©largissait son portefeuille – il entrait dans le secteur pharmaceutique, achetait d’autres publications. Il pĂ©nĂ©trait en IsraĂ«l. La vĂ©ritĂ© est qu’il Ă©tait en ascension.

Malheureusement, le 5 novembre 1991, le corps nu de Robert Maxwell a Ă©tĂ© retrouvĂ© flottant dans l’ocĂ©an Atlantique, prĂšs des cĂŽtes des Ăźles Canaries, oĂč il passait quelques jours de vacances sur son yacht, nommĂ© « The Lady Ghislaine ».

Ce qui est intéressant, car Maxwell avait neuf enfants, mais il a décidé de nommer son bateau précisément Ghislaine.
Quelques semaines aprĂšs sa mort, une perte de 560 millions de dollars a Ă©tĂ© dĂ©couverte dans le fonds de pension du Mirror. Un vĂ©ritable pillage. Ce qui deviendra un leitmotiv dans les affaires d’Epstein, comme nous le verrons.

Bref, les journalistes d’investigation britanniques Gordon Thomas et Martin Dillon ont apportĂ© des dĂ©tails sur la mort de Maxwell. Ils disent que le sort de Maxwell a Ă©tĂ© scellĂ© lorsqu’il a menacĂ© la direction du Mossad. Il les a menacĂ©s de rĂ©vĂ©ler certaines opĂ©rations s’ils ne l’aidaient pas Ă  sauver son empire mĂ©diatique, car Ă  ce moment-lĂ , les gens commençaient dĂ©jĂ  Ă  se rendre compte que les choses n’allaient pas bien. Et sous pression, il a dit : Écoutez, je vous ai donnĂ© 560 millions de dollars, sinon plus. Maintenant, donnez-moi quelque chose pour sauver mon affaire, sinon
 Je vous ai donnĂ© ces fonds au noir. Allez, ayez un peu de dĂ©cence.

Mais ils n’ont pas eu de dĂ©cence. Ils ont considĂ©rĂ© que Maxwell Ă©tait devenu dangereux. Ainsi, selon ces journalistes, la direction du Mossad aurait donnĂ© l’ordre de l’assassiner, ce qui s’est produit trois mois plus tard.

Mais ce n’est pas si grave. Il n’y avait pas de ressentiments, car Ă  son enterrement, ils Ă©taient tous lĂ , en masse. Ils voulaient montrer leur gratitude et leur admiration pour son travail, pour son dĂ©vouement. đŸ”œ
6.
L’enterrement a eu lieu le 8 novembre 1991, Ă  JĂ©rusalem, sur le mont des Oliviers. Toute l’élite des services de renseignement israĂ©liens Ă©tait prĂ©sente. Pas moins de six chefs de services. Et des politiciens : Haim Herzog, Ehud Olmert, Shimon Peres, et celui qui a prononcĂ© l’éloge funĂšbre n’était autre que le Premier ministre israĂ©lien de l’époque, Yitzhak Shamir, qui a louĂ© Maxwell comme un homme qui a fait plus pour IsraĂ«l qu’on ne peut le dire publiquement aujourd’hui.

Ensuite, ils ont tenu une cĂ©rĂ©monie oĂč la priĂšre a Ă©tĂ© dirigĂ©e par Samuel Pisar, un autre nom Ă  retenir, car il deviendra pertinent.
Pisar Ă©tait l’avocat et reprĂ©sentant de Maxwell en France, mais plus tard, il a occupĂ© Ă  peu prĂšs la mĂȘme position auprĂšs de Jeffrey Epstein.

Qui est Ghislaine Maxwell ?

Mais finissons avec Robert Maxwell et passons Ă  Ghislaine Maxwell. Ghislaine Maxwell Ă©tait la prĂ©fĂ©rĂ©e de son pĂšre. Il l’aimait Ă©normĂ©ment. Tellement qu’il a nommĂ© son yacht d’aprĂšs elle, comme je l’ai dit.

Bien sĂ»r, nous avons tous entendu son nom Ă  maintes reprises. On l’appelle « la maquerelle ». Mais l’histoire que les mĂ©dias nous ont racontĂ©e Ă  son sujet a changĂ© avec le temps. À un moment donnĂ©, ils ont dit qu’elle Ă©tait dĂ©coratrice d’intĂ©rieur. Une autre fois, qu’elle Ă©tait une mondaine. Une autre fois encore, qu’elle Ă©tait « opĂ©ratrice internet », ce que je ne comprends pas. TrĂšs dĂ©routant.

Ce que nous savons avec certitude, c’est que Ghislaine Noelle Marion Maxwell est nĂ©e le jour de NoĂ«l, le 25 dĂ©cembre 1961, en France, Ă  Maisons-Laffitte.

Elle a passĂ© son enfance dans le luxe, Ă  Headington Hill Hall, un palais de 53 piĂšces de style italien que sa famille louait Ă  la municipalitĂ© d’Oxford.
Ghislaine était la benjamine des enfants de la famille.

En 2003, alors que Jeffrey Epstein n’avait pas encore Ă©tĂ© accusĂ© de quoi que ce soit, le Evening Standard a publiĂ© un article sur Ghislaine, racontant comment elle s’était installĂ©e Ă  New York aprĂšs la mort de son pĂšre, comment elle essayait de refaire sa vie lĂ -bas.

Ils écrivaient ceci :

« Ghislaine a élargi son cercle social grùce au promoteur immobilier Epstein. Elle est devenue une sorte de reine du circuit social des milliardaires. »

Et plus loin :
« Jeffrey n’aime que les milliardaires et les femmes trĂšs jeunes, et il se sert de Ghislaine comme d’une sorte de proxĂ©nĂšte social. »
TrÚs révélateur.
Le mĂȘme article mentionne des rumeurs sur, je cite, « des fĂȘtes bizarres organisĂ©es chez Ghislaine, oĂč elle invite une dizaine de filles, puis prend un fouet et leur apprend Ă  amĂ©liorer leurs performances sexuelles. »
Mais encore une fois, c’était en 2003, quand Jeffrey Epstein et Ghislaine pouvaient apparemment faire ce qu’ils voulaient, sans que personne ne leur dise rien. Ils Ă©taient ouverts, semble-t-il, et laissaient les journalistes dĂ©couvrir leurs goĂ»ts, leurs excentricitĂ©s.

Maintenant, avançons rapidement jusqu’en 2019. J’en ai parlĂ© dans le podcast de la semaine derniĂšre. C’est cet Ă©tĂ© cĂ©lĂšbre oĂč Jeffrey Epstein « s’est suicidĂ© », entre guillemets.
Jusqu’à ce moment-lĂ , Ghislaine avait en quelque sorte disparu. Vous vous souvenez qu’Epstein a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© Ă  la mi-juin. Ensuite, ils l’ont transfĂ©rĂ© dans une unitĂ© spĂ©ciale, et aprĂšs seulement quelques semaines de dĂ©tention, il a dit : Ça suffit, je n’en peux plus. Je ne supporte plus de participer Ă  ce procĂšs. Je veux sortir de cette vie.

**Les informations « exclusives » du New York Post **
Bon. Pendant ces quelques semaines avant sa prĂ©tendue « suicide », toute la presse cherchait Ghislaine. Quand Epstein a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© Ă  l’aĂ©roport de Teterboro, en provenance de Paris, tous les mĂ©dias Ă©taient en Ă©bullition : Attendez, attendez, mais oĂč est Ghislaine ?! Parce que tout le monde pensait qu’elle Ă©tait coupable aussi. Le public voulait qu’elle soit arrĂȘtĂ©e aussi. Et puis, bien sĂ»r, la mort d’Epstein a eu lieu.

Eh bien, ce fut une semaine lĂ©gendaire pour le New York Post. Souvenez-vous, le 10 aoĂ»t, ce sont eux qui ont obtenu les đŸ”œ
7.
photos exclusives de Jeffrey Epstein, juste aprĂšs sa tentative de suicide. Ils ne savaient rien Ă  l’avance. Il se trouve simplement que ce reporter Ă©tait lĂ , Ă  ce moment-lĂ , et a pris ces photos douteuses juste au moment oĂč Epstein Ă©tait transportĂ© de la prison Ă  l’hĂŽpital.

Et pendant qu’on sortait Epstein sur une civiĂšre, qui croyez-vous qu’il y avait lĂ , appareil photo en main, Ă  7h30 du matin ? Eh bien, le photographe du New York Post, qui a pris ces photos exclusives. Rien d’étrange, rien d’inhabituel.

Ce photographe, de surcroßt, utilise un pseudonyme et ne veut pas parler de ces photos miraculeuses et uniques, comment il les a prises, qui lui a donné le tuyau, comment il est arrivé là si vite, car à cette heure-là, la circulation est infernale.

Il ne veut pas parler de ces photos, il ne veut pas répondre aux questions. Je ne sais pas, le photographe disparaßt, pratiquement.

Et le New York Post obtient ces photos exclusives. TrĂšs fort, non ?

Je vous ai dĂ©jĂ  dit que, d’aprĂšs les informations que j’ai et selon moi, le New York Post est une opĂ©ration israĂ©lienne.
Bref. Donc, c’était le 10 aoĂ»t. Une grande semaine pour le New York Post. Ils obtiennent les grandes photos.

Puis, le 13 aoĂ»t, ils se joignent au chƓur : Ça y est, Epstein est mort. Mais oĂč est Ghislaine Maxwell ? OĂč peut-elle ĂȘtre ? OĂč peut-elle ĂȘtre ? Et ils font semblant de la chercher, de l’investiguer, de faire des recherches.

Ils essaient de renforcer la confiance du public avec ce message : Oh, nous aussi, nous cherchons Ghislaine. Et le 13 aoĂ»t, ils publient, Ă  la page 6, des dĂ©tails sur ses aventures sexuelles, disant qu’ils ont une source qui affirme que, pendant qu’elle faisait la promotion d’une collection de mode vintage pour Sotheby’s, Ghislaine avait fait des allusions Ă  sa double vie. Selon cette source, elle aurait racontĂ©, pendant la session, comment elle avait organisĂ© une fĂȘte oĂč elle avait invitĂ© plusieurs jeunes filles et leur avait donnĂ©, Ă  chacune, un jouet sexuel sur une chaise.

Ensuite, Ghislaine aurait racontĂ© comment un couple prĂ©sent Ă  la fĂȘte s’était livrĂ© Ă  un acte sexuel, disons-le ainsi, devant tout le monde, une dĂ©monstration, en quelque sorte.

Et une amie à elle a une théorie selon laquelle Epstein était exactement comme le pÚre de Ghislaine, Robert Maxwell, qui avait lui aussi des goûts sexuels bizarres, pratiquait des choses étranges.

Bon, donc, le 13 aoĂ»t, le New York Post disait qu’ils cherchaient dĂ©sespĂ©rĂ©ment Ghislaine.

Et puis, comme par miracle, le 15 août, le New York Post a encore une chance incroyable, mes amis. Tout le monde cherchait Ghislaine, et, de maniÚre miraculeuse, le New York Post la trouve.

Voici la couverture du New York Post du 15 août 2019, à peine cinq jours aprÚs le suicide de Jeffrey Epstein.

Grand titre : « Le Post l’a trouvĂ©e ». VoilĂ . Plus besoin de chercher Ghislaine, nous l’avons trouvĂ©e. C’est tellement prĂ©visible, mes amis.
Selon l’histoire qui accompagne la photo, la personne qui a pris la photo Ă©tait un quidam qui l’a reconnue par hasard Ă  cette terrasse d’In-N-Out, l’a photographiĂ©e, puis a envoyĂ© la photo, Ă  qui d’autre, au New York Post, peut-ĂȘtre justement parce qu’ils avaient dĂ©jĂ  eu cette chance fantastique avec Jeffrey Epstein. Et ils disent que Ghislaine a donc Ă©tĂ© surprise dans un In-N-Out Ă  Los Angeles, ni plus ni moins.

Mais je ne sais pas si vous vous souvenez, cette photo de Ghislaine Ă  l’In-N-Out a fait beaucoup de bruit, il y a eu un scandale Ă  cause de plusieurs choses qui n’allaient pas avec cette photo exclusive publiĂ©e par le New York Post.

Voyez-vous, le Daily Mail s’est mis Ă  vĂ©rifier la photo, aprĂšs que des rumeurs ont circulĂ© selon lesquelles elle aurait Ă©tĂ© retouchĂ©e avec Photoshop. Et ils ont vĂ©rifiĂ© les mĂ©tadonnĂ©es. Et ces mĂ©tadonnĂ©es, quel ennui !
Et ce qu’ils ont dĂ©couvert dans les mĂ©tadonnĂ©es, c’est que la photo avait Ă©tĂ© prise par Meadowgate, qui, il s’est avĂ©rĂ©, Ă©tait une entreprise dĂ©tenue par une femme nommĂ©e Leah Saffian. đŸ”œ
8.
Et quand ils ont commencĂ© Ă  enquĂȘter sur cette Leah Saffian, ils ont dĂ©couvert qu’elle avait un chien qui ressemblait parfaitement au chien qui apparaĂźt dans la photo, aux pieds de Ghislaine. Il reste sagement Ă  ses pieds.

Donc, cette photo a Ă©tĂ© prise par une personne au hasard, ou par Leah Saffian ? Ou Ă©tait-ce une personne au hasard, mais qui a donnĂ© son chien Ă  Ghislaine pour qu’elle le tienne, ou quoi ? Non.

Mes chers amis, il s’est avĂ©rĂ© que Leah Saffian Ă©tait l’avocate et la « fixeuse » de la famille Maxwell. L’une des avocates de la dĂ©fense de Ghislaine. Et la photo Ă©tait une mise en scĂšne.
Et s’il n’y avait pas dĂ©jĂ  assez de problĂšmes pour le New York Post, la photo elle-mĂȘme prĂ©sentait certains indices qu’elle avait Ă©tĂ© retouchĂ©e. C’était comme une blague perverse. D’abord, vous voyez lĂ  une affiche, en arriĂšre-plan, Ă  l’arrĂȘt de bus. Juste derriĂšre l’In-N-Out, il y a un arrĂȘt de bus, et lĂ , il y a l’affiche du film Good Boys. Ce film sortait justement cette annĂ©e-lĂ , ou cette semaine-lĂ . Une comĂ©die sur la vie sexuelle des enfants, des prĂ©adolescents. Je ne plaisante pas.

Et il se trouve que cette affiche est derriùre elle dans cette photo prise par hasard. Trùs fort. Son avocate prend cette photo, et derriùre Ghislaine, il y a l’affiche d’un film sur la vie sexuelle des enfants. Super.

Le seul problĂšme, c’est que, juste aprĂšs la publication de la photo, les propriĂ©taires de l’arrĂȘt de bus, la sociĂ©tĂ© Outfront, qui gĂšre aussi les bus – c’est Ă©crit dessus – sortent publiquement et disent : Non, la photo a Ă©tĂ© retouchĂ©e avec Photoshop. Parce que nous n’avons jamais mis l’affiche du film Good Boys dans notre arrĂȘt de bus.

Ils ont donnĂ© des dĂ©clarations au Daily Mail. Une porte-parole d’Outfront, nommĂ©e Carly Zipp, a fait une dĂ©claration officielle. Elle a dit : Nous pensons que l’image a Ă©tĂ© modifiĂ©e avec Photoshop. Je cite :

« Nous n’avons aucune trace que cette affiche du film Good Boys ait Ă©tĂ© placĂ©e lĂ , et nous tenons une comptabilitĂ© rigoureuse de toutes les affiches affichĂ©es dans les arrĂȘts de bus Ă  travers les États-Unis. »
Or, Zipp insiste sur le fait que, dans cet arrĂȘt derriĂšre le restaurant In-N-Out oĂč Maxwell a pris son repas, cette affiche n’existait pas.

