🔎 Qui a écrit le nouveau rapport de @ademe sur les data centers ?
Une nouvelle enquête de Watt the Duck
Spoiler : pas l'Ademe.
Des rebondissements incroyables et la folle vérité enfin dévoilée.
(Ouais j'exagère un peu mais faut du click!)
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Le CLIK tiens, parlons en, puisqu'il semble que ce soit ce mystérieux groupement qui ait écrit ce rapport.
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Bien ouais, l'Ademe n'a sans doute pas assez "d'ingénieurs en sobriété numérique" dans son service de Sobriété Numérique au sein de la Direction Economie Circulaire.
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Bon alors ce CLIK ? Un premier clic malheureux m'entraîne sur une fausse piste (je vous l'avais dit qu'il y aurait des rebondissements) et vers les centres locaux d’information et de coordination (Clic).
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Non, en fait c'est plus simple ça, c'est écrit dessus (comme le Port Salut). Le CLIK ce sont les quatre personnes citées comme auteurs juste après.
Et là, dès le premier nom, c'est bingo. Car l'auteure principale, c'est aussi la trésorière de l'association @greenit
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Vous ne voyez pas qui c'est ? Mais si, voyons, faites un effort. GreenIT c'est cette asso qui publie des rapports complaisamment relayés par le service public.
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↩️ franceinfo.fr/environnement/…
Des rapports à base de chiffres chocs et de comparaisons toutes pétées.
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Des rapports qui prétendent savoir mieux que vous quels sont vos besoins essentiels.
Et qui au passage, pour pour arriver à son chiffre de 40%, compare les émissions actuelles du numérique aux 2T / personne à atteindre en 2050.
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Comme si le numérique n'allait faire aucun progrès d'ici là...
[10/21]
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Mais je digresse. Bref, nos amis de GreenIT, vous savez ce qu'ils font dans le civil ?
Bingo (bis), ils sont tous consultants dans le numériques, vendeurs de prestations en sobriété et éco-conception.
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Au point de faire de la prestation pour France Bleu.
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Qui utilise EcoIndex (de GreenIT) pour la conception de son site web. Et ensuite les stations de Radio France relaient les rapports de GreenIT.
Si ça c'est pas de l'économie circulaire de qualitay !
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Rappel : EcoIndex c'est du bidon. C'est une mesure à la truelle du contenu des pages quand l'empreinte du numérique c'est à 80% le hardware (je le sais c'est l'Ademe qui l'a dit).
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Le deuxième, c'est Benoît Petit, cofondateur de Hubblo, qui veut "accompagner les entreprises ou collectivités dans leurs démarches de réduction des impacts environnementaux".
Encore plus décroissant, et que des bonnes lectures : Jancovici, Aurélien Barrau, Meadows.
[15/21]
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Bon, vous l'aurez deviné, Boazvista c'est une association loi 1901 aidant les organisations à... évaluer, piloter et réduire l'impact environnemental de leur numérique de façon simple, rapide et fiable.
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↩️ boavizta.org
Quand à la dernière mousquetaire, Cécile Diguet, elle fait aussi du conseil au sein du studio Dégel en urbanisme frugal, villes incluantes et numérique responsable (par opposition à vous tous qui faites du "numérique irresponsable").
[18/21]
↩️ studiodegel.com
Elle a de multiples réalisations à son actif (je suppose qu'elle est allée à Buenos Aires en "avion responsable" faire sa marche sensible au genre).
[19/21]
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Bref, vous l'aurez compris.
Malgré ses effectifs pléthorique et son coût exorbitant, l'Ademe a sous-traité son étude sur les data centers, à des gens plus ou moins décroissants, sauf quand il s'agit de vendre des prestations sur le sujet.
[20/21]
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Alors quand on vous dit que l'étude a "mobilisé" l'Ademe, et des représentants "du lobby des centres de données", on se fout un tout petit peu de votre poire.
Et le lobby de la poutre se moque du lobby de la paille. Parce que là, on a quand même du top niveau !
[21/21 FIN]
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Vous avez dû voir passer cette info, tirée d'un rapport de "Sortir du Nucléaire", selon lequel près de 6 milliards de poissons et crustacés tués par les centrales nucléaires.
Un chiffre énorme, taillé pour faire peur (voisin du nombre d'humains sur la planète, ce n'est évidemment pas un hasard).
Ne reculant devant aucun sacrifice, je suis allé télécharger le rapport 🎖️
Evidemment, en lisant le rapport, on découvre pourtant que ces "victimes" sont principalement des œufs, des larves et des juvéniles de quelques millimètres.
Une manipulation que les auteurs reconnaissent en creux : « Il est tentant de manipuler les résultats en parlant en tonnes plutôt qu'en nombre d'individus. »
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Ah oui, parce qu'en jargon SDN chaque larve et chaque oeuf sont des "animaux non humains"...
Bon on va quand même regarder ce que ça représente en tonnes hein ?
Le même rapport indique qu'à Paluel : 1 million de juvéniles capturés représentent 170 kg.
Soit 0,17 gramme par individu.
Même en prenant des hypothèses prudentes, on obtient un ordre de grandeur de 1 000 à 3 000 tonnes par an.
C'est-à-dire :
- environ 0,2 à 0,6 % des débarquements annuels de la pêche française ;
- l'équivalent de la consommation annuelle de 30 000 à 80 000 Français ;
- environ 0,04 à 0,11 % de la consommation française totale de produits aquatiques.
C'est facile de faire nombre avec des "animaux non humains" aussi fertiles
Hareng : 20 000 à 200 000 œufs par femelle.
Morue : 1 à 9 millions d'œufs par femelle.
