IS et US ont poursuivi leurs frappes, menant parallèlement des actions sur le leadership politico-militaire, les infrastructures (QG des Basij détruit), les lanceurs SAM et balistiques.
La mort de l'ayatollah Khamenei est confirmée; Ali Reza Arabi (67 ans) le remplace. Les rens. IS et US ont travaillé de manière fortement intégrée, IS annonce également la mort du chef d'état-major des armées, Abdolrahim Mousavi.
Plusieurs bases aériennes et navales atteintes,
avec 1 FFG Jamaran détruite à quai. Plus largement, la marine (régulière + gardiens de la révolution) n'a pas anticipé les frappes et ne montrent pas d'activité des + grosses unités. 4 MiG-29 auraient été abattus par des F-35 (à confirmer).
On note qu'IS est loin d'attirer tous les MSL, mais aussi que Chypre a été ciblé par deux MSL, qui n'ont pas atteint les bases UK. Le BDA sur les bases utilisées par les US dans la région - et qui n'ont que peu de hangarettes bétonnées - n'est pas encore disponible.
La plupart des engins ont été interceptés selon les différents Mindef. 2 exceptions : la Jordanie (grande base de Muwaffaq Salti) et Oman.
Le détroit d'Ormuz: intense brouillage GPS et blocus, avec le pétrolier Skylight frappé (4 blessés, équipage évacué).
3/ Quelques éléments d'analyse
- On n'observe pas de minage massif du détroit ou d'engagement systématique des navires civils et militaires par des batteries côtières, la marine ou des missiles balistiques antinavires.
- L'IR conserve des capacités aérobalistiques et l'aptitude
logistique et de commandement à les lancer, avec une précision parfois aléatoire. De ce point de vue, la campagne de décapitation du système militaire IR n'est pas terminée et doit "descendre" dans la hiérarchie.
- On constate l'effet cumulé des actions menées depuis le 7/10/23:
la réduction des capacités du Hezbollah, la perte de l'allié syrien, les opérations à Gaza, Jours de repentance, Midnight Hamme ont eu pour effet de réduire les capacités des proxys et de la défense aérienne IR.
- La grande inconnue politique: certes, de nombreuses
manifestations de joie des Iraniens, mais qui ne prennent pas encore une forme d'insurrection - ce qui semble logique: en dépit des frappes menées sur l'appareil sécuritaire, il lui reste des capacités. A voir donc...
Bonne journée! JH
• • •
Missing some Tweet in this thread? You can try to
force a refresh
- L’objectif est un changement de régime via une opération aérienne cherchant et appuyant une insurrection de la population IR;
- Les premières frappes US/IL ont visé les sites antiaériens IR et la décapitation de l’appareil d’Etat ;
- Les frappes, planifiées depuis plusieurs mois selon IL, se sont rapidement concentrées sur les sites balistiques et nucléaires IR. IL indique qu’elles vont perdurer ;
- La supériorité aérienne a été rapidement acquise, avec des MQ-9 opérant librement dans le ciel IR ;
- La réponse IR a été bien moins symbolique que précédemment. Outre la conduite effective de frappes en dépit de l’interdiction IL, tous les Etats du Golfe ont été touchés, sauf Oman. Les bases US sont privilégiées;
- Ces frappes sont précises.
Face à la menace des OWA-UAV - sans doute un exemple les plus remarquables de techno-régression compétitive - nos Etats semblent démunis, sauf à tirer de faibles stocks de munitions trop coûteuses au regard de la menace.
Quelques observations contre-intuitives pour nuancer:
Tout d'abord, on ne peut pas réduire la menace aérobalistique - en fait, le tournant aérobalistique - aux seuls OWA-UAV. (A leur propos, voir "L’OWA-UAV, exemple parfait de techno-régression compétitive ?", dans DSI hors-série n°93).
Cela signifie donc qu'une défense aérienne doit être multicouche, pour faire face à une pluralité de menaces; et, nouveauté comparativement aux 30 dernières années, elle devra être "de territoire".
Ensuite, la défense aérienne évolue pour les prendre
Le premier résultat est une mise de V. Poutine au pied du mur: d'ici 2 semaines, la possibilité d'un sommet UKR-RU, qui serait suivie d'un sommet UKR-RU-US. Moscou veut-elle vraiment la paix?
Tactiquement, cela permet de différer la ? des échanges de territoires et, surtout, de
la laisser aux mains de l'UKR, "neutralisant" une position US que se situait moins en termes d'honest broker que de suivisme à l'égard de Moscou. Trump y gagne un repositionnement dans le jeu diplomatique qu'il avait perdu à Anchorage.
Plusieurs dirigeants européens (E. Macron, F. Merz, G. Meloni, K. Starmer, A. Stubb, M. Rutte) rejoignent aujourd'hui V. Zelensky à Washington - la contrepartie du sommet d'Anchorage.
Quels enjeux et qu'en attendre?
Les enjeux: ce qui semble avoir été validé par D. Trump et V. Poutine pour la négo de ce matin n'est pas un échange de territoire.
L'UKR se retirerait du Donbass; en échange les lignes seraient figées à Kherson et zaporijia... et l'UKR bénéficierait de "garanties de sécurité".
L'UKR apparaît d'autant plus perdante que le positionnement RU dans le Donbass serait idéal pour relancer une série d'offensives une fois les forces reconstituées...
La terminologie des "garanties de sécurité" laissera sceptique: il en était déjà question en 94 à Budapest...
Quelques commentaires à chaud sur un sommet Trump-Poutine présenté comme historique:
Fondamentalement, le 1er n'a obtenu que la promesses de futures discussions et le 2e ne s'est rien vu imposer, échappant aux sanctions promises en cas d'échec.
on allait voir ce qu'on allait voir, un accord ronflant devant conclure un accueil en grande pompe. L'accord n'est pas là, ni sur une trêve, encore moins sur un réel cessez-le-feu.
Reste cependant à voir ce qui s'est discuté: qu'est-ce qui a été conclu avant et pendant le sommet.
On peut gager que des points essentiels sont bloquant: la conf. de presse montre la disjonction des sujets abordés - sujets d'ailleurs non-UKR - par les 2 hommes... qui n'ont pas pris ensemble le repas prévu.