Elle dit :
« Nous n’avons aucune trace que l’affiche de Good Boys ait jamais Ă©tĂ© affichĂ©e dans nos arrĂȘts. Nous avons tous les documents pour tous les affichages. Ils sont allĂ©s sur place pour vĂ©rifier. Il n’y a aucune preuve que l’affiche de Good Boys ait Ă©tĂ© affichĂ©e lĂ -bas. »

Quelle folie !

Zipp a dĂ©clarĂ© que, en fait, Ă  partir du 28 juillet, l’affiche affichĂ©e dans cet arrĂȘt Ă©tait une publicitĂ© pour le Providence St. John Medical Center.
Et les gens du Daily Mail ont mĂȘme envoyĂ© des reporters sur place, qui, quatre jours plus tard, ont effectivement trouvĂ© l’affiche du centre mĂ©dical dans cet arrĂȘt. Et ils ont vĂ©rifiĂ©, comme mon Ă©quipe l’a fait aussi, sur Google Maps, on peut remonter en arriĂšre et voir ce qui Ă©tait affichĂ© derriĂšre cet In-N-Out. Ils n’avaient pas d’images d’aoĂ»t, mais nous avons vu qu’en mai 2019, c’était toujours l’affiche du Providence St. John Medical Center qui Ă©tait lĂ .

Zipp dit :
« C’est ce que nous avions lĂ . C’était cette publicitĂ©, c’est ce que nous affichions. »
Bon, alors, qui a mis cette affiche derriĂšre Ghislaine ? Et pourquoi ? C’est trĂšs Ă©trange, mes amis, c’est comme ce volume d’AndrĂ© Gide dans le portrait prĂ©sidentiel officiel d’Emmanuel Macron. AndrĂ© Gide ? Un livre Ă©crit par un pĂ©dĂ©raste dans ce portrait ? Mon Dieu. On dirait qu’ils se font des clins d’Ɠil entre eux, avec des blagues sadiques.

Mais le livre que lit Ghislaine dans cette photo est un vĂ©ritable crachat au visage du public. SĂ©rieusement. Le livre qu’elle lit s’intitule The Book of Honor: The Secret Lives and Deaths of CIA Operatives (Le Livre d’honneur : Les vies et morts secrĂštes des agents de la CIA). Fantastique. Une photo prise par son avocate. En fait, nous ne savons mĂȘme pas si elle Ă©tait vraiment lĂ . Incroyable. đŸ”œ
9.
Quel travail journalistique de la part du New York Post !

Je le rĂ©pĂšte, cela se passait la mĂȘme semaine oĂč ils avaient obtenu la photo exclusive d’Epstein. Une preuve, quoi de plus, voici la photo ! Il s’est suicidĂ©. Nous avons des images exclusives. Et maintenant, avec Ghislaine, le message est : Allez, dispersez-vous, les gens. Ne cherchez plus Ghislaine, nous avons cette photo exclusive.

Que s’est-il passĂ©, en rĂ©alitĂ© ? Maintenant, je ne reprends pas cela de Xavier Poussard, c’est ma spĂ©culation, mais il me semble qu’on crĂ©ait un alibi et que le New York Post est peut-ĂȘtre une façade, peut-ĂȘtre, d’IsraĂ«l.

Et ils protùgent leurs agents, y compris avec ce genre de blagues sadiques, ils se moquent du monde. Comme un genre de ha-ha, et qu’est-ce que vous allez nous faire ?
Ghislaine rencontre Jeffrey Epstein

Mais revenons Ă  Ghislaine. Qui est la fille d’un agent du Mossad. LĂ -dessus, il n’y a aucun doute. Robert Maxwell Ă©tait son pĂšre, et le Mossad ne nie pas que Maxwell Ă©tait leur agent. Par consĂ©quent, le lien le plus Ă©vident entre Epstein et le Mossad serait Ghislaine.
Seulement, de nos jours, la presse reprend ce que disent les marionnettes, ce que dit l’ancien Premier ministre israĂ©lien, qui s’en est pris Ă  Tucker Carlson sur X, disant qu’il est ridicule de suggĂ©rer qu’Epstein travaillait pour le Mossad, Ă©coutez ça ! Il n’y a aucune preuve, et c’est antisĂ©mite.

Ils demandent ce qui est arrivĂ© Ă  Tucker Carlson et Ă  Candace Owens ? Mon Dieu, on dirait du novlangue, vraiment. Ils effacent l’histoire, tout simplement, et pensent que personne ne regardera en arriĂšre, personne ne vĂ©rifiera les faits. Alors maintenant, ils nous disent que Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell se sont rencontrĂ©s dans les annĂ©es 90, alors que Robert Maxwell Ă©tait dĂ©jĂ  mort – c’est une nouvelle histoire.
Donc, il n’y a aucune possibilitĂ© qu’Epstein soit liĂ© au Mossad par Robert Maxwell. Il n’a rencontrĂ© Ghislaine que dans les annĂ©es 90. Une histoire que je dois dĂ©molir.

Pas « malheureusement ».
Parce que je déteste les menteurs.

Alors, regardez ceci. Cet homme. Il s’appelle Ari Ben-Menashe, et il affirme avoir eu plusieurs rencontres avec Jeffrey Epstein dans le bureau de Robert Maxwell au cours des annĂ©es 80. Donc, une dĂ©cennie avant le moment oĂč la presse dit qu’ils se sont rencontrĂ©s.
Ari Ben-Menashe doit savoir, car il travaillait lui-mĂȘme pour le Mossad. En fait, il a mĂȘme fait de la prison, justement parce qu’il a Ă©tĂ© pris en train de travailler comme agent pour IsraĂ«l. Je vais vous montrer un clip – et ici, je dois saluer et exprimer ma gratitude pour le travail extraordinaire de Whitney Webb et de Zev Shalev, des gens qui enquĂȘtent sur l’affaire Epstein depuis des annĂ©es.

Zev Shalev a un podcast qui s’appelle Narrative, et il a interviewĂ© Menashe en 2019. Je vais diffuser quelques extraits. Si vous ĂȘtes seulement en audio et que vous ne pouvez pas lire, vous ne comprendrez peut-ĂȘtre pas trĂšs bien, mais je vous expliquerai aprĂšs. Voici le premier clip : Ari Ben-Menashe avec Shalev.

Shalev : Donc, Maxwell vous l’a prĂ©sentĂ©. C’est le jeune

Menashe : Oui.
Shalev : Et il s’est prĂ©sentĂ© comme Jeffrey Epstein ? Ou utilisait-il un autre nom ?
Menashe : Je me souviens d’Epstein. Jeffrey Epstein.
Shalev : Bien. Parce qu’il avait un autre passeport avec lequel il voyageait de-ci de-lĂ . Mais c’était plus tard

Donc, il vous dit : Voici Jeffrey Epstein, que je connais dans les cercles

Menashe : Et que les patrons en Israël ont approuvé.
Shalev : Oh. D’accord. Donc, il Ă©tait dĂ©jĂ  approuvĂ©. Ça venait d’en haut. Et que faisait-il ? Pouvez-vous nous dire ce qu’il a fait pour vous ? Quel type de travail avez-vous fait ensemble ?
Menashe : Non, il n’a rien fait. Je l’ai juste rencontrĂ© quelques fois dans le bureau de Maxwell. C’est tout.
Shalev : Mais il a fait des affaires d’armes avec d’autres, savez-vous quelque chose à ce sujet ?
Menashe : Pas que je sache. Parce qu’il Ă©tait, comment dire
 Il ne semblait pas compĂ©tent. Il ne semblait đŸ”œ
10.
pas l’ĂȘtre. D’un autre cĂŽtĂ©, il Ă©tait beau gosse, et Mlle Ghislaine Maxwell est tombĂ©e amoureuse de lui.
Shalev : Si tÎt ? On parle des années 80


Donc, Menashe dĂ©crit comment il a rencontrĂ© Jeffrey Epstein dans le bureau de Robert Maxwell et montre trĂšs clairement que Ghislaine Ă©tait avec lui, qu’elle Ă©tait tombĂ©e amoureuse de Jeffrey Epstein.
Maintenant, le deuxiĂšme clip, oĂč Menashe dit que Epstein et Ghislaine Ă©taient tous deux des agents d’IsraĂ«l.

Menashe : Elle s’est impliquĂ©e dans les relations avec les services israĂ©liens avec lui.
Shalev : D’accord.
Menashe : Mais pas dans l’opĂ©ration d’armes avec l’Iran.
Shalev : Vous avez dit qu’elle Ă©tait aussi une agente ? Elle travaillait aussi pour les services israĂ©liens ?
Menashe : Absolument.
Shalev : Et les services militaires ?
Menashe : Oui, oui.
Shalev : Mais comment cela se passe-t-il, parce que je ne connais pas ce monde ? J’apprends encore des choses

Menashe : Ça s’est fait par accident.
Shalev : Mais comment ça marche ? Vous recevez des ordres, vous avez des choses spĂ©cifiques Ă  faire, ou
 ?
Menashe : Non. Vous recevez des projets
 Ce qui s’est passĂ©, Ă  mon avis, c’est que ces deux individus Ă©taient vus comme des agents, mais en rĂ©alitĂ©, ils n’étaient pas vraiment compĂ©tents. Ils ne pouvaient pas faire grand-chose. Alors, ils ont trouvĂ© leur niche, qui Ă©tait de faire chanter des AmĂ©ricains et d’autres figures politiques


Shalev : Pour IsraĂ«l ? C’est difficile Ă  comprendre pour les gens, pourquoi IsraĂ«l voudrait faire chanter un AmĂ©ricain.
Menashe : Vous plaisantez ?
Shalev : Je peux rĂ©pondre Ă  la question, mais probablement, pour la plupart des gens, il est difficile de comprendre pourquoi IsraĂ«l ferait chanter des leaders aux États-Unis.
Menashe : C’était normal. Ce n’est pas considĂ©rĂ© comme un crime ; ça peut ĂȘtre gĂȘnant, mais ce n’est pas un crime. Le crime ici, c’est qu’ils couchaient avec des mineures.

Bon. Donc, tout d’abord, il nous dit qu’Epstein ne semblait pas trĂšs compĂ©tent. Ce que je trouve extraordinaire, car Ă  l’époque, il semble qu’Epstein Ă©tait aussi protĂ©gĂ© par la touche de Midas.
Nous reviendrons sur l’incroyable carriĂšre d’Epstein. Mais c’est comme Macron, qui Ă©tait un savant.
Et Ă  propos d’Epstein, cet homme nous dit qu’il n’était pas compĂ©tent. C’était juste un type qui avait une belle allure. Il nous dit que Ghislaine est tombĂ©e amoureuse de lui pour cette raison. De son point de vue, peut-ĂȘtre que Maxwell trouvait qu’Epstein Ă©tait un bon parti pour sa fille.
Il nous dit qu’Epstein faisait la navette entre Londres et le Moyen-Orient et qu’il passait souvent par le bureau de Maxwell. L’interview avec Shalev est trùs longue, je mettrai le lien ci-dessous si vous voulez la voir en entier.

Selon Ari Ben-Menashe, Ghislaine accompagnait souvent son pĂšre et participait, dans une certaine mesure, Ă  ses activitĂ©s d’espionnage.

Menashe dit trÚs clairement que les deux ont trouvé leur propre niche, qui consistait à collecter des informations pour faire chanter des politiciens américains. Ils facilitaient ce chantage, ce qui les rendait précieux.

Et encore une fois, c’est ce que dit Menashe, qui est un citoyen israĂ©lien-canadien et qui a travaillĂ© dans les affaires d’armes du Mossad. C’est la raison pour laquelle il a rencontrĂ© Epstein dans le bureau de Maxwell, dit-il, Ă  Londres. C’est Ă  l’époque du scandale Iran-Contra.

Si vous avez Ă  peu prĂšs mon Ăąge – je suis nĂ©e en 1989 – vous ne vous en souvenez peut-ĂȘtre pas. Mais Ă  la fin de cette dĂ©cennie, c’était un scandale Ă©norme, qui s’est dĂ©roulĂ© dans les annĂ©es 80, sous Reagan. Je vais vous donner quelques dĂ©tails ici.
En gros, ce qui s’est passĂ©, c’est que l’Iran avait Ă©tĂ© mis sous embargo par les États-Unis, un embargo sur les armes. Ce qui signifie que les États-Unis ne livraient pas d’armes Ă  l’Iran. Cela signifiait qu’on ne leur fournissait aucun Ă©quipement militaire parce qu’ils soutenaient le terrorisme au Moyen-Orient.

Mais tout Ă  coup, le gouvernement amĂ©ricain a fait volte-face đŸ”œ
11.
et a dit : En fait, nous allons envoyer des armes en Iran. Et le peuple amĂ©ricain a Ă©tĂ© informĂ© que la seule raison de cette levĂ©e temporaire de l’embargo Ă©tait qu’il fallait rĂ©cupĂ©rer des otages amĂ©ricains. Ils ont dit que l’Iran pourrait coopĂ©rer avec ses partenaires terroristes au Liban pour nous rendre les AmĂ©ricains, les otages amĂ©ricains dĂ©tenus au Liban. Sept personnes. C’est ce qu’on a dit au public amĂ©ricain. Officiellement, on justifiait ce transport d’armes par les sept otages retenus au Liban par le Hezbollah.
Dans cette histoire, ce sont les mĂȘmes personnages qui apparaissent.

Mais il s’est avĂ©rĂ© qu’ils avaient menti. Une autre histoire d’otages – on pourrait entrer dans des labyrinthes sur ce sujet. Mais on a dĂ©couvert que leur vĂ©ritable intention Ă©tait d’attirer le public amĂ©ricain du cĂŽtĂ© d’un accord avec IsraĂ«l. En fait, ils allaient envoyer les armes en Iran de la part d’IsraĂ«l, car IsraĂ«l voulait armer et entraĂźner les militants au Nicaragua.
Comment était cette devise ? « Par la tromperie, tu feras la guerre. » Et ils ont trompé le public américain.

Ils voulaient envoyer des armes amĂ©ricaines. Ensuite, quand il s’est agi de dissimuler la transaction, l’Iran devait payer en espĂšces. Des espĂšces pour des armes. Ces espĂšces n’allaient pas directement Ă  IsraĂ«l. Elles allaient Ă  la Russie. En d’autres termes, ils blanchissaient l’argent reçu pour les armes en Russie, pour obtenir des armes et entraĂźner les militants au Nicaragua. Et celui qui a facilitĂ© cet arrangement avec la Russie n’était autre que Robert Maxwell.
Ari Ben-Menashe, qui a fait partie de l’opĂ©ration Iran-Contra, a fait de la prison pour cela, mais Maxwell, qui a facilitĂ© l’affaire entre le Mossad et le KGB pour permettre aux IsraĂ©liens de cacher l’argent des ventes d’armes Ă  l’Iran, n’a rien eu.

Menashe dit que Maxwell voulait impliquer Epstein dans cette opĂ©ration. Il dit, je cite : « Ce qui s’est passĂ©, c’est que Maxwell nous a prĂ©sentĂ© ce type, Epstein. Il voulait qu’on l’accepte dans notre groupe. »
Mais, selon Menashe, malgrĂ© les insistances de Maxwell, Epstein n’a pas Ă©tĂ© acceptĂ©, car il Ă©tait trop incompĂ©tent. Menashe ne l’a pas acceptĂ©. Nick Davies non plus, qui, Ă  l’époque, Ă©tait rĂ©dacteur des informations internationales au Daily Mirror, impliquĂ© lui aussi dans l’opĂ©ration.

