Le génocide continue : Israël tue les Palestinien·nes par le froid.
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Depuis mi-novembre, Gaza est frappée par d’importantes inondations hivernales, alors que la quasi-totalité de la population de l’enclave a été déplacée. 2/24
Selon le dernier rapport des Nations unies, 1,6 million de personnes – soit 75% de la population, sont encore confrontés à un niveau extrême d'insécurité alimentaire et de malnutrition. 3/24
À l’approche de l’hiver, 1,5 million de Palestinien·nes de Gaza vivent dans des tentes abimées n’offrant aucune protection contre le froid glacial. Ces inondations arrivent alors que le système d’égouts a été gravement endommagé, ... 4/24
... faisant ainsi remonter des eaux usées à la surface, aggravant la situation sanitaire déjà préoccupante. Les systèmes de pompes habituellement utilisés à Gaza ne peuvent pas être utilisés à cause du manque de carburant. 5/24
Le 11 décembre, Rahaf Abu Jafar est morte. Ce nourrisson de huit mois a succombé à l’hypothermie dans un camp de déplacé·es. La Protection civile indique également que dans ces camps, plusieurs familles se sont noyées. 6/24
Pour faire face à cette catastrophe humanitaire absolue, il faudrait approximativement que 300 000 tentes et mobile homes puissent entrer dans la bande de Gaza pour assurer les standards minimaux de dignité humaine pour les habitant·es de ces camps. 7/24
Les tentes et mobile homes sont pourtant disponibles, de l’autre côté du mur de fer qui sépare Gaza et Israël. Nonobstant l’accord de cessez-le-feu du 10 octobre 2025 – qui prévoyait l’entrée d’au minimum 600 camions d’aide humanitaire par jour –, ... 8/24
les autorités de Gaza ont décompté une moyenne de 145 camions par jour. Israël refuse donc sciemment de faire entrer ce matériel pourtant necessaire à la survie des Palestinien·nes. Israël refuse également l’entrée de matériel médical pourtant essentiel à une population ... 9/24
... qui subit un génocide depuis plus de deux ans. Sans surprise, très peu de matériel de construction est entré dans l’enclave, ne permettant pas la reconstruction d’infrastructures basiques, comme les hôpitaux ou les écoles. 10/24
Par ailleurs, le nombre insuffisant de camions entrant à Gaza ne permet pas d’assurer les besoins alimentaires de la population, qui reste largement sous nourrie. Rappelons que le blocus imposé par 🇮🇱 sur la bande de Gaza est tout simplement illégal en droit international. 11/24
Le génocide est toujours en cours : selon la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948, la « soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle » ... 12/24
... constitue l’un des cinq actes du génocide. En forçant les Palestinien·nes de Gaza à subir ces conditions de vie inhumaines, Israël poursuit donc sa guerre génocidaire entamée le 7 octobre 2023. 13/24
En plus de ces conditions de vie inhumaines, les meurtres et les tueries de 🇵🇸 continuent, ce qui constitue le premier acte de la convention. Depuis le 10 octobre 2025, 🇮🇱 a violé le cessez-le-feu une centaine de fois, tuant au moins 391 🇵🇸 et en blessant 1 063 autres. 14/24
La majorité de ces violations ont lieu autour de la « ligne jaune ». Cette ligne sépare le territoire pour distinguer l'absence (à l'ouest) de la présence (à l'est) de l’armée israélienne. 15/24
Cette dernière comprenant plus de 50% du Territoire palestinien selon l’accord de cessez-le-feu du 10 octobre. Le marquage au sol de cette ligne est largement insuffisant, mais Israël a plusieurs fois tué des Palestinien·nes qui franchissent cette ligne, ... 16/24
invoquant des pretextes de « lutte contre le terrorisme » ou de « mise en sécurité des soldats de Tsahal ». C’est le cas de Fadi et Jumaa Abu Assi, deux garçons de huit et dix ans, allés chercher du bois pour leur père paralysé, tués par un drône israélien. 17/24
Par la poursuite du génocide, le gouvernement israelien entend parvenir à son objectif central : le nettoyage ethnique du territoire et donc la disparition de toute présence palestinienne. 18/24
