Derrière les déclarations officielles : les transferts d’armes français vers Israël (partie 2)
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Dans ce contexte, les déclarations politiques des ministres français affirmant qu’ « il n’y a pas d’armes vendues à Israël » ne suffisent pas à écarter la question de la responsabilité française.
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D’autant plus lorsque ces affirmations sont ensuite contredites par des éléments documentés. Ce n’est pas la communication officielle qui fait foi, mais la réalité des faits et leur compatibilité avec les obligations juridiques en vigueur.
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Le droit international et européen impose donc à la France des obligations précises, contraignantes, et qui ne peuvent pas être reléguées au second plan au nom de considérations d’opportunité.
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Il ne s’agit pas seulement d’un impératif moral, même si la dimension morale est ici évidemment centrale, mais d’une obligation juridique : celle de mettre fin à toute forme de soutien susceptible de contribuer à des violations graves du droit international.
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Concrètement, cela implique la suspension immédiate et totale de tout transfert d’armes, de composants et de technologies vers Israël dès lors qu’existe un risque qu’ils soient utilisés pour commettre des crimes internationaux, y compris en Cisjordanie occupée.
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Cela implique également la mise en place d’un véritable contrôle parlementaire – et effectif – sur les exportations d’armement, aujourd’hui largement insuffisant. Il arrive un moment où ne rien suspendre, ne rien empêcher, et ne plus rien nommer revient déjà à consentir.
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🧵Ce que révèle la couverture médiatique de la destruction de la statue de Jésus par un soldat israélien : le mythe de la « civilisation judéo-chrétienne ».
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Le 20 mars, une image circule. Elle montre des soldats israéliens en train de détruire une statue de Jésus dans le sud du Liban, dans le village chrétien maronite de Debl, actuellement sous occupation israélienne. Très vite, la photo suscite l’indignation.
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Les médias français, internationaux et israéliens s’en emparent, soulignant la contradiction entre cet acte et l’image de l’armée israélienne, souvent présentée comme « l’armée la plus morale du monde ».
La vie pour les Palestiniens habitant en Cisjordanie est quotidiennement rendue difficile par l'occupation israélienne et ses dispositifs de contrôle. Nous nous penchons ici sur les principaux dispositifs.
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Les zones :
La Cisjordanie est séparée en trois zones par les accords d’Oslo : la zone A (18 %) officiellement sous la gestion de l’Autorité palestinienne,
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la zone B (22%) co-administrée par l’armée israélienne et l’Autorité palestinienne, qui dans les faits ne détient aucune forme de souveraineté réelle, et la zone C (60%) entièrement sous le contrôle d’Israël.
La plus grande victoire de la politique israélienne serait de nous faire oublier Gaza, de normaliser l'innommable. Le génocide continue, comme en témoigne ces messages reçus par des habitants de Gaza avec qui nous sommes en contact
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Témoignage de F.
Enseignante et mère de trois enfants de 3 à 7 ans
Gaza, avril 2026
« Notre vie, avec mon mari et nos trois enfants, continue dans les tentes. Notre quartier à Khan Younes est complètement détruit. »
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« Notre immeuble n'est plus qu'une ruine. À ce jour, nous ne voyons toujours aucune reconstruction. Je n'ai pas le souvenir d'une journée sans martyr. Au moment même où je vous écris, ils viennent de bombarder une tente à Deir al Balah. »
Derrière les déclarations officielles : les transferts d’armes français vers Israël (partie 1)
Le récent rapport commun d’Urgence Palestine et de Palestinan Youth Movement documente de manière précise des livraisons d’armes et de pièces détachées par la France à Israël.
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Il révèle en particulier que l’entreprise Air France, dont l’État français est actionnaire, a participé à la livraison de F-35 Lightning II, de la marque Lockheed Martin, à Israël, alors même que ces avions servent quotidiennement à bombarder Gaza, mais également le Liban.
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Depuis octobre 2023, le gouvernement français maintient une position officielle : aucune vente d'armes à Israël. Le Premier ministre et ancien ministre des Armées Sébastien Lecornu affirmait qu'« il n'y a pas d'armes vendues à Israël »,
1/ Une loi de peine de mort au service du suprémacisme juif.
Au-delà de la couverture médiatique, ce que dit réellement le texte 👇
2/ Le parlement israélien, la Knesset, a adopté une loi instaurant la « peine de mort pour les terroristes » (62 voix contre 48).
Très discutée, mais certains de ses mécanismes centraux restent peu analysés.
3/ La loi repose sur une distinction clé :
➡️ tribunaux civils israéliens
➡️ tribunaux militaires en Cisjordanie
C’est là que tout se joue.
Le ministère de l'Éducation nationale diffuse actuellement son nouveau vademecum intitulé « Agir contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine à l’École. Comprendre, réagir, prévenir ». Et son contenu est très problématique.
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Le document est destiné à son personnel (enseignants, inspecteurs, chef d'établissement...) et il a été co-écrit avec la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) et le Conseil des sages de la laïcité.
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Ce vademecum pose de nombreux problèmes. Nous faisons le choix ici de ne sélectionner que trois exemples. Le document étant en accès libre, chacun peut s'y plonger et en produire une autre critique.