Mon Dieu, le Daily Mirror, encore une autre opĂ©ration ; que s’est-il passĂ© lĂ -dedans ! Bref, Epstein ne les a pas impressionnĂ©s outre mesure.

MalgrĂ© tout, Menashe dit qu’Epstein a rĂ©ussi Ă  dĂ©velopper des liens Ă©troits avec quelques trafiquants d’armes.
Encore une fois : c’était dans les annĂ©es 80, donc l’idĂ©e qui circule maintenant dans les mĂ©dias, qu’Epstein n’aurait rencontrĂ© Ghislaine que dans les annĂ©es 90 et qu’ils seraient devenus amis et qu’ils n’avaient absolument aucun lien avec le Mossad, est un mensonge. Tout simplement un mensonge.
Bon, donc Epstein a rĂ©ussi Ă  Ă©tablir ces relations avec des trafiquants d’armes dĂšs les annĂ©es 80, notamment avec un type, un Britannique, Sir Douglas Leese, qui Ă©tait impliquĂ© dans une sĂ©rie de contrats connus, dont nous parlerons demain, comme l’affaire Al-Yamamah.
Nous allons nous arrĂȘter ici, car lĂ , on entre dans l’Arabie saoudite, Adnan Khashoggi
 Vous vous souvenez de Jamal Khashoggi, le simple journaliste, toute cette histoire ? Oui

Je crains que ce ne soit plus compliquĂ© que ça. J’ai l’impression de dire qu’il n’était pas juste un journaliste. Et son pĂšre, Adnan Khashoggi, Ă©tait aussi dans cette histoire. Beaucoup de joueurs dans ce mĂ©lange.

Donc, mes amis, nous avons dĂ©jĂ  l’Ukraine, l’Arabie saoudite, IsraĂ«l, l’AmĂ©rique, la Grande-Bretagne et la France. Commencez-vous Ă  comprendre ? Nous avons le Liban, avec les otages
 Commencez-vous Ă  comprendre pourquoi personne ne veut toucher au dossier Epstein ?

Parce que l’explosion n’affecterait pas seulement l’AmĂ©rique et les politiciens amĂ©ricains. Il s’agit d’un rĂ©seau extrĂȘmement sophistiquĂ©.
Et Ă  ce propos, je vais vous lire le message de Trump
 đŸ”œ
12.
On dirait que beaucoup de gens sont vraiment terrifiés, des gens derriÚre lui.

Trump dit que le dossier Epstein est une invention des démocrates

Donc, cette histoire commence vraiment Ă  ressembler Ă  un rĂ©seau extrĂȘmement complexe. De plus en plus de gens commencent Ă  se rendre compte que nous avons peut-ĂȘtre un gouvernement mondial.
D’ailleurs, Jeffrey Epstein Ă©tait trĂšs ouvert et clair Ă  ce sujet, il voulait aider Ă  installer un gouvernement mondial. Nous y arriverons demain, c’est incroyable.

Mais je veux vous montrer ce message de Trump, qui dit que le scandale Epstein est une invention des dĂ©mocrates. Tout ce que je vous ai dit jusqu’à prĂ©sent vous semble-t-il ĂȘtre une invention dĂ©mocrate ?
Trump a écrit sur Truth Social :
« Les dĂ©mocrates radicaux de gauche ont encore foirĂ©. Comme avec le dossier Steele, aujourd’hui totalement discrĂ©ditĂ©, comme avec le mensonge des agents de renseignement, avec l’ordinateur portable de l’enfer, dont les dĂ©mocrates juraient qu’il venait de Russie, mais qui, en fait, venait de la salle de bain de Hunter Biden, et comme l’escroquerie Russie Russie Russie, une histoire complĂštement fausse et inventĂ©e pour cacher les pertes de la corrompue Hillary Clinton aux Ă©lections prĂ©sidentielles de 2016.

« Des escroqueries et des inventions, c’est tout ce dont les dĂ©mocrates sont capables. C’est tout ce qu’ils ont. Ils ne sont pas bons pour gouverner, ils ne sont pas bons pour les politiques, ils ne sont pas bons pour choisir des candidats gagnants. Et contrairement aux rĂ©publicains, ils restent unis comme s’ils Ă©taient collĂ©s les uns aux autres.
« Leur nouvelle combine est ce que nous appellerons pour toujours l’invention Jeffrey Epstein. Et mes anciens soutiens ont mordu Ă  l’hameçon, avec la ligne et tout. Ils n’ont pas appris la leçon et ne l’apprendront probablement jamais. MĂȘme aprĂšs que j’ai Ă©tĂ© pillĂ© par les fous de gauche pendant huit longues annĂ©es, j’ai eu plus de succĂšs en six mois que, peut-ĂȘtre, n’importe quel autre prĂ©sident de notre histoire.

« Et ces gens – poussĂ©s par les fake news et les dĂ©mocrates dĂ©sespĂ©rĂ©s d’un succĂšs – ne veulent parler que de cette farce Epstein.

« Je laisse ces faibles d’esprit continuer Ă  faire le jeu des dĂ©mocrates. Je ne pense mĂȘme pas Ă  parler de nos succĂšs incroyables et sans prĂ©cĂ©dent, car je ne veux plus de leur soutien. Merci pour votre attention Ă  cette affaire. Make America Great Again. »
Beaucoup Ă  dire sur ce message. Donc, il ne veut plus du soutien de quiconque veut en savoir plus sur le dossier Epstein. C’est une dĂ©claration assez forte. Il appelle ça une « invention dĂ©mocrate », ce dont nous parlions il y a quelques jours. Vous savez quoi, Epstein a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© sous le mandat de Trump, quand il est arrivĂ© au pouvoir, en 2019. C’était la deuxiĂšme arrestation ; la premiĂšre a eu lieu en 2007, si je ne me trompe pas
 le prĂ©sident Ă©tait George Bush.

Donc, ça ne semble pas vraiment ĂȘtre une invention dĂ©mocrate, Ă©tant donnĂ© que les accusations Ă©taient fĂ©dĂ©rales. Et le pouvoir Ă©tait aux rĂ©publicains.
Et ceux qui veulent voir les dossiers viennent des deux cĂŽtĂ©s, dĂ©mocrates et rĂ©publicains. C’est la premiĂšre fois que les gens sont aussi unis.
Et je trouve intĂ©ressant que, dans un message sur Jeffrey Epstein, il mentionne aussi les autres inventions, non ? Donc, on peut continuer Ă  parler de l’ordinateur portable, de la Russie – nous sommes parfaitement d’accord que c’étaient des manipulations. C’est pourquoi nous avons soutenu Trump ; ses soutiens ont dit que c’étaient des manipulations. Il n’y a ni feu ni fumĂ©e dans ces cas-lĂ . Et nous avons suivi Trump.

Nous sommes les mĂȘmes personnes qui ont eu la capacitĂ© de comprendre quand il s’agissait d’une invention, et maintenant nous avons la capacitĂ© de comprendre que c’est quelque chose de sinistre. On ne peut pas nous enlever cette capacitĂ©. D’accord ? Nous avons Ă©tĂ© assez intelligents pour voir un mensonge, et maintenant nous sommes assez intelligents pour voir que ce n’est pas du tout un đŸ”œ
13/13
mensonge. VoilĂ  ce que je voudrais dire.

Réponse à M. Trump :

Monsieur le PrĂ©sident Trump, avec tout le respect que je vous dois, si vous souhaitez un jour venir sur mon podcast
 je crois que la derniĂšre fois que nous avons parlĂ© au tĂ©lĂ©phone, vous avez dit que vous viendriez peut-ĂȘtre – mais je serais ravie que vous nous expliquiez pourquoi vous percevez cela comme une invention et qui, prĂ©cisĂ©ment, la facilite.

Et je vais vous dire autre chose : clignez des yeux deux fois, si vous avez des sionistes derriùre vous qui vous stressent vraiment pour parler de ce sujet. Clignez des yeux deux fois


À SUIVRE


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– Nat Hentoff, The Washington Post, 1992

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Chaque nouvelle vague de technologie de surveillance – dispositifs GPS, camĂ©ras aux feux de circulation, reconnaissance faciale, sonnettes Ring, enceintes intelligentes Alexa – nous a Ă©tĂ© vendue comme un outil de confort, de sĂ©curitĂ© ou de connexion. Pourtant, avec le temps, chacune s’est transformĂ©e en mĂ©canisme de suivi, de contrĂŽle ou de surveillance des citoyens.
Ce qui a débuté comme un choix volontaire est devenu inévitablement obligatoire.
DĂšs lors que nous avons acceptĂ© l’idĂ©e que la vie privĂ©e devait ĂȘtre sacrifiĂ©e pour le confort, nous avons jetĂ© les bases d’une sociĂ©tĂ© oĂč rien n’échappe au contrĂŽle gouvernemental – ni nos maisons, ni nos voitures, ni mĂȘme nos corps.

Le plan de RFK Jr. concernant les dispositifs portables n’est que la derniĂšre incarnation de cette stratĂ©gie d’appĂąt et de bascule : prĂ©sentĂ© comme une libertĂ©, il se rĂ©vĂšle ĂȘtre une cage.

Selon le plan de Kennedy, promu dans le cadre de la campagne nationale « Make America Healthy Again » (Rendre l’AmĂ©rique Ă  nouveau en bonne santĂ©), les dispositifs portables suivraient le taux de glucose, le rythme cardiaque, l’activitĂ©, le sommeil et bien plus encore pour chaque AmĂ©ricain.
La participation ne sera pas obligatoire au départ, mais les implications sont évidentes : acceptez, ou risquez de devenir un citoyen de seconde zone dans une société régie par la conformité aux données.

Ce qui a commencĂ© comme des outils optionnels d’auto-surveillance commercialisĂ©s par les gĂ©ants technologiques est sur le point de devenir le nouvel outil de l’arsenal de l’État policier.

Des dispositifs comme les Fitbits, les Apple Watches, les moniteurs de glycĂ©mie et les anneaux intelligents collectent d’immenses quantitĂ©s de donnĂ©es intimes – du stress et de la dĂ©pression aux irrĂ©gularitĂ©s cardiaques et aux premiers signes de maladie. Lorsque ces donnĂ©es sont partagĂ©es entre bases gouvernementales, assureurs et plateformes de santĂ©, elles deviennent un outil puissant đŸ”œImage
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non seulement pour analyser l’état de santĂ©, mais aussi pour exercer un contrĂŽle.
Autrement symboles de bien-ĂȘtre personnel, les dispositifs portables se muent en Ă©tiquettes numĂ©riques pour les citoyens – des insignes de conformitĂ© surveillĂ©s en temps rĂ©el et rĂ©gulĂ©s par des algorithmes.

Et cela ne s’arrĂȘtera pas lĂ .
Le corps devient un champ de bataille dans la guerre croissante du gouvernement contre notre sphÚre intérieure.

L’infrastructure nĂ©cessaire pour profiler et dĂ©tenir des individus sur la base de « risques » psychologiques perçus est dĂ©jĂ  en place. Imaginez un avenir oĂč vos donnĂ©es portables dĂ©clenchent une alarme concernant votre santĂ© mentale : niveaux de stress Ă©levĂ©s, sommeil irrĂ©gulier, rendez-vous manquĂ©, chute soudaine de la variabilitĂ© du rythme cardiaque.

Pour l’État surveillant, cela pourrait ĂȘtre des signaux d’alarme – des justifications pour une intervention, une enquĂȘte, ou pire encore.

L’adoption par RFK Jr. de la technologie portable n’est pas une innovation neutre. C’est une invitation Ă  Ă©tendre la guerre du gouvernement contre les crimes de pensĂ©e, le non-respect des normes de santĂ© et les dĂ©viations individuelles.

Cela transforme la prĂ©somption d’innocence en prĂ©somption de diagnostic. Vous n’ĂȘtes pas en bonne santĂ© tant que l’algorithme ne le dit pas.
Le gouvernement a dĂ©jĂ  converti les outils de surveillance en armes pour rĂ©duire au silence la dissidence, signaler les critiques politiques et suivre le comportement en temps rĂ©el. Avec les dispositifs portables, il gagne une nouvelle arme : l’accĂšs au corps humain comme lieu de suspicion, de dĂ©viance et de contrĂŽle.

Alors que les agences gouvernementales prĂ©parent le terrain pour un contrĂŽle biomĂ©trique, les corporations – compagnies d’assurance, gĂ©ants technologiques, employeurs – agiront comme exĂ©cutants de l’État surveillant.

Les dispositifs portables ne se contentent pas de collecter des donnĂ©es. Ils les trient, les interprĂštent et les intĂšgrent dans des systĂšmes qui prennent des dĂ©cisions cruciales sur votre vie : obtiendrez-vous une couverture d’assurance, vos primes augmenteront-elles, qualifiez-vous pour un emploi ou une aide financiĂšre ?

Comme le rapporte ABC News, un article du JAMA met en garde contre le risque que les dispositifs portables soient utilisĂ©s par les assureurs pour refuser une couverture ou augmenter les primes sur la base d’indicateurs de santĂ© personnels, tels que l’apport calorique, les fluctuations de poids ou la tension artĂ©rielle.
Il est facile d’imaginer que cela s’étendra aux Ă©valuations professionnelles, aux scores de crĂ©dit ou mĂȘme aux classements sur les rĂ©seaux sociaux.

Les employeurs offrent dĂ©jĂ  des rĂ©ductions pour une surveillance « volontaire » de la santĂ© et pĂ©nalisent ceux qui n’y participent pas. Les assureurs incitent Ă  un comportement sain, jusqu’à ce qu’ils dĂ©cident qu’un comportement malsain mĂ©rite une sanction. Les applications surveillent non seulement les pas, mais aussi l’humeur, la consommation de substances, la fertilitĂ© et l’activitĂ© sexuelle, alimentant une Ă©conomie de donnĂ©es insatiable.

Cette trajectoire dystopique avait été prévue et mise en garde depuis longtemps.
Dans Brave New World d’Aldous Huxley (1932), la conformitĂ© est maintenue non par la violence, mais par le plaisir, la stimulation et la sĂ©dation chimique. La population est conditionnĂ©e Ă  accepter la surveillance en Ă©change de confort et de divertissement.

Dans THX 1138 (1971), George Lucas imagine un rĂ©gime corporatiste-Ă©tatique oĂč la surveillance biomĂ©trique, les mĂ©dicaments rĂ©gulant l’humeur et la manipulation psychologique rĂ©duisent les individus Ă  des unitĂ©s biologiques dociles et dĂ©pourvues d’émotions.
Gattaca (1997) dĂ©peint un monde oĂč le profilage gĂ©nĂ©tique et biomĂ©trique prĂ©dĂ©termine le destin d’une personne, annihilant l’intimitĂ© et le libre arbitre au nom de la santĂ© publique et de l’efficacitĂ© sociale.

Dans The Matrix (1999), Ă©crit et rĂ©alisĂ© par les frĂšres Wachowski, les humains sont exploitĂ©s đŸ”œ
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comme sources d’énergie tout en Ă©tant piĂ©gĂ©s dans une rĂ©alitĂ© simulĂ©e – une parallĂšle troublante avec notre capture croissante dans des systĂšmes qui nous surveillent, nous monĂ©tisent et nous manipulent physiquement.