Dans ses velléités expansionniste, Israël a également déplacé plusieurs blocs de bétons séparant l’enclave, afin de gagner du territoire à Gaza, déplaçant de force une énième fois les Palestinien·nes résidant dans les quartiers annexés. 19/24
Ce contexte affolant n’impacte en rien l’attitude des puissances occidentales envers Israël, qui dispose toujours d’un blanc seing colonial pour continuer ses exactions à Gaza. 20/24
Pourtant, depuis l’ordonnance du 26 janvier 2024 de la Cour internationale de justice – reconnaissant le risque plausible de génocide dans la bande de Gaza –, un régime jurique particulier s’est déclenché. 21/24
Tous les États ont l’obligation de tout faire pour prévenir, empêcher et réprimer le crime de génocide. La France et les États occidentaux n’ont pas mis en œuvre ces obligations, qui auraient impliqué la mise en place de sanctions économiques bilatérales envers Israël, ... 22/24
... de sanctions envers les dirigeants israéliens, de renégociations vis-à-vis des accords d’association, ou d’embargos sur les armes. 23/24
En laissant les Palestinien·nes mourir, les États qui n’ont pas sanctionné Israël permettent l’aboutissement de cette guerre génocidaire en toute impunité. 24/24
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En finir avec les mythes du narratif sioniste - n°3 : « Israël n’est pas une construction coloniale puisqu’il n’y a pas de métropole »
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Cet argument n’a rien de nouveau : il est récurrent dans les écrits d’intellectuels sionistes cherchant à masquer le caractère colonial du mouvement sioniste et de la création d’Israël. 2/29
Pour tenter d’y parvenir, il faut feindre d’ignorer les travaux scientifiques sur le colonialisme de peuplement (settler colonial studies), au profit d’une approche unique et systématique de toutes les situations coloniales. On vous explique. 3/29
Pour évoquer les accords instaurant un cessez-le-feu à Gaza, de nombreuses personnalités politiques et plusieurs médias choisissent d’utiliser le mot paix. Qu’ils le fassent pour reprendre la rhétorique de Donald Trump, ... 2/29
ou parce qu’ils estiment que ces accords instaurent une « paix » entre la Mer et le Jourdain, il est essentiel de s’interroger sur ce que ce mot signifie et surtout ce qu’il dissimule.
En effet, en ce qui concerne la Palestine, la question n’est pas celle de la « paix ». 3/29
« En vérité, décrire le Hamas comme étant principalement motivé par l’antisémitisme et apparenté aux nazis n’est que la continuation, dans le nouvel épisode intensif en cours de la guerre israélo-arabe des récits, d’un vieux stratagème narratif éprouvé, 2/11
inauguré par l’exploitation après 1945 de la figure d’Amin al-Husseini afin de présenter la conquête sioniste de la terre palestinienne en 1948 comme ultime bataille de la Seconde Guerre mondiale. » 3/11
Reconnaître la Palestine sans sanctions contre Israël : le blanchiment occidental.
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Après l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada, qui ont annoncé ce dimanche leur reconnaissance de l’État de Palestine, la France s’apprête à suivre le mouvement, en reconnaissant ce soir, depuis la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, l’État de Palestine. 2/X
Une telle annonce pourrait paraître historique, comme si elle consacrait une fracture au sein du bloc occidental autour de la guerre génocidaire menée contre les Palestiniens de Gaza et la solution à deux États. 3/X
Après 23 mois de génocide à Gaza, l’armée israélienne a lancé une offensive terrestre sur la ville de Gaza, le 16 septembre au matin, visant à en prendre le contrôle après une nuit de bombardements intenses, et alors qu’Israël contrôle déjà 75% du territoire de la bande. 2/X
Selon les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, plus de 65 000 personnes ont été tuées. Ces chiffres restent largement sous-évalués. Une estimation récente parle de plus de 680 000 victimes. 3/X