Crevette grise : environ 2 000 à 8 000 œufs par ponte
Crevette blanche : plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers d'œufs.
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Regardez bien cette illustration. Un gros poisson adulte flotte à la surface.
Le problème ? Les "victimes" sont surtout des œufs, des larves et des juvéniles de quelques millimètres.
Autrement dit, l'image montre exactement ce que le chiffre ne décrit pas. Une grossière tentative de manipulation émotionnelle.
Si les auteurs avaient voulu représenter fidèlement ce qui produit leurs milliards, la couverture aurait montré des œufs, des larves transparentes et des juvéniles de trois millimètres.
C'est évidemment moins spectaculaire, et c'est bien le problème de SDN qui ne sait plus quoi faire pour faire son intéressant.
Bon, puisqu'à l'appui du programme économique délirant de Mélenchon, on nous ressort régulièrement l'argument d'autorité des 300 "économistes" qui l'auraient validé, il est temps de réanalyser en détail cette fameuse liste.
Ce type de listes répond à une mécanique bien connue : le transfert de légitimité.
Il s'agit d'adosser un grand nombre de profils militants ou issus de disciplines diverses (le halo d'autorité) à un noyau dur de têtes de gondole, afin d'afficher un chiffre impressionnant et de simuler un consensus technique.
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Première observation : contrairement à ce que beaucoup disent, pas de prix Nobel dans la liste.
Esther Duflo, à ne pas confondre avec Cécile Duflot, a expressément refusé d'apporter sa caution scientifique aux chiffrages macroéconomiques de la coalition.
« J’en profite pour dire que contrairement à ce que j’ai lu dans le journal, je n’ai pas contribué au programme du Front populaire, et je ne l’ai pas non plus “validé” en bloc, parce que ce n’est pas vraiment ma place de le faire, surtout en tant que présidente d’une école d’économie où les professeurs (de Thomas Piketty à Olivier Blanchard) ont des choses très différentes à en dire. »
Ce paragraphe est un condensé de malhonnêteté : "L'organisation de médecins affirme que seuls 20 PFAS sont surveillés, alors qu’il en existerait "4 000 à 15 000", et que 14 millions de Français sont exposés aux pesticides. Elle évoque aussi une contamination aux microplastiques "omniprésente et sous-estimée", avec 413 particules par litre dans l’eau du robinet. La CN URPS-ML met en avant des risques pour le système hormonal, nerveux et immunitaire, ainsi qu’un possible lien avec des pathologies cardiaques et cancéreuses, des troubles neurodégénératifs et l’hypofécondité."
🧵Les Marie-Antoinette de la gastronomie française ("qu'ils privilégient une production durable, familiale et qualitative") remettent le couvert dans cette tribune au Monde.
Critique de ce brouet indigeste. Servez-chaud.
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Ca commence fort dès la mise en bouche :
Nos grands chefs étoilés découvrent que : 1) produire en quantité nécessite... des moyens de production (oui, c'est à peu près le sens de l'évolution humaine depuis le Néolithique) 2) les exploitations modernes ont besoin de foncier, de tracteurs, de semences, d'intrants, bref... d'agriculture.
Ils oublient juste que : 3) le tracteur, présenté comme un symptôme de vulnérabilité a remplacé les chevaux, les rendements médiévaux et des millions d’heures de travail harassant 4) les vilains intrants ont sauvé des centaines de millions de vies humaines et qu'une part très importante de l’humanité actuelle (du moins ceux qui ne vont pas dans les *** ) est nourrie grâce à eux.
Au passage les gars on vous rappellera juste qu'un restaurant étoilé est "dépendant" d’électricité, de logiciels, de réseaux logistiques mondiaux, d'une main d'oeuvre bien formée et flexible, et d’une clientèle solvable.
L'association dons solidaires, comme son nom l'indique, collecte et redistribue des produits neufs non-alimentaires – savons, protections
menstruelles, jouets, fournitures scolaires...
Elle a été très active pour étendre la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Economie Circulaire) aux invendus non alimentaires, influençant son adoption en 2020 et son entrée en vigueur en 2022 (interdiction de destruction, priorité au don associatif...)
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Pour son lobbying, l'association s'appuie sur la publication de "baromètres", dont les chiffres chocs sont repris par les médias, comme ici avec la "précarité menstruelle".
15 embauches dans une usine de produits ultra-transformés et @franceinfo titre : « le "fauxmage" s’impose en France, porté par une demande en forte hausse »
La réalité, issue de la conclusion du même article 👇
Aucune chance d’ailleurs, que le « fauxmage émette 10 à 15 fois moins de CO2 que le formage ».
👉Fromage laitier : ≈ 8 à 10 kg CO₂ / kg 👉Noix de cajou (matière première) : ≈ 5 kg CO₂ / kg
Parlons-en d’ailleurs de la gentille noix de cajou qui vient du Vietnam.
Décorticage souvent manuel
Coque contenant une résine corrosive occasionnant des brûlures chimiques
Femmes travaillant sans protection et et avec salaires très faibles
Et pour l’environnement ?
La hype de la noix de cajou qui permet de faire fauxmages et fauxgras entraine le développement de monocultures de cajou avec son corollaire de perte de biodiversité et de déforestation (et ses esoins en eau élevés jusqu’à ~32 000 L/kg).
Vous aimez vous donner bonne conscience en délocalisant vos impacts ?
Vous vous souciez du bien être animal mais n’en avez rien à foutre des mains des travailleuses Vietnamiennes ou Indiennes ?
👉 Mangez du fauxmage, et avec un peu de chance vous aurez droit à un publireportage sur le service public.