Minority Report (2002), réalisé par Steven Spielberg, décrit un régime de surveillance pré-criminelle basé sur des données biométriques. Les citoyens sont suivis par des scans rétiniens dans les espaces publics et ciblés par des publicités personnalisées, transformant le corps en un passeport de surveillance.

La sĂ©rie anthologique Black Mirror, inspirĂ©e de The Twilight Zone, apporte des avertissements Ă  l’ùre numĂ©rique, illustrant comment la surveillance constante du comportement, des Ă©motions et de l’identitĂ© engendre conformisme, jugement et peur.
Dans leur ensemble, ces repÚres culturels délivrent un message clair : la dystopie ne surgit pas du jour au lendemain.

Comme l’a averti Margaret Atwood dans The Handmaid’s Tale, « Rien ne change instantanĂ©ment : dans une baignoire qui se rĂ©chauffe progressivement, vous seriez bouilli vif avant de vous en rendre compte ». Bien que son roman se concentre sur le contrĂŽle de la reproduction, son avertissement plus large reste pertinent : lorsque l’État s’arroge l’autoritĂ© sur le corps – que ce soit par des registres de grossesse ou des moniteurs biomĂ©triques – l’autonomie corporelle devient conditionnelle, fragile et rĂ©vocable.

Les outils peuvent varier, mais la logique de la domination reste identique.

Ce qu’Atwood a dĂ©crit comme un contrĂŽle de la reproduction, nous le vivons aujourd’hui sous une forme plus vaste et numĂ©risĂ©e : l’érosion silencieuse de l’autonomie par la normalisation de la surveillance constante.

Lorsque le gouvernement et les corporations ont accĂšs Ă  notre vie intĂ©rieure, que reste-t-il de l’individu ?

Nous devons nous interroger : lorsque la surveillance devient une condition pour participer Ă  la vie moderne – emploi, Ă©ducation, soins mĂ©dicaux – sommes-nous encore libres ? Ou sommes-nous, comme dans tous les grands avertissements dystopiques, conditionnĂ©s Ă  ne pas rĂ©sister, mais Ă  nous conformer ?

Voici le coĂ»t cachĂ© de ces commoditĂ©s technologiques : le dispositif de suivi de la santĂ© d’aujourd’hui est la laisse corporative de demain.
Dans une sociĂ©tĂ© oĂč les donnĂ©es corporelles sont collectĂ©es et analysĂ©es, le corps lui-mĂȘme devient la propriĂ©tĂ© du gouvernement et des corporations. Votre corps devient une forme de tĂ©moignage, et vos donnĂ©es biomĂ©triques sont traitĂ©es comme des preuves. La liste des intrusions corporelles que nous avons documentĂ©es – coloscopies forcĂ©es, prĂ©lĂšvements de sang, Ă©chantillons d’ADN, fouilles corporelles, tests d’alcoolĂ©mie – ne cesse de s’allonger.
À cette liste s’ajoute dĂ©sormais une forme plus subtile mais plus insidieuse d’intrusion : le consentement biomĂ©trique forcĂ©.

Une fois que la surveillance de la santĂ© deviendra une exigence de facto pour l’emploi, l’assurance ou la participation sociale, il sera impossible d’y renoncer sans subir de pĂ©nalitĂ©s. Ceux qui s’y opposent risquent d’ĂȘtre Ă©tiquetĂ©s comme irresponsables, malsains ou mĂȘme dangereux.

Nous avons dĂ©jĂ  vu des signes inquiĂ©tants de ce que cela pourrait engendrer. Dans les États ayant des restrictions sur l’avortement, la surveillance numĂ©rique a Ă©tĂ© utilisĂ©e comme arme pour poursuivre les personnes recherchant des avortements – en s’appuyant sur des applications de suivi du cycle menstruel, l’historique de recherche et les donnĂ©es de gĂ©olocalisation.

Lorsque l’autonomie corporelle devient un crime, les traces de donnĂ©es que nous laissons se transforment en preuves dans une affaire que l’État a dĂ©jĂ  dĂ©cidĂ© de construire.

Il ne s’agit pas seulement d’étendre les soins mĂ©dicaux. C’est transformer la santĂ© en un mĂ©canisme de contrĂŽle – un cheval de Troie par lequel l’État surveillant revendique la propriĂ©tĂ© de la derniĂšre frontiĂšre privĂ©e : le corps humain.
Car, en fin de compte, il ne s’agit pas seulement de surveillance, mais de savoir qui a le đŸ”œ
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Jun 25
🔮 Comment l’élite corporatiste richissime finance le transgenrisme et le transhumanisme.
par Steven Tucker

📍Machaela Cavanaugh est une politicienne obscure du Nebraska dont je ne sais absolument rien, si ce n’est qu’elle donne l’impression d’adorer les personnes trans. Et je sais ce petit dĂ©tail Ă  son sujet parce que, il y a une ou deux semaines, elle s’est levĂ©e dans l’hĂ©micycle du Capitole de l’État du Nebraska pour nous le faire savoir. À plusieurs reprises. Et je le souligne : Ă  maintes reprises.
Je vous invite Ă  regarder cet enregistrement d’une tirade insensĂ©e, dans laquelle Cavanaugh rĂ©pĂšte inlassablement : « Les personnes trans ont leur place ici. Nous avons besoin des personnes trans. Nous aimons les personnes trans. Les personnes trans ont leur place ici. Nous avons besoin des personnes trans. Nous aimons les personnes trans. » Elle a rĂ©pĂ©tĂ© ces mots encore et encore, sans fin, jusqu’à la fin de la vidĂ©o.

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Aux yeux de beaucoup, cette femme est loin de donner l’image d’une personne pleine de compassion ou de tolĂ©rance, malgrĂ© tous ses efforts pour le paraĂźtre. Elle ressemble plutĂŽt Ă  quelqu’un souffrant d’un trouble mental profond. Ou Ă  un robot dĂ©fectueux, dont le mĂ©canisme vocal serait bloquĂ© dans une rĂ©pĂ©tition incessante.

Entre ces deux options, je miserais plutĂŽt sur la seconde, surtout aprĂšs avoir lu le livre Transsexual, Transgender, Transhuman de la journaliste d’investigation Jennifer Bilek, qui prĂ©tend rĂ©vĂ©ler une vĂ©ritĂ© sensationnelle : depuis des dĂ©cennies, une cabale sinistre composĂ©e de milliardaires de la Silicon Valley, de mĂ©decins Ă©minents et de magnats de la finance soutient systĂ©matiquement l’agenda transgenre comme une porte d’entrĂ©e dĂ©guisĂ©e vers une forme bien plus vaste de transhumanisme.

Leur objectif ultime ? Faciliter la transformation de notre espĂšce en une race de quasi-robots post-humains, gĂ©nĂ©tiquement et prothĂ©tiquement augmentĂ©s, Ă  l’image du cerveau micro-pucĂ© incarnĂ© de maniĂšre si Ă©vidente par Michaela Cavanaugh.

La propagation des trans-missions
Pour certains lecteurs, ces propos pourraient ressembler Ă  une thĂ©orie du complot farfelue issue de l’extrĂȘme droite. À ceux-lĂ , je pourrais rĂ©pondre que ce n’est pas moitiĂ© aussi dĂ©lirant que la thĂ©orie conspirationniste de gauche concurrente, qui proclame l’existence d’ĂȘtres magiques appelĂ©s « transgenres » (un terme que Bilek elle-mĂȘme conteste, le considĂ©rant comme un symbole vidĂ© de sens, sans rĂ©fĂ©rent concret), capables de passer d’un sexe Ă  l’autre Ă  leur guise ; une merveille de la biologie avancĂ©e des primates, soi-disant existante depuis toujours, mais systĂ©matiquement cachĂ©e pendant des millĂ©naires par le perfide establishment fasciste cis-hĂ©tĂ©ro-masculin.

On nous rĂ©pĂšte sans cesse aujourd’hui que les transsexuels font partie des groupes les plus marginalisĂ©s, opprimĂ©s, rĂ©duits au silence et stigmatisĂ©s de la planĂšte. Pourtant, curieusement, beaucoup de ceux qui nous serinent cette antienne depuis une quinzaine d’annĂ©es comptent parmi les personnes les plus puissantes, influentes, bien connectĂ©es et riches de la Terre, comme les dirigeants de l’UE, des États-Unis, de l’OMS, de l’ONU, etc., sans parler des propagandistes transophiles sans discernement qui dirigent Hollywood, la plupart des chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision, des entreprises mĂ©diatiques et des rĂ©seaux sociaux de l’ùre prĂ©cĂ©dant le second mandat de Trump et le rachat de Twitter par Elon Musk.

Les vĂ©ritables marginalisĂ©s n’ont pas de tels alliĂ©s, n’est-ce pas ?
Au cours des quelques jours que j’ai consacrĂ©s Ă  la lecture du livre de Bilek, j’ai relevĂ© des histoires comme celle-ci, provenant de ma rĂ©gion d’origine (dĂ©sormais surnommĂ©e « homo-land ») au Royaume-Uni, qui montrent Ă  quel point la situation de ces personnes soi-disant « marginalisĂ©es » a Ă©tĂ© accaparĂ©e et institutionnalisĂ©e dans de nombreux pays occidentaux :

Les mĂ©decins du Service national de santĂ© britannique qui dĂ©cident de changer de sexe se verront attribuer un nouveau code đŸ”œImage
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d’identitĂ© au sein du Conseil mĂ©dical gĂ©nĂ©ral, effaçant les anciennes donnĂ©es mentionnant leur sexe initial et recevront un profil entiĂšrement nouveau, correspondant Ă  leur nouveau sexe, qui repartira de zĂ©ro – au point mĂȘme d’effacer tous les anciens cas de mesures disciplinaires pour erreurs professionnelles, car, voyez-vous, une fois qu’ils changent officiellement de pronom sur tous les documents, ils deviennent littĂ©ralement une autre personne ! Et oĂč est le problĂšme ?

Pour cĂ©lĂ©brer la JournĂ©e internationale des femmes en mars dernier, le dĂ©partement pour enfants de la BBC, CBeebies, a publiĂ© sur son site une liste de « mĂšres inspirantes » – dont deux Ă©taient des prostituĂ©es masculines, sans-abri et toxicomanes, liĂ©es Ă  la mafia, nommĂ©es Sylvia Rivera et Marsha P. Johnson, fondatrices du groupe radical des RĂ©volutionnaires activistes travestis de la rue (STAR). Pour toute personne dotĂ©e d’un minimum de raison, ce duo reprĂ©senterait le pire modĂšle de maternitĂ© auquel aspirer. Ce n’est pas l’avis de ceux qui dirigent le plus grand mĂ©dia national, grassement financĂ©.
Toujours Ă  la BBC, un Ă©pisode de la sĂ©rie controversĂ©e Waterloo Road, qui se dĂ©roule dans un contexte scolaire, a diffusĂ© une intrigue difficile Ă  suivre : une vieille dame atteinte de dĂ©mence, mourante Ă  l’hĂŽpital, est visitĂ©e par son petit-fils transgenre, habillĂ© en fille. Sous l’effet de fortes doses de morphine, affectĂ©e par Alzheimer et trĂšs confuse pour toutes ces raisons, la vieille dame continue d’appeler son petit-fils par son vrai prĂ©nom de garçon, et non par celui de fille qu’il s’est inventĂ©. ConfrontĂ© Ă  cette horreur, le jeune homme devient inconsolablement bouleversĂ© et furieux. Les scĂ©naristes et producteurs de la BBC ont sincĂšrement supposĂ© que les spectateurs allaient compatir avec ce trans-garçon obsĂ©dĂ© par lui-mĂȘme, et non avec la retraitĂ©e mourante ! Comme l’a commentĂ© en ligne un spectateur Ă©cƓurĂ© : « Cela incarne parfaitement la pensĂ©e trans. MĂȘme si la personne Ă  cĂŽtĂ© d’eux est en train de mourir, tout tourne encore autour d’eux. Peu importe ce que ressent l’autre. » C’est ce que pensent les spectateurs de ce programme de la BBC. Mais les idĂ©es de ces extrĂ©mistes ignares, comme ce commentateur, n’ont aucune importance ; seules comptent les conceptions de ceux qui contrĂŽlent les programmes.
De toute Ă©vidence, dans les nations arc-en-ciel comme le Royaume-Uni, la capture et l’enrĂŽlement institutionnels sont presque totalement achevĂ©s : les mĂ©dias nationaux britanniques, tout comme le ministĂšre de la SantĂ© – manifestement les deux organisations les plus influentes du pays – se prosternent dĂ©sormais devant l’autel rose des jongleurs de genres. Si cela se limitait Ă  des groupuscules obscurs comme le Club des anciens militaires gays non conformistes ou la SociĂ©tĂ© d’East Grinstead pour l’apprĂ©ciation des cactus, qui adoptent des politiques pro-trans, je pourrais comprendre pourquoi on considĂ©rerait ces gens comme marginalisĂ©s. Mais la BBC ou le ministĂšre de la SantĂ©, des organisations soutenues par des milliards de fonds publics ? Le transgenrisme n’est plus marginalisĂ© en Occident ; il est imposĂ© de force au centre de tout, de maniĂšre obsessive et impitoyable.

Mais pourquoi ? Comment en est-on arrivĂ© lĂ  ? Depuis plus de dix ans, Jennifer Bilek pose cette question sur son blog trĂšs populaire, The 11th Hour, dont elle a extrait des passages pour constituer son dernier livre. La rĂ©ponse la plus Ă©vidente qu’elle trouve : SUIVEZ L’ARGENT !
Et c’est exactement ce qu’elle a fait. Et la piste mùne directement à Sodome.

L’argent fait tourner le monde trans
Bilek soutient Ă  juste titre qu’un certain nombre d’individus, d’organisations et de familles qui financent la trans-mania actuelle ont des intĂ©rĂȘts financiers dans l’industrie mĂ©dicale mondiale et les grands laboratoires pharmaceutiques (Big Pharma). Cela est crucial, car les transgenres, en particulier ceux recrutĂ©s pour subir des interventions chirurgicales ou des traitements hormonaux đŸ”œ
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dĂšs l’enfance, reprĂ©sentent un marchĂ© captif Ă  vie. MĂȘme s’ils finissent par regretter d’avoir laissĂ© des chirurgiens zĂ©lĂ©s leur mutiler le corps, on pourra encore leur vendre des tonnes de mĂ©dicaments pour attĂ©nuer l’impact initial des procĂ©dures ou soulager la profonde dĂ©pression clinique qu’ils traverseront.

Les chiffres varient considĂ©rablement, mais Bilek cite des estimations selon lesquelles le marchĂ© mondial des produits pseudo-mĂ©dicaux destinĂ©s aux patients trans pourrait atteindre 30 milliards de dollars d’ici 2030. Pour chaque centaine de personnes prenant des hormones du sexe opposĂ© pendant 20 ans, Big Pharma pourrait engranger 36 millions de dollars. Et comme on estime qu’il y a actuellement 700 000 enfants aux États-Unis seuls qui ont Ă©tĂ© convaincus d’ĂȘtre transgenres, cela reprĂ©sente un Ă©norme rĂ©servoir de clients potentiels.

Bilek suggĂšre que les gĂ©ants mĂ©dicaux ont eu l’idĂ©e de provoquer artificiellement des vagues de nouvelles personnes trans aprĂšs leur expĂ©rience avec l’épidĂ©mie de SIDA dans les annĂ©es 1980, lorsque la vente de mĂ©dicaments aux homosexuels infectĂ©s a Ă©tĂ© transformĂ©e d’une simple urgence mĂ©dicale en une vĂ©ritable croisade de gauche pour les droits humains.
GrĂące Ă  la propagande incessante de l’époque, avoir le SIDA est presque devenu cool et Ă  la mode pour certains (bien sĂ»r, pas pour ceux qui Ă©taient rĂ©ellement infectĂ©s !). Lorsque le marchĂ© des mĂ©dicaments anti-SIDA a commencĂ© Ă  se rĂ©duire grĂące aux progrĂšs dans le traitement de la maladie, les personnes trans ont Ă©tĂ© identifiĂ©es comme un groupe dĂ©mographique de remplacement idĂ©al. Le problĂšme Ă©tait qu’à l’époque, il n’y avait pas beaucoup de personnes trans, il a donc fallu en crĂ©er artificiellement.
Une fois que les graines de ce marchĂ© totalement artificiel, inexistant auparavant, ont Ă©tĂ© semĂ©es avec succĂšs, de nouvelles opportunitĂ©s encore plus innovantes se sont ouvertes pour les grandes entreprises. Une relation circulaire s’est Ă©tablie entre diffĂ©rents acteurs pro-trans : des fonds ont Ă©tĂ© donnĂ©s Ă  des activistes qui ont commencĂ© Ă  exiger des politiciens qu’ils adoptent davantage de politiques pro-trans, ce qui a permis de perturber les choses pour autoriser plus de propagande pro-trans dans les Ă©coles et supprimer les barriĂšres de protection mĂ©dicales. Cela a conduit les corporations Ă  financer davantage les politiciens pro-trans, qui ont ensuite redirigĂ© de plus en plus d’argent public vers les activistes. Ces derniers ont lancĂ© des campagnes en faveur des politiciens, dont les politiques publiques ont gĂ©nĂ©rĂ© encore plus de clients-activistes, dont le « besoin » socialement implantĂ© d’interventions mĂ©dicales a gonflĂ© les profits des corporations, leur permettant de diriger encore plus d’argent vers les politiciens et les activistes – eh bien, vous avez saisi l’idĂ©e de cette boucle, n’est-ce pas ?

Plus d’acceptation dans le quartier queer
Quand ce genre de choses se produit entre les compagnies pétroliÚres et les politiciens de droite, les médias mainstream appellent cela de la « corruption ». Mais quand cela se passe entre les trusts médicaux pro-trans et les politiciens de gauche, on appelle cela du « progrÚs ».
Plus on y regarde, plus il est Ă©vident que cette escroquerie joue un rĂŽle central dans ce qui se passe rĂ©cemment. Bilek dĂ©taille comment des corporations financiĂšres comme BlackRock ont contribuĂ© au financement d’une nouvelle carte de crĂ©dit « queer » (finalement abandonnĂ©e) appelĂ©e Daylight, qui devait aider les personnes souhaitant transitionner, mais manquant d’argent, Ă  financer leurs opĂ©rations « vitales » et « salvatrices » de changement de sexe ainsi que des sessions d’insĂ©mination artificielle, les entraĂźnant ainsi dans une vie d’endettement incessant et inutile.

Comme l’observe Bilek, « l’idĂ©ologie de l’identitĂ© de genre n’est pas politiquement sĂ©parĂ©e du monde des affaires. Le monde des affaires n’est plus sĂ©parĂ© de la politique. Nous sommes gouvernĂ©s par des milliardaires qui imposent leurs politiques đŸ”œ
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Jun 16
🔮 Quelques lignes Ă©crites par Abel Dimitriev (đŸ‡·đŸ‡Ž), dont j’apprĂ©cie le style. Il y a Ă  prendre, il y a Ă  laisser. En tout cas, il y a de nombreuses vĂ©ritĂ©s qui irriteront beaucoup de ceux qui les liront, mais les vĂ©ritĂ©s dĂ©rangent, n’est-ce pas ? Et ce n’est pas parce qu’elles ne sont pas acceptĂ©es par certains, qui vont sĂ»rement riposter ou insulter, qu’elles deviendront moins vraies. 😊

« La planĂšte retient son souffle. Les yeux exorbitĂ©s devant les Ă©crans, elle suit la derniĂšre saison de la sĂ©rie apocalyptique au Moyen-Orient. Une production Ă  plusieurs milliards, avec des effets spĂ©ciaux, des explosions rĂ©elles et des acteurs qui meurent pour de vrai. Tout cela pour les audiences des grandes puissances et l’orgasme mĂ©diatique de la presse mondiale. Et nous, les idiots dans les gradins, sommes forcĂ©s par les rĂ©alisateurs de l’ombre Ă  choisir une Ă©quipe. À brandir un drapeau. À hurler des slogans. On nous somme de choisir entre les fous enturbannĂ©s qui rĂȘvent d’un califat mondial et les fous aux drones qui convoitent un contrat immobilier divin. C’est un faux dilemme. Une invitation au suicide assistĂ©. Un piĂšge pour les esprits faibles. Car ceci n’est pas une lutte entre le bien et le mal, entre la lumiĂšre et les tĂ©nĂšbres. C’est un combat entre deux formes de fanatisme. Une confrontation entre deux monstres qui se prĂ©tendent saints. Entre deux tumeurs malignes qui se disputent le mĂȘme organisme dĂ©jĂ  malade de la planĂšte.

Le favori de l’Occident ? La seule dĂ©mocratie du Moyen-Orient. La victime Ă©ternelle de l’histoire qui, par un miracle de la dialectique, s’est muĂ©e en un bourreau d’une efficacitĂ© redoutable. IsraĂ«l, bien sĂ»r. Cette industrie des larmes, qui gĂ©nĂšre d’énormes profits gĂ©opolitiques, omet commodĂ©ment de rappeler que leur État moderne n’est pas une crĂ©ation de YahvĂ©, mais un crachat cynique de l’Empire britannique. IsraĂ«l n’est pas nĂ© d’une promesse divine, mais d’une trahison terrestre. De la perfidie de Londres, qui, durant la PremiĂšre Guerre mondiale, a promis le mĂȘme lopin de terre aride, stĂ©rile et rocailleux aux Arabes et aux Juifs. Aux Arabes, pour qu’ils se rĂ©voltent contre les Ottomans. Aux sionistes, pour s’assurer leur soutien financier et politique. Puis, tel un Ponce Pilate moderne, Londres s’est lavĂ© les mains, a fumĂ© ses pipes d’opium hĂ©ritĂ©es du massacre des Chinois et a tracĂ© des lignes absurdes sur une carte, laissant derriĂšre elle une plaie qui suppure encore aujourd’hui. Un conflit programmĂ© pour ne jamais s’achever.

L’État d’IsraĂ«l est un projet colonial qui aspire Ă  devenir un empire colonial. Une construction artificielle, aussi naturelle dans le paysage du Moyen-Orient qu’une plateforme pĂ©troliĂšre au milieu d’un champ de blĂ©. Et cette construction a Ă©tĂ© Ă©difiĂ©e, comme tous les empires coloniaux, sur les ossements et le dĂ©sespoir des populations autochtones. La crĂ©ation d’IsraĂ«l a signifiĂ© le dĂ©membrement et l’annihilation programmĂ©e des Palestiniens. Un peuple autochtone a Ă©tĂ© dĂ©possĂ©dĂ©, chassĂ©, massacrĂ©, avec une efficacitĂ© bureaucratique qui Ă©voque d’autres pages sombres du XXe siĂšcle. Ils ont Ă©tĂ© transformĂ©s en rĂ©fugiĂ©s sur leur propre terre, des parias dans un monde qui a systĂ©matiquement ignorĂ© leur souffrance, parce que les intĂ©rĂȘts gĂ©opolitiques des grandes puissances en dĂ©cidaient autrement. Tout ce processus de purification ethnique lente a Ă©tĂ© soigneusement emballĂ© dans le cellophane du droit historique et du retour Ă  la maison. Un retour Ă  la maison qui a transformĂ© la maison d’un autre en enfer. Sans compter que ce prĂ©tendu droit historique repose dĂšs le dĂ©part sur un mensonge. Quel retour Ă  la maison, quand Abraham Ă©tait originaire d’Ur, dans l’Irak actuel ? Lui et sa famille ont migrĂ© de MĂ©sopotamie vers la terre de Canaan Ă  la suite d’un rĂȘve. Personne sur cette planĂšte n’a-t-il lu l’Ancien Testament ? Et d’oĂč vient cette prĂ©tention Ă  la supĂ©rioritĂ© ? Ce droit divin de piĂ©tiner d’autres peuples ? La Torah et le Talmud, ces manuels de suprĂ©matie tribale, expliquent đŸ”œImage
2.
doctement comment YahvĂ© a choisi un seul peuple, tandis que les autres ont Ă©tĂ© créés comme des bĂȘtes de somme, bonnes seulement Ă  servir leurs intĂ©rĂȘts et Ă  admirer leur unicitĂ©. On nous parle du peuple Ă©lu, un concept d’un racisme thĂ©ologique aveuglant. Mais on omet commodĂ©ment que l’histoire des religions regorge de peuples Ă©lus, bien avant les Juifs. Historiquement, les Égyptiens auraient une revendication bien plus solide Ă  ce titre. Ainsi, mĂȘme le concept de peuple Ă©lu est empruntĂ© Ă  d’autres, tout comme la terre. Sauf qu’il a Ă©tĂ© radicalisĂ©.
Mais la partie la plus savoureuse de cette escroquerie spirituelle est que la fondation thĂ©ologique mĂȘme sur laquelle ils bĂątissent leur prĂ©tention Ă  l’unicitĂ© est un patchwork d’idĂ©es volĂ©es, empruntĂ©es et ensuite transformĂ©es en idĂ©es originales. Tous leurs grands concepts, qui ont fini par dominer la pensĂ©e occidentale, ne leur appartiennent pas. La lutte cosmique entre le bien et le mal, l’idĂ©e d’un temps linĂ©aire menant au triomphe final et dĂ©finitif du bien, la rĂ©surrection des morts, le jugement dernier, le concept d’ĂȘtres divins entourant le trĂŽne divin – archanges et anges – sont tous des piliers centraux du zoroastrisme, la religion des anciens Perses, leurs ennemis mortels d’aujourd’hui. Pendant l’exil babylonien, les Juifs ont dĂ©couvert ces idĂ©es, en ont compris le potentiel, les ont adaptĂ©es et les ont vendues au monde comme une rĂ©vĂ©lation reçue directement de YahvĂ© sur le mont SinaĂŻ. C’est comme si Coca-Cola prĂ©tendait avoir inventĂ© l’eau minĂ©rale. MĂȘme les trois mages qui ont apportĂ© des cadeaux Ă  la naissance du Christ Ă©taient des prĂȘtres zoroastriens. Car le mot « mage » est d’origine perse et signifie prĂȘtre. Sans parler du fait que le concept de prophĂšte est lui aussi d’origine zoroastrienne.

Et pour parachever ce pillage intellectuel, il leur fallait un emballage. Sans le raffinement, la logique et l’universalisme de la philosophie grecque, la religion d’Abraham serait restĂ©e ce qu’elle Ă©tait au dĂ©part : une croyance tribale obscure d’un peuple de bergers nomades du dĂ©sert, aussi pertinente pour le reste de l’humanitĂ© que les rituels d’accouplement des cafards. Les Grecs leur ont fourni les concepts : logos, Ăąme, idĂ©e, dialectique. GrĂące Ă  eux, ils ont pu traduire leurs mythes locaux dans un langage universel et construire une thĂ©ologie sophistiquĂ©e qui a fini par dominer l’Occident. On parle de civilisation judĂ©o-chrĂ©tienne, alors que ses piliers fondateurs sont perses, sa dialectique est grecque et ses lois sont romaines. MĂȘme le terme « Christ », qui est un titre et non un nom, est grec. À part les noms hĂ©breux prĂ©sents aujourd’hui en Occident, qu’y a-t-il de juif dans cette civilisation ?
Un État créé par le cynisme impĂ©rial, bĂąti sur la souffrance d’un autre peuple, qui justifie ses actions par une thĂ©ologie de la suprĂ©matie – elle-mĂȘme un collage d’idĂ©es empruntĂ©es – peut-il encore prĂ©tendre au statut de victime absolue et de phare moral de l’humanitĂ© ? Non. Ce n’est qu’un empire comme les autres, mais plus habile Ă  vendre sa propagande et Ă  manipuler le sentiment de culpabilitĂ© de l’Occident. On parle de peuple saint, de peuple Ă©lu. Le pauvre Eliade a consacrĂ© sa vie Ă  analyser et explorer les textes sacrĂ©s de toutes les religions du monde, pour qu’au final, les Roumains ignorent ses recherches monumentales et continuent de croire en des rĂ©cits et une propagande idĂ©ologique guerriĂšre aux prĂ©tentions divines.
Mais comme tout spectacle de cirque rĂ©ussi, le cirque apocalyptique du Moyen-Orient a besoin de deux clowns sanguinaires pour alimenter, aux yeux des fanatiques, l’illusion du bien contre le mal, selon le camp.
La RĂ©publique islamique d’Iran est une prison thĂ©ocratique, un monument Ă  la haine de soi et au ressentiment historique. Qui a créé ce monstre ? Qui a nourri sa colĂšre et lui a mis entre les mains les armes du fanatisme ? Les mĂȘmes qui ont engendrĂ© le chaos en IsraĂ«l/Palestine. L’Iran n’a pas toujours Ă©tĂ© cette fosse talibane. đŸ”œ
3.
La Perse, avec son histoire millĂ©naire, suivait sa propre voie vers la modernitĂ©, complexe et souvent contradictoire, mais authentique. Elle progressait vers une modernitĂ© qui ne reniait pas son Ăąme. Mais sur ce chemin se dressait une malĂ©diction : le pĂ©trole, ce sang noir et visqueux de la terre qui a rendu l’Occident fou et l’a transformĂ© en une bĂȘte avide et sans scrupules. Au dĂ©but des annĂ©es 50, l’Iran a eu l’audace malheureuse de choisir un leader dĂ©mocratique, Mohammad Mossadegh, qui a commis le pĂ©chĂ© suprĂȘme : vouloir que le pĂ©trole iranien appartienne au peuple iranien. Comment oser une telle chose ? Pour les empires qui se considĂ©raient comme les maĂźtres lĂ©gitimes de la planĂšte, c’était inconcevable. En 1953, dans l’une des opĂ©rations les plus ignobles de l’histoire moderne, la CIA et le MI6, dĂ©fenseurs autoproclamĂ©s du monde libre et phares de la dĂ©mocratie, ont orchestrĂ© un coup d’État. Ils ont renversĂ© Mossadegh et installĂ© sur le trĂŽne leur chah, Mohammad Reza Pahlavi. Les États-Unis et le Royaume-Uni, ces prĂ©tendus cadeaux de la dĂ©mocratie, sont les pĂšres fondateurs du monstre qu’ils feignent de combattre aujourd’hui. Ce sont eux qui ont plantĂ© la bombe Ă  retardement du fondamentalisme au cƓur de la Perse. S’en est suivie une Ăšre de modernisation forcĂ©e, une dictature sanglante enrobĂ©e d’un vernis occidental. Le chah construisait des autoroutes et des hĂŽtels de luxe pendant que sa police secrĂšte, la redoutĂ©e SAVAK, formĂ©e par la CIA et le Mossad, remplissait les prisons d’intellectuels, d’étudiants et de quiconque osait protester. C’était une modernisation de façade, une fine croĂ»te de champagne et de minijupes sur un corps social torturĂ©, humiliĂ© et bouillonnant de colĂšre contenue. L’Iran Ă©tait une cocotte-minute. Et quand la pression est devenue insupportable, elle a explosĂ©. La rĂ©volution islamique de Khomeini en 1979 n’a pas Ă©tĂ© un choix libre du peuple iranien pour l’obscurantisme. Ce fut une convulsion, la fiĂšvre d’un organisme empoisonnĂ© par des dĂ©cennies de dictature, de pillage occidental et d’humiliation nationale. Quand les seules alternatives sont une tyrannie corrompue pro-amĂ©ricaine et une tyrannie thĂ©ocratique anti-amĂ©ricaine, un peuple dĂ©sespĂ©rĂ© choisira toujours mal. C’est comme choisir entre une inondation et un typhon. Khomeini a canalisĂ© toute cette haine accumulĂ©e, promettant dignitĂ© et vengeance, et dĂ©signant un coupable clair : le grand Satan amĂ©ricain et le petit Satan israĂ©lien. Ce fut le dĂ©tournement d’une rĂ©volte populaire lĂ©gitime en un projet thĂ©ocratique totalitaire. Le rĂ©sultat ? Un autre monstre, bien plus grand et hideux, symĂ©trique Ă  ses prĂ©tendus Satans. Un rĂ©gime de mollahs paranoĂŻaques, avec une vision du monde figĂ©e au VIIe siĂšcle, qui a transformĂ© son propre pays en une vaste prison. Un rĂ©gime qui opprime avec une brutalitĂ© mĂ©diĂ©vale son propre peuple, en particulier les femmes et les jeunes, qui aspirent Ă  la libertĂ© et Ă  des publicitĂ©s pour shampoing sans burqa. Mais qui, en mĂȘme temps, se prĂ©sente au monde comme un leader des opprimĂ©s. Une dictature qui utilise l’anti-sionisme comme un Ă©cran de fumĂ©e pour masquer sa propre corruption endĂ©mique et son incompĂ©tence catastrophique. Ils sont aussi cyniques, aussi manipulateurs et aussi mĂ©prisants envers la vie humaine que les ennemis qu’ils prĂ©tendent haĂŻr. Certains le font au nom de YahvĂ© et de la dĂ©mocratie, d’autres au nom d’Allah et de l’anti-impĂ©rialisme. Mais en essence, c’est le mĂȘme jeu sordide du pouvoir, jouĂ© par des vieillards qui envoient les jeunes Ă  la mort pour perpĂ©tuer leurs propres illusions de grandeur.
Et quand ces deux monstres, nĂ©s de la mĂȘme argile du cynisme gĂ©opolitique et nourris du lait caillĂ© du fanatisme, finissent par s’affronter, que se passe-t-il ? Commence le cirque de la pitiĂ© sĂ©lective. Le monde civilisĂ© de l’Occident, avec ses yeux de verre et son mouchoir prĂȘt, se met Ă  pleurer. Mais il pleure, comme toujours, d’un seul Ɠil. Il pleure pour l’alliĂ© stratĂ©gique, la seule dĂ©mocratie, đŸ”œ
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Jun 10
🔮 « La guerre est dans les gĂšnes des Russes » : un entretien inĂ©dit avec SergueĂŻ Karaganov, l’architecte de la gĂ©opolitique de Poutine
Entretiens Doctrines de la Russie de Poutine

SergueĂŻ Karaganov, directeur du Conseil de politique Ă©trangĂšre et de dĂ©fense, est souvent prĂ©sentĂ© comme le principal architecte de la politique Ă©trangĂšre russe. Vladimir Poutine assure qu’il fait partie des auteurs qu’il lit rĂ©guliĂšrement. Dans les cercles du pouvoir russe, il est l’une des cautions intellectuelles les plus suivies et Ă©coutĂ©es du bellicisme que dĂ©ploie le rĂ©gime de Vladimir Poutine en Ukraine et contre l’Europe.

ConnaĂźtre les doctrines concurrentes — comprendre ce que les adversaires visent en nous dĂ©signant, en s’adonnant Ă  la manipulation et Ă  la propagande, tout en arsenalisant des imaginaires puissants — reste une clef dĂ©cisive pour la transformation gĂ©opolitique de notre continent. C’est pour cette raison qu’aprĂšs avoir traduit, contextualisĂ© et commentĂ© les principales publications de SergueĂŻ Karaganov — grĂące Ă  l’aide prĂ©cieuse de MarlĂšne Laruelleet de Guillaume Lancereau — nous avons dĂ©cidĂ© de l’interroger. 

- Comment comprenez-vous la convergence entre Trump et Poutine ? Vladislav Sourkov semble penser, par exemple, que « la Russie [de Poutine] est dĂ©sormais entourĂ©e de sosies et de parodistes » et que la Maison-Blanche dĂ©ploie une stratĂ©gie vis-Ă -vis du Canada, du Groenland, ou du canal de Panama qui n’est rien d’autre qu’une « imitation de notre nation [la Russie] audacieuse, consolidĂ©e, guerriĂšre et ‘sans frontiĂšres’ » ?

- Je n’ai pas pour habitude de commenter les dĂ©clarations de mes collĂšgues, mais il me semble qu’il est parfaitement idiot de poser la question en ces termes.

Contrairement Ă  ce que certains s’imaginent, Trump dispose d’une philosophie politique et Ă©conomique tout Ă  fait personnelle d’aprĂšs laquelle il prend des dĂ©cisions d’une façon certes radicale, mais, au fond, prudente.

Sa philosophie est, pour l’essentiel, sans rapport avec la Russie et les parallùles de cette nature me paraissent plus risibles qu’autre chose. 

- Comment définissez-vous la « philosophie » de Donald Trump ?

Trump est un nationaliste amĂ©ricain qui prĂ©sente certaines caractĂ©ristiques du messianisme traditionnel aux États-Unis. S’il peut parfois surprendre c’est qu’il a Ă©tĂ© vaccinĂ© contre la vermine mondialiste-libĂ©rale des trois ou quatre derniĂšres dĂ©cennies. 

- Justement dans ses charges contre le libĂ©ralisme, il semble souvent mettre en avant des valeurs communes avec la Russie de Poutine. MĂȘme sur la guerre en Ukraine, l’administration Trump semble chercher un rapprochement des États-Unis avec la Russie. Pourquoi ? Comment comprenez-vous cette tentative ? 

- On parle beaucoup d’un Ă©ventuel compromis et de ses diffĂ©rentes formes. En Russie aussi, dans les mĂ©dias et ailleurs, on discute avec enthousiasme des options qu’il pourrait ouvrir.

Il me semble toutefois qu’à ce stade, l’administration Trump n’a aucune raison de nĂ©gocier avec nous selon les conditions que nous avons fixĂ©es — et que par consĂ©quent ce rapprochement sera difficile. 

Bien que la guerre en Ukraine soit inutile et mĂȘme quelque peu nuisible pour le prĂ©sident amĂ©ricain — qui n’est qu’un figurant — du point de vue principal pour les États-Unis, c’est-Ă -dire du point de vue intĂ©rieur, l’équilibre des intĂ©rĂȘts est plutĂŽt propice Ă  sa poursuite.

Expliquez-vous.
La guerre est Ă©conomiquement avantageuse pour les États-Unis, car elle leur permet de moderniser leur complexe militaro-industriel, de piller leurs alliĂ©s europĂ©ens avec une vigueur renouvelĂ©e et d’imposer leurs intĂ©rĂȘts Ă©conomiques par le biais de sanctions systĂ©matiques Ă  l’encontre de pays du monde entier. 
Et, bien sĂ»r, elle permet aux États-Unis d’infliger davantage de dommages Ă  la Russie dans l’espoir de l’épuiser et, idĂ©alement, de l’écraser ou de la supprimer en tant que noyau militaro-stratĂ©gique de la majoritĂ© mondiale Ă©mergente et Ă©mancipĂ©e. Sans compter qu’elle est aussi un puissant đŸ”œImage
2.
soutien stratĂ©gique du principal concurrent de l’AmĂ©rique, la Chine. 

Certains observateurs et plusieurs partisans du prĂ©sident amĂ©ricain mettent en avant aujourd’hui l’existence d’une opĂ©ration complexe, une sorte de Kissinger in reverse : cinquante ans aprĂšs la visite de Nixon Ă  PĂ©kin, la Maison-Blanche chercherait Ă  Ă©loigner la Russie de la Chine, en se rapprochant cette fois-ci du Kremlin. Pensez-vous qu’il s’agit d’une interprĂ©tation conforme aux tendances actuelles ? Et quel est le risque qu’elle prĂ©sente vis-Ă -vis de votre doctrine de la « majoritĂ© mondiale » ?

La rupture de la Russie avec la Chine serait absurdement contre-productive pour nous. 
Contrairement Ă  ce que certains peuvent rapporter, alors que les membres de l’administration Trump du premier mandat avaient tentĂ© de nous persuader de le faire, ils comprennent aujourd’hui que la Russie n’acceptera jamais cette condition. 

- Il n’y a donc pas pour vous de condition suffisante à conduire à un rapprochement des États-Unis à la Russie ?

- Trois Ă©lĂ©ments pourraient pousser Trump Ă  nĂ©gocier un accord satisfaisant pour la Russie sur l’Ukraine.
Le premier serait le dĂ©part de facto de la Russie de son alliance avec la Chine — nous pouvons l’exclure. 

Le deuxiĂšme, la menace d’une rĂ©pĂ©tition de la grotesque retraite de Kaboul, c’est-Ă -dire la dĂ©faite totale et la capitulation honteuse du rĂ©gime de Kiev et l’échec Ă©vident de l’Occident dirigĂ© par les États-Unis. 
Et le troisiĂšme est le risque que les hostilitĂ©s s’étendent aux États-Unis et Ă  leurs actifs vitaux dans le monde entier, avec des pertes humaines amĂ©ricaines massives, y compris la destruction de bases militaires.
Seuls ces deux derniers éléments demeurent à ce jour.
La dĂ©faite totale de l’Ukraine — avec sa capitulation pure et simple qui pourrait avoir un effet domino sur l’Europe — reste notre objectif, mais elle sera extrĂȘmement coĂ»teuse, voire prohibitive, car elle conduirait Ă  la mort de plusieurs milliers de nos meilleurs enfants, si elle n’était pas renforcĂ©e par un recours plus actif Ă  la dissuasion nuclĂ©aire, ce que je prĂ©conise pour sortir de cette impasse.

- La Russie aurait-elle intĂ©rĂȘt Ă  ce que la Maison-Blanche poursuive sa stratĂ©gie visant l’annexion du Groenland, en mettant en discussion l’intĂ©gralitĂ© territoriale de l’un de ses alliĂ©s de l’OTAN ?

- Pour le dire franchement, l’OTAN n’est pas seulement un vestige de la Guerre froide  : c’est surtout un cancer qui ronge la sĂ©curitĂ© europĂ©enne. 

J’ignore ce qu’il en sera de l’annexion du Groenland mais, le cas Ă©chĂ©ant, j’espĂšre qu’elle contribuera Ă  faire finir l’OTAN aux poubelles de l’histoire — et le plus tĂŽt sera le mieux. Elle ne mĂ©rite rien d’autre.

Depuis des annĂ©es, je critique les dĂ©cideurs russes qui ont tentĂ© de rĂ©tablir des liens avec cette organisation qui est, par dĂ©finition, hostile, productrice de conflits et, de surcroĂźt, criminelle, s’étant rendue coupable d’agressions en sĂ©rie. Je ne rappellerai ici que le viol de la Yougoslavie, la guerre monstrueuse que l’immense majoritĂ© des pays de l’OTAN a menĂ©e en Irak, oĂč un million de personnes ont trouvĂ© la mort et oĂč les pertes humaines se poursuivent Ă  l’heure oĂč je parle, ou encore l’agression de l’OTAN contre la Libye, qui a abouti Ă  la destruction d’un pays relativement prospĂšre, l’un des pays les plus prospĂšres de l’Afrique du Nord.
J’espĂšre que l’OTAN crĂšvera. Cette organisation n’a pas d’autre avenir. Elle a pu jouer par le passĂ© un rĂŽle plutĂŽt positif, en contenant l’Allemagne, en limitant l’influence du communisme — ce qui Ă©tait bien son objectif principal —, en contrebalançant l’URSS au sein d’un systĂšme relativement stable de confrontation entre grandes puissances. 
Mais il y a bien longtemps que l’OTAN n’est plus rien d’autre qu’une organisation nocive, purement et exclusivement nocive pour la sĂ©curitĂ© mondiale. Plus vite elle disparaĂźtra, mieux ça sera.

- L’Union europĂ©enne est-elle, selon vous, l’ennemi commun de la Maison-Blanche et du Kremlin ? đŸ”œ
3.
- L’appellation d’« Europe collective »a-t-elle un sens Ă  vos yeux  ? Est-elle liĂ©e Ă  la notion d’« eurofascisme »qu’emploient dĂ©sormais les services russes qui appellent Ă  une nouvelle alliance entre la Russie et les États-Unis ? 

- Je suis affligĂ© par la trajectoire qu’empruntent les pays europĂ©ens et l’Union europĂ©enne.

À cause de la dĂ©chĂ©ance morale de ses Ă©lites, le projet europĂ©en est aujourd’hui dans l’impasse, aprĂšs avoir atteint un certain apogĂ©e. La gĂ©nĂ©ration politique actuelle Ă©choue sur tous les fronts et cherche son salut dans l’entretien d’une hostilitĂ© croissante, voire dans une prĂ©paration Ă  la guerre contre la Russie, ce qui est proprement sidĂ©rant, une sorte de prĂ©paratif Ă  un suicide rapide. Je pense que l’Europe collective est inĂ©vitablement amenĂ©e Ă  se dissoudre. Il ne me semble pas qu’elle puisse tenir longtemps en tant qu’entitĂ© sans se dĂ©sagrĂ©ger.

Cela aura Ă©videmment des consĂ©quences positives. Une Europe collective telle qu’elle existe aujourd’hui, sous la double direction d’une Ă©lite consumĂ©riste et d’une Ă©lite faillie, qui souffle sur les braises de l’hystĂ©rie guerriĂšre, cela ne sert certainement pas les intĂ©rĂȘts de la Russie.

L’hypostase prĂ©cĂ©dente, celle d’une Europe pacifique, Ă©tait bien plus conforme Ă  nos intĂ©rĂȘts, sans compter que la politique actuelle de l’Europe ne rĂ©pond pas non plus aux intĂ©rĂȘts de sa propre population — mais je ne veux pas me prononcer Ă  leur place.

Quant Ă  « l’eurofascisme », il est clair qu’on en voit les symptĂŽmes. Cela fait longtemps que je le dis, bientĂŽt une quinzaine d’annĂ©es. Les Ă©checs accumulĂ©s et le recul de l’Europe dans la compĂ©tition internationale font que, tĂŽt ou tard, nous verrons ces symptĂŽmes se manifester dans un nombre croissant de pays d’Europe — j’espĂšre simplement que cela ne sera pas le cas partout, mĂȘme si les signes en sont dĂ©jĂ  visibles.

L’ultralibĂ©ralisme s’est toujours rĂ©alisĂ© sous la forme de son propre miroir inversĂ©.

C’est pourquoi je fais l’hypothĂšse d’une montĂ©e en puissance de l’eurofascisme, non pas dans les formes qu’il a prises sous Franco, Mussolini ou Hitler, mais sous les traits du nĂ©o-totalitarisme libĂ©ral.

L’Europe s’apprĂȘte Ă  traverser une pĂ©riode difficile  : les tendances fascistes et nationalistes vont certainement se renforcer dans de nombreux pays. J’ai l’impression que l’on a bien conscience de tout cela en Russie et que, cette fois-ci, nous saurons y faire face, nous saurons empĂȘcher l’Europe de devenir une menace pour notre sĂ©curitĂ© et celle du monde. En dernier recours, nous saurons y faire face Ă  nous seuls. Je rappelle que je suis un EuropĂ©en russe, bien qu’eurasiatique. Mais cela ne retire rien au fait que l’Europe a Ă©tĂ© la source des principales calamitĂ©s de l’humanitĂ© au cours de ces cinq derniers siĂšcles. 

- Êtes-vous partisan de l’idĂ©e, formulĂ©e par Curtis Yarvin et d’autres intellectuels trumpistes, que les nations europĂ©ennes devraient ĂȘtre aidĂ©es — y compris par le biais de changements de rĂ©gime — Ă  restaurer leur culture traditionnelle et des formes de gouvernement plus autoritaires, en lien avec la Russie  ? 

- Je ne partage pas l’idĂ©e que les nations europĂ©ennes devraient y ĂȘtre aidĂ©es, mais j’espĂšre qu’elles y parviendront par elles-mĂȘmes, d’une maniĂšre ou d’une autre. Toute ingĂ©rence extĂ©rieure risquerait plutĂŽt de freiner ce mouvement. L’Europe a Ă©tĂ© le berceau des pires courants idĂ©ologiques, de guerres monstrueuses, de gĂ©nocides de masse. Des gouvernements ou des normes plus autoritaires pourraient avoir de nouveau des effets catastrophiques sur le reste du monde. C’est pourquoi l’option que je privilĂ©gie consiste plutĂŽt Ă  prendre acte de la fin de l’aventure europĂ©enne, Ă  ce que la Russie prenne ses distances vis-Ă -vis de l’Europe et reconnaisse, enfin, que son voyage europĂ©en touche Ă  sa fin. Nous n’avons plus rien Ă  tirer de l’Europe, sauf des menaces militaires et l’infection par ses pseudo-valeurs.

- Pensez-vous que l’horizon eurasiatique s’est dĂ©finitivement clos ? đŸ”œ
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May 30
🔮 Un sultan de 22 ans a rĂ©ussi, grĂące aux canons de l’Hongrois Orban de Brașov, Ă  dĂ©truire les murailles de la forteresse de l’Empire chrĂ©tien. Le 29 mai 1453 : la chute de Constantinople, capitale spirituelle des Roumains. Une histoire qui n’est pas enseignĂ©e Ă  l’école.
par Mănăstirea Petru Vodă

📍Il y a 571 ans, le 29 mai 1453 : la chute de Constantinople, capitale spirituelle des Roumains

Un sultan de 22 ans, avec les canons de l’Hongrois Orban de Brașov, a rĂ©ussi Ă  abattre les murailles de la forteresse de l’Empire chrĂ©tien.

Il y a 571 ans, un mardi, le lendemain de la PentecĂŽte, la ville fondĂ©e par l’empereur Constantin le Grand Ă©tait conquise par les Turcs. « La chute de Constantinople fut une tragĂ©die pour toute la chrĂ©tientĂ©, pas seulement pour l’Orient orthodoxe. Elle fut une tache honteuse pour l’ensemble du monde chrĂ©tien, car personne ne s’est mobilisĂ© pour soutenir militairement Byzance. La dĂ©fense des Byzantins fut hĂ©roĂŻque. Le siĂšge dura du 5 avril au 29 mai. Dans cette tragĂ©die, il faut souligner la solitude de Constantinople et de l’Orthodoxie », rappelait l’acadĂ©micien Emilian Popescu.

Le 29 mai 1453, la citĂ© des citĂ©s, Constantinople, la nouvelle Rome, tombait. De nombreux auteurs et articles dĂ©plorent le sort de toute la chrĂ©tientĂ© face Ă  cette tragĂ©die, mais il est surprenant que personne n’explique pourquoi elle est tombĂ©e et quelle Ă©tait la rĂ©alitĂ© historique lorsque Mahomet II, un sultan de 22 ans, a rĂ©ussi, avec les canons de l’Hongrois Orban de Brașov, Ă  dĂ©truire les cĂ©lĂšbres murailles qui avaient rĂ©sistĂ© Ă  tant d’armĂ©es assiĂ©geantes et Ă  entrer dans la ville.

Nous sommes face à une sorte de lamentation virtuelle qui ignore les causes de ce désastre.

La réalité historique est profondément triste et rarement exprimée.

Constantinople fut vĂ©ritablement la nouvelle Rome, la capitale d’un Empire chrĂ©tien pendant plus de mille ans, avec une interruption au XIIIe siĂšcle, rarement mentionnĂ©e.

Constantinople (ou Tsargrad) fut, pendant plus de mille ans, la plus grande ville du monde, comptant entre 400 000 et 500 000 habitants, majoritairement chrĂ©tiens orthodoxes. Ces chrĂ©tiens venaient de toutes les provinces de l’Empire romain, et leur accĂšs aux structures militaires, administratives et ecclĂ©siastiques Ă©tait libre et Ă©gal, selon la prĂ©paration, le talent et le zĂšle de chacun.

La grande tragĂ©die de Constantinople commence au IXe siĂšcle, lorsque, dans le contexte d’une renaissance exceptionnelle des sciences et de la philosophie chrĂ©tienne, soutenue par une sĂ©rie de reconquĂȘtes militaires, apparaĂźt ce qu’on appellera plus tard le nationalisme grec, c’est-Ă -dire la confusion entre la culture chrĂ©tienne de langue grecque et les idĂ©aux politiques. On ne peut qu’ĂȘtre attristĂ© que les Romains hellĂ©nophones de Constantinople aient pu ĂȘtre sĂ©duits par une hypothĂšse Ă  laquelle ni les MacĂ©doniens d’Alexandre le Grand, ni les savants et politiciens de l’ancienne Rome (qui parlaient majoritairement le grec ancien, langue de la culture romaine jusqu’aux environs de 200 ap. J.-C.) n’avaient succombĂ©.

La tentation du nationalisme grec fut suivie d’une sĂ©rie de tragĂ©dies, comme celle de l’empereur Basile II Bulgaroctone, qui se place Ă  la tĂȘte d’un phĂ©nomĂšne que nous qualifierions aujourd’hui de « chauvinisme ». Les Bulgares et les Serbes se virent interdire l’accĂšs aux fonctions dans l’armĂ©e et l’administration de l’Empire romain, sous peine de mort. Ce prĂ©cĂ©dent permit que la mĂȘme attitude s’applique Ă  d’autres ethnies. Plus tard, sous les empereurs ComnĂšnes, une vĂ©ritable Ă©puration ethnique eut lieu, les Valaques Ă©tant les premiers Ă  en souffrir, car ils Ă©taient les plus nombreux. En 1182, les Latins romano-catholiques furent Ă©galement chassĂ©s, ceux qui restaient dans la ville Ă©tant massacrĂ©s.
En 1185, l’empereur imposa de nouvelles taxes aux Valaques et aux Slaves des Balkans (contrairement aux Grecs de la ville), ce qui provoqua la grande rĂ©volte des frĂšres Asan et la crĂ©ation de l’Empire valaque-bulgare đŸ”œImage
2.
en 1187. Une sĂ©rie de guerres scella dĂ©finitivement le sort de l’unitĂ© impĂ©riale constantinopolitaine. AprĂšs l’assassinat de Jean Asan en 1196, son jeune frĂšre, Ioniță Caloian, prit l’initiative et parvint Ă  Ă©tendre encore davantage la domination valaque-bulgare, devenue entre-temps la vĂ©ritable nouvelle Rome.

En raison du chauvinisme grec constantinopolitain, les Valaques et les Slaves du Sud dĂ©cidĂšrent de fonder un nouvel empire, adoptant le slavon comme langue officielle, administrative et ecclĂ©siastique. Depuis la fin du XIIe siĂšcle, nous, Roumains, utilisons Ă©galement le slavon comme langue liturgique de l’Église.

La raison de l’adoption d’une autre langue Ă©tait l’idĂ©e romaine d’unir tous les chrĂ©tiens orthodoxes sous un seul empire et de garantir leur unitĂ© par une langue contenant toute la culture chrĂ©tienne. À ce moment-lĂ , le slavon commençait Ă  acquĂ©rir un certain prestige, la majoritĂ© de la littĂ©rature chrĂ©tienne ayant dĂ©jĂ  Ă©tĂ© traduite dans cette langue.

Il n’est pas surprenant que lors de l’arrivĂ©e de la quatriĂšme croisade en 1204, Ioniță Caloian, l’empereur valaque-bulgare, offrit son soutien aux Latins pour punir les Grecs de la ville.

La grande surprise fut lorsque les Latins se mirent Ă  piller et Ă  massacrer. Le 12 avril 1204 marqua pour Constantinople le dĂ©but d’un immense gĂ©nocide et du plus grand pillage de l’histoire de l’humanitĂ©. Si l’Europe occidentale est aujourd’hui une puissance financiĂšre, cela est en grande partie dĂ» au pillage de Constantinople en 1204. Le chauvinisme grec de Constantinople fut le facteur dĂ©clencheur de la tragĂ©die. Le chauvinisme fut la principale raison de la disparition de l’Empire romain d’Orient.
Ainsi, la vĂ©ritable chute de Constantinople eut lieu le 12 avril 1204. AprĂšs l’annĂ©e dĂ©sastreuse de 1204, qui marqua Ă©galement l’effondrement de tout rĂȘve d’unitĂ© chrĂ©tienne, Tsargrad ne fut plus qu’une ombre de ce qu’elle avait Ă©tĂ©, son influence historique notable aprĂšs cette date se limitant au domaine ecclĂ©siastique.

Ioniță Caloian tourna immĂ©diatement ses armes contre les Latins, voyant l’ampleur inimaginable du pillage et l’athĂ©isme des envahisseurs latins. L’annĂ©e suivante, en 1205, Caloian vainquit et captura le chef de la quatriĂšme croisade, Baudouin de Flandre. Caloian mourut en 1207, lors du siĂšge de Thessalonique croisĂ©e/papiste, assassinĂ©. Il est Ă  noter ici l’audace du chauvinisme grec, qui, aprĂšs 1207, reprĂ©senta dans une icĂŽne Saint DĂ©mĂ©trius, le grand martyr et patron spirituel de Thessalonique, tenant une lance et tuant Caloian/Scaloian, bien que trĂšs peu d’historiens de l’art puissent aujourd’hui expliquer correctement cette reprĂ©sentation.

D’une population de plus de 400 000 habitants à la fin du XIIe siùcle, Constantinople passa à
 50 000 habitants, majoritairement latins/papistes.
Ce n’est qu’en 1261 que les Grecs parvinrent Ă  reconquĂ©rir la ville, au prix de grands efforts. S’ensuivirent quelques dĂ©cennies de compromis politiques et ecclĂ©siastiques dont on parle rarement. Ces compromis contribuĂšrent Ă  fragmenter davantage la conscience orthodoxe dans les frontiĂšres de l’ancien Empire romain.

Malheureusement pour l’idĂ©al d’unitĂ© chrĂ©tienne, mĂȘme aprĂšs 1261, le chauvinisme continua de jouer son rĂŽle. Bien qu’il n’y ait plus eu d’épuration ethnique, la capitale devint presque exclusivement grecque, et les liens avec les autres chrĂ©tiens orthodoxes de l’ancien empire furent rĂ©duits au minimum.

La population de la ville ne dĂ©passa plus, jusqu’à la conquĂȘte ottomane, les 70 000 habitants.

Comme mentionnĂ©, les compromis politiques aprĂšs 1261 divisĂšrent le monde politique, puis ecclĂ©siastique. La plupart des nobles et des dĂ©tenteurs du pouvoir pensaient qu’une alliance avec l’Occident latin/papiste permettrait de sauver l’empire, devenu dĂ©sormais un empire grec. Une minoritĂ©, malheureusement, plaidait pour l’abandon du chauvinisme et pour un renforcement de l’enseignement chrĂ©tien apostolique et orthodoxe, qui permettrait de restaurer l’ancienne đŸ”œ
3.
domination impĂ©riale romaine. À quelques exceptions prĂšs, comme celles liĂ©es Ă  Saint GrĂ©goire Palamas, mĂ©tropolite de Thessalonique, et aux saints patriarches Isidore, Calliste I et PhilothĂ©e, soutenus par la famille impĂ©riale des CantacuzĂšnes, la plupart des empereurs constantinopolitains aprĂšs 1261 souffraient d’uniatisme et plaçaient plus d’espoir dans la puissance militaire occidentale que dans Dieu. En examinant rĂ©trospectivement les biographies des empereurs entre 1261 et 1453, l’historien de l’Empire romain chrĂ©tien ne peut s’empĂȘcher de s’étonner de voir comment ils ont manquĂ© l’essence mĂȘme qui avait attirĂ© la bĂ©nĂ©diction de Dieu sur l’empire : un État chrĂ©tien, guidĂ© par l’Évangile et les saints conciles ƓcumĂ©niques, propageant une culture, un art et une science chrĂ©tiens sur son territoire et dans le reste du monde connu, uni par une seule liturgie, cĂ©lĂ©brĂ©e dans la langue des peuples respectifs ou dans une autre langue classique lĂ  oĂč la culture Ă©crite d’un peuple n’était pas suffisamment dĂ©veloppĂ©e.

À maintes reprises, les empereurs, en plus des alliances militaires et matrimoniales avec diverses maisons rĂ©gnantes d’Europe occidentale, tentĂšrent d’établir des liens permanents avec le Vatican, dans l’espoir de reconquĂ©rir, par le biais des croisades, leurs anciennes possessions. On ne peut que s’étonner qu’ils n’aient pas compris que ces croisades n’avaient pour but apparent que la restauration de l’empire chrĂ©tien, leur vĂ©ritable objectif Ă©tant le pillage sous toutes ses formes et le remplacement de la hiĂ©rarchie orthodoxe par celle papiste. Finalement, en 1438, l’empereur Jean VIII PalĂ©ologue se rendit en Italie, au concile de Ferrare, accompagnĂ© du patriarche de Constantinople et des principaux hiĂ©rarques de l’Église, venant de l’empire et de l’extĂ©rieur (par exemple, le mĂ©tropolite Damien de Suceava et le mĂ©tropolite Isidore de Kiev Ă©taient prĂ©sents). Pendant un an de discussions, alors que la peste obligea le concile Ă  se dĂ©placer Ă  Florence, toutes les divergences entre l’enseignement apostolique et orthodoxe oriental et les innovations latines furent examinĂ©es. MalgrĂ© les arguments apostoliques et patristiques avancĂ©s, la saine doctrine traditionnelle de l’Église fut mise de cĂŽtĂ© sous divers prĂ©textes. Les hiĂ©rarques orthodoxes furent contraints de signer l’union avec le Vatican. Sous la pression politique, voire militaire, la plupart signĂšrent, apostasiant. Un seul hiĂ©rarque, Saint Marc d’ÉphĂšse, refusa de signer, restant fidĂšle Ă  l’enseignement apostolique.
L’empereur et les hiĂ©rarques rentrĂšrent chez eux aprĂšs avoir signĂ© leur propre apostasie. Bien qu’à leur retour Ă  Constantinople, ils aient pris toutes les mesures pour imposer l’union (l’Église conservait son culte, mais le pape Ă©tait mentionnĂ© dans toutes les liturgies, le Credo Ă©tait rĂ©citĂ© avec l’ajout du Filioque, et tous les clercs grecs Ă©taient obligĂ©s de co-cĂ©lĂ©brer avec les Latins), une grande partie de la population rejeta l’union, se rassemblant autour du moine Gennade Scholarios et de quelques clercs partageant son opinion.

Dieu bĂ©nit les quelques-uns qui gardĂšrent l’esprit orthodoxe et s’opposa Ă  cette violation de la foi de l’Église :

‱ La plupart des archevĂȘques hors de l’empire (et certains Ă  l’intĂ©rieur) rejetĂšrent l’union ;
‱ Les signataires de l’union furent chassĂ©s de leurs siĂšges Ă©piscopaux, surtout ceux hors de l’empire grec (comme Ă  Kiev et Ă  Suceava) ;
‱ Les mĂ©tropoles de TĂąrgoviște et de Suceava passĂšrent temporairement sous l’obĂ©dience canonique de l’archevĂȘchĂ© d’Ohrid, restĂ© orthodoxe ;
‱ En 1443, un concile panorthodoxe se tint Ă  JĂ©rusalem, avec la participation du mĂ©tropolite ArsĂšne de CĂ©sarĂ©e de Cappadoce et des patriarches d’Alexandrie, d’Antioche et de JĂ©rusalem, qui condamnĂšrent et rejetĂšrent l’union, envoyant une lettre de rĂ©primande Ă  l’empereur de Constantinople ;
‱ À Constantinople, le moine Gennade Scholarios, chef de la faction orthodoxe, avait Ă©crit sur sa porte : « PlutĂŽt le turban turc que la đŸ”œ
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May 24
🔮 Un texte extraordinaire !

📍La santĂ© comme nouveau champ de bataille

Nous assistons à une stratégie planifiée, une opération systématique de dépossession des peuples de leurs droits, de suspension des constitutions et de centralisation du pouvoir sous le prétexte de la santé publique.
un éditorial de Phil Broq

📍Croire que les laboratoires pharmaceutiques Ɠuvrent pour la santĂ©, c’est comme croire que les marchands d’armes travaillent pour la paix.
Lorsque ces deux forces se rencontrent, elles ne bĂątissent pas un monde plus sĂ»r. Elles engendrent l’OMS, une organisation qui, loin d’ĂȘtre un rempart de la santĂ© publique, s’est muĂ©e en un outil de domination globaliste, de manipulation et de spoliation des souverainetĂ©s et libertĂ©s humaines.

Le 20 mai 2025 marquera une nouvelle page dans l’histoire de la gouvernance mondiale, lorsque la 78e AssemblĂ©e mondiale de la SantĂ© a ratifiĂ© un « traitĂ© pandĂ©mique » qui, sous couvert de protĂ©ger la planĂšte, octroie des pouvoirs exorbitants Ă  une institution corrompue jusqu’à l’os : l’OMS.

Sous son vernis humanitaire, cette organisation, gĂ©nĂ©reusement financĂ©e par des intĂ©rĂȘts privĂ©s comme la Fondation Gates et dirigĂ©e par un homme Ă  la rĂ©putation sulfureuse (un ancien ministre Ă©thiopien accusĂ© de graves exactions liĂ©es aux massacres au Rwanda), se transforme en une vĂ©ritable police sanitaire mondiale.

Sans lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique, sans contrĂŽle parlementaire ni consultation des peuples, l’OMS s’arroge dĂ©sormais le droit d’imposer des mesures liberticides Ă  des nations entiĂšres.

Vaccins obligatoires dĂ©ployĂ©s Ă  une vitesse fulgurante, restrictions globales dĂ©crĂ©tĂ©es d’un claquement de doigts, passeports numĂ©riques traquant chaque citoyen.

Le tout, emballé dans le vernis cynique de la « sécurité sanitaire mondiale ».

Mais cette mascarade n’a pas trompĂ© tout le monde. Certains pays, encore debout, ont refusĂ© de se plier Ă  cette tyrannie dĂ©guisĂ©e : les États-Unis, la Russie, la Chine, le BrĂ©sil, l’Inde, l’Afrique du Sud, IsraĂ«l, l’Égypte, la Turquie


Ces nations ont percĂ© Ă  jour la manƓuvre. Elles ont compris que ce traitĂ© n’est qu’un cheval de Troie, une tentative dĂ©guisĂ©e de prise de contrĂŽle mondiale. Un mĂ©canisme savamment orchestrĂ© pour dĂ©pouiller les peuples de leur souverainetĂ© et suspendre les constitutions sous prĂ©texte de « crise ».
Ce n’est plus une thĂ©orie du complot, mais une rĂ©alitĂ© qui se dĂ©roule sous nos yeux. Une stratĂ©gie planifiĂ©e, une opĂ©ration systĂ©matique visant Ă  priver les peuples de leurs droits, Ă  suspendre les constitutions et Ă  centraliser le pouvoir sous couvert de santĂ© publique.
Les « grands » de ce monde n’ont pas construit d’hĂŽpitaux. Ils ont bĂąti des usines Ă  virus pour stĂ©riliser et dĂ©peupler la planĂšte.

Un programme conçu de sang-froid par une élite technocratique, qui érige désormais des laboratoires expérimentaux à ciel ouvert aux quatre coins du globe.
Parmi eux, des laboratoires P4 officiels et d’autres, clandestins, non rĂ©pertoriĂ©s.

Le Covid n’a Ă©tĂ© qu’un Ă©chauffement.
Pendant des dĂ©cennies, des gĂ©nĂ©rations ont Ă©tĂ© conditionnĂ©es Ă  faire aveuglĂ©ment confiance Ă  des institutions internationales comme l’OMS, l’ONU, le CDC, le NIH ou GAVI.

Soutenues par les gouvernements, les mĂ©dias et les puissances financiĂšres, ces organisations se sont imposĂ©es comme les garants du bien-ĂȘtre mondial. À tort, elles sont perçues comme des bastions d’impartialitĂ©, de dĂ©vouement humanitaire et de bienveillance universelle.

Mais derriĂšre cette façade rassurante se tapit une mascarade perfide. Loin d’ĂȘtre les sauveurs de l’humanitĂ©, ces institutions sont les rouages d’une machine mondiale de contrĂŽle, conçue pour Ă©craser l’humanitĂ© et mettre en Ɠuvre un plan machiavĂ©lique.
Cette machine n’est pas dirigĂ©e par des mĂ©decins ou des scientifiques dĂ©vouĂ©s au bien commun, mais par des financiers, des technocrates sans scrupules et des industriels – des cartels d’armement aux gĂ©ants agroalimentaires et pharmaceutiques – tous plus soucieux de profits que de santĂ© đŸ”œImage
2.
publique ou de bien-ĂȘtre humain.

Loin de protĂ©ger les populations dont elles avaient la charge, ces organisations ont tissĂ© un vaste rĂ©seau d’influence, un cartel transnational aux ambitions totalitaires et aux intĂ©rĂȘts financiers sordides.

Leurs vĂ©ritables objectifs ne sont pas la sĂ©curitĂ© ou la protection des populations, mais la privatisation des droits fondamentaux, la concentration du pouvoir Ă©conomique et politique, et l’exploitation sans limite des citoyens comme des ressources naturelles.

Le contrĂŽle, sous l’apparence de la science et du bien-ĂȘtre, est devenu leur vocation suprĂȘme. Un contrĂŽle qui ne se cantonne pas Ă  la santĂ© publique, mais englobe la vie privĂ©e, les libertĂ©s individuelles et, plus insidieusement encore, l’autonomie des nations.
Ces cartels transnationaux ont infiltrĂ© les plus hautes sphĂšres du pouvoir, armĂ©s de milliards d’euros, de dollars et de puissants rĂ©seaux mĂ©diatiques.
En consolidant leur emprise, ces organisations ont instaurĂ© un systĂšme complexe et opaque de surveillance mondiale, oĂč chaque facette de la vie humaine est scrutĂ©e, mesurĂ©e et contrĂŽlĂ©e.

L’objectif est la soumission totale au service de leur plan. Les citoyens ne sont plus des individus libres, mais des sujets d’expĂ©rimentation ou des unitĂ©s Ă©conomiques Ă  rĂ©guler, exploiter et dominer.

Tout a Ă©tĂ© conçu pour façonner un monde oĂč la santĂ© et la sĂ©curitĂ© servent de prĂ©texte idĂ©al Ă  des mesures de violence silencieuse et insidieuse, soutenues par des restrictions des libertĂ©s, une soumission forcĂ©e et la transformation des populations en un troupeau numĂ©rique, oĂč chaque geste, chaque mot, chaque pensĂ©e est traquĂ©, enregistrĂ© et façonnĂ© pour servir cette Nouvelle Ordre Mondiale mafieuse.

L’influence de ces organisations n’est pas seulement Ă©conomique, mais profondĂ©ment politique.

AveuglĂ©s par des financements corrompus, le chantage sous toutes ses formes et des accords occultes, les gouvernements ont largement laissĂ© les technocrates de l’OMS et les financiers de GAVI dicter les grandes lignes des politiques publiques mondiales.

Les dĂ©cisions cruciales, qui auraient dĂ» relever des autoritĂ©s Ă©lues dĂ©mocratiquement, sont dĂ©sormais prises dans l’ombre, loin de tout contrĂŽle populaire.
L’OMS, sous couvert de neutralitĂ© et de son rĂŽle d’organisme international indĂ©pendant, a acquis un pouvoir dĂ©mesurĂ© dans la gestion des crises sanitaires mondiales.
Mais cette « indĂ©pendance » n’est qu’une illusion. DerriĂšre cette façade se cachent les mains de Bill Gates, George Soros et autres magnats pharmaceutiques, qui orientent les prioritĂ©s sanitaires non pas selon les besoins rĂ©els des populations, mais selon les profits Ă  engranger.
GAVI, loin d’ĂȘtre une simple organisation humanitaire, est une force motrice de la privatisation de la santĂ© mondiale, transformant la santĂ© publique en un marchĂ© global lucratif.

Ce qui semblait ĂȘtre une noble initiative pour vacciner les populations les plus pauvres s’est muĂ© en un mĂ©canisme de domination, oĂč les dĂ©cisions vaccinales sont dictĂ©es par des intĂ©rĂȘts privĂ©s.

Loin de sauver des vies, ce systĂšme impose une dĂ©pendance Ă©conomique aux pays les plus vulnĂ©rables, leur infligeant des solutions Ă  l’efficacitĂ© douteuse et Ă  des coĂ»ts exorbitants.

Tout est orchestrĂ© pour diviser et rĂ©gner, pour maintenir un statu quo Ă©conomique oĂč l’élite mondiale dĂ©tient toutes les cartes.

Ce contrĂŽle perdure mĂȘme aprĂšs la crise, avec une surveillance numĂ©rique imposĂ©e par des outils comme le passeport sanitaire numĂ©rique.
Nous constatons que les cryptomonnaies d’État ne rĂ©pondent pas seulement Ă  une crise financiĂšre ou sanitaire.
Nous assistons Ă  une reconfiguration totale des sociĂ©tĂ©s humaines, oĂč la libertĂ© individuelle devient une exception, et chaque geste est scrutĂ© et analysĂ©.

La surveillance comportementale devient la norme.

La vie privĂ©e n’est plus qu’un vestige du passĂ©.

L’individu est rĂ©duit Ă  une unitĂ© de contrĂŽle dans un systĂšme de crĂ©dit social, oĂč les comportements sont Ă©valuĂ©s đŸ”œ
3.
notĂ©s et, finalement, manipulĂ©s pour servir les grands intĂ©rĂȘts Ă©conomiques.

L’objectif ultime est d’instaurer une dictature technocratique, oĂč les libertĂ©s individuelles ne sont qu’un lointain souvenir.
La santĂ©, loin d’ĂȘtre un droit universel, devient un outil d’asservissement. Un instrument de domination, oĂč la peur est cultivĂ©e et exploitĂ©e pour justifier des mesures de contrĂŽle toujours plus invasives et autoritaires.

Ainsi, le vĂ©ritable cartel pharmaceutique ne se limite pas aux laboratoires et aux financiers, mais forme un rĂ©seau tentaculaire d’acteurs politiques, financiers et industriels interconnectĂ©s par une convergence d’intĂ©rĂȘts privĂ©s, crĂ©ant une architecture invisible de domination.

L’unique but de ce gouvernement mondial non Ă©lu, largement opaque, est de maintenir les populations sous contrĂŽle, d’anĂ©antir toute forme de souverainetĂ© nationale et d’imposer une surveillance totale.

Les vĂ©ritables maĂźtres de ce systĂšme ne sont ni la science ni l’éthique, mais le profit, l’oppression et le contrĂŽle global.
À la tĂȘte de ce cartel, des figures comme Fauci, Obama, Clinton, Biden, Soros et Gates, des hommes et des femmes de pouvoir qui, sous prĂ©texte de combattre des crises qu’ils fabriquent de toutes piĂšces, mĂšnent une guerre ouverte contre la libertĂ©, la souverainetĂ© et l’indĂ©pendance des peuples.
La pandĂ©mie de Covid-19 a servi de cheval de Troie et de terrain d’essai. Sous prĂ©texte de protĂ©ger les populations d’un danger hypothĂ©tique, amplifiĂ© par une presse propagandiste, le monde entier a Ă©tĂ© mis Ă  l’arrĂȘt.
Les économies ont été ravagées, les libertés piétinées, et la soumission imposée par des pseudo-experts omnipotents.
Mais cette crise sanitaire n’était qu’une introduction Ă  un plan machiavĂ©lique bien plus vaste.
L’Ukraine, dĂ©vastĂ©e par la guerre et gangrĂ©nĂ©e par la corruption, est devenue un laboratoire biologique secret, oĂč des expĂ©riences dangereuses sur des pathogĂšnes mortels ont Ă©tĂ© menĂ©es, loin de tout contrĂŽle international.

C’était le terrain idĂ©al pour une manipulation Ă  grande Ă©chelle.
Sous la prĂ©sidence de Barack Obama, en 2005, un projet de coopĂ©ration sanitaire avec l’Ukraine a Ă©tĂ© lancĂ©. PrĂ©sentĂ© comme une aide humanitaire, il dissimulait des objectifs bien plus sinistres, avec des millions de dollars injectĂ©s dans des biolaboratoires destinĂ©s non pas Ă  sauver des vies, mais Ă  dĂ©velopper des armes biologiques.

Ce projet a pris de l’ampleur sous Joe Biden. Metabiota, une entreprise de recherche biologique, a servi de tĂȘte de pont pour canaliser les fonds et mettre en Ɠuvre des projets secrets.

Il est impossible de dissocier Hunter Biden, fils de l’ancien prĂ©sident, de cette affaire. MalgrĂ© les tentatives de la presse de qualifier ces rĂ©vĂ©lations de « conspiration », documents et tĂ©moignages attestent des liens directs entre Biden et ces laboratoires ukrainiens.

Mais pourquoi l’Ukraine, avec son absence de supervision, son infrastructure fragile et ses nombreuses zones d’ombre, est-elle devenue un lieu privilĂ©giĂ© pour ces expĂ©riences biologiques ?

La rĂ©ponse combine des facteurs gĂ©opolitiques et scientifiques. L’Ukraine n’a pas Ă©tĂ© seulement un champ de bataille stratĂ©gique, mais un laboratoire potentiel pour des programmes de guerre biologique, notamment parce que les preuves pouvaient ĂȘtre effacĂ©es plus facilement dans le chaos du conflit, sous les bombes russes.

Dans ce contexte, certains observateurs affirment que Vladimir Poutine a ordonnĂ© une avancĂ©e terrestre plutĂŽt que des bombardements massifs sur certaines installations sensibles, non par faiblesse militaire ou stratĂ©gie conventionnelle, mais pour Ă©viter une catastrophe biologique. đŸ”œ
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