L'affaire Barbara Butch est un cas emblématique de réécriture du réel, en dépit des faits et des images.
Après 8 jours de délire médiatique, le Parisien dévoile "en exclusivité" la "preuve" du "lynchage" : une bouteille. Une seule. Qui atterrit au pied de la scène.
On ne sait pas si le projectile est en verre ou en plastique. Toujours est-il qu'il arrive à plusieurs mètres de la DJ.
Il part du fond de la foule, loin des manifestants pro-palestinien. Cette bouteille risque d'ailleurs plus de toucher ces manifestants que Barbara Butch.
D'ailleurs, à aucun moment Le Parisien ne se demande si cela ne peut pas venir d'un spectateur pro-Israël visant les personnes portant des drapeaux palestiniens. Ce n'est même pas envisagé. Pourtant, d'autres images montrent une personne tenter de bruler un drapeau, sans réaction
Voici un lien vers cette autre vidéo, qui prouve qu'il y avait bien :
- des supporters de Barbara Butch anti-Palestine au point de tenter de bruler un drapeau
- un grand calme du rassemblement pro-Palestinien qui ne réagit pas à la provocation.
Revenons à la vidéo du Parisien. Elle serait la preuve "que tout le monde attendait" selon Butch. Et même d'une "lapidation" (!) selon ses propres mots.
Le Parisien fait tout pour coller au narratif : la bouteille jetée apparait toutes les 5 secondes, en boucle.
Une séquence de deux secondes d'UNE femme faisant UN doigt d'honneur est aussi montrée et remontrée. Alors que toutes les images illustrent une protestation à la fois calme et nombreuse.
II faut donc une séquence de pleurs et une voix off dramatique pour créer une ambiance.
Il s'agit de donner artificiellement une impressions de jets multiples, de tension. Le Parisien explique que les images viennent du "staff" de Butch qui a "TOUT filmé".
Notez le "TOUT".
Cela veut dire que les images ont été analysées depuis 8 jours, et qu'il n'y a QUE ça !
Une bouteille qui tombe devant une scène, près de la foule. Depuis une semaine, c'est cela qui est présenté comme un crime contre l'humanité. Une violence extrême commise contre une "artiste queer, juive et grosse".
En réalité, il ne s'agit plus de faits mais de "ressenti".
Butch l'explique elle-même : dans SA tête, elle entend des cris antisémites alors qu'il n'y a qu'une action pour la Palestine.
C'est très important : entendre des voix ne transforme pas le réel en violence. La dictature du ressenti est la porte ouverte à toutes les inventions.
Une bouteille qui retombe au sol dans un concert n'est pas une "lapidation".
Ce phénomène montre que la narration compte plus que les faits matériels. On le voit à propos des violences policières. On peut montrer des milliers de vidéos de crimes horribles.
Des asphyxies lors d'arrestations. Des tirs à balles réelles. Des grenades explosives. Des manifestants défigurés. Des gendarmes qui crient de joie en tirant à Sainte-Soline.
RIEN de tout cela ne sera considéré comme vraiment violent par les médias et les autorités.
Même confrontés aux preuves sous leur nez, Nunez et Macron continueront d'affirmer que les violences policières n'existent pas.
Il en va de même pour Gaza, les négationnistes du génocide continuent de monopoliser la parole publique.
Le cas Butch, c'est l'inverse.
Il FALLAIT produire un scénario pour diffamer la cause palestinienne, salir LFI et victimiser une DJ méconnue mais pro-Israël.
Alors on a réuni tout ce qu'on pouvait pour faire coller quelques faits ridicules au narratif attendu.
Dans un contexte de nettoyage ethnique et de pogroms en Cisjordanie, de génocide qui se poursuit à Gaza, et de militarisation mondiale, un tel traitement médiatique est tout simplement criminel.
NB : bruler le drapeau d'un peuple actuellement victime de génocide est bien plus violent qu'une bouteille en plastique qui tombe au pied d'un podium. Quitte à parler du non évènement qu'est le concert de cette DJ, des médias auraient pu cadrer là dessus.
Comment, en France, en 2026, des gens qui se prétendent probablement "progressistes" et qui aiment une DJ "Queer" ont un niveau de haine suffisant pour nier un génocide et bruler le drapeau du peuple victime au milieu d'une foule ?
Ça aurait fait un bon sujet pour Le Parisien.
NB 2 : Sur cette photo, James Hetfield, guitariste et chanteur de Metallica, lors d'un concert en 1985.
Regardez la scène, et imaginez ce qu'aurait pu en dire la pathétique caste médiatique actuelle.
#prejudicedanxiete
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La dernière saloperie du clan Bolloré : des militants insoumis seraient venus agresser une femme juive blessée chez elle.
Pas de chance, ce jour là, tous les insoumis du 19ème arrondissement étaient réunis autour de leur candidat Roland Timsit pour une conférence antiraciste.
Comme pour Quentin Deranque et bien d'autres affaires, on est dans un cas d'inversion absolue.
Bolloré fait l'apologie de manifestations nazies et invente des récits sur l'antisémitisme de LFI.
Ils ne sont même pas vraisemblables, mais destinés à frapper l'opinion vite et fort.
Diffamer, salir, mentir, il en restera quelque chose.
LFI, et plus globalement toutes les personnes qui veulent éviter un basculement dans le n'importe quoi absolu devraient être beaucoup plus offensives contre ces psy-ops à répétition.
Un témoin extérieur nous rapporte : « Ils sont organisés en groupe, positionnés aux deux angles de la rue, armés et cagoulés. Ils étaient en tout une vingtaine, et ont chargé avec des casques de moto, béquilles, parapluies, gazeuses ».
Le mode opératoire de Némesis est connu depuis des années : attaquer les évènements de gauche avec des caméras partout, filmer la moindre réaction, et se protéger derrière un service d'ordre de gros bras fascistes (ou de policiers) une fois qu'elles ont provoqué un conflit.
Après avoir savamment choisi les bonnes images pour se victimiser, elles sont invitées sur Cnews et Europe 1 pour aller raconter que les antifascistes sont méchants.
Cette fois-ci, aucune image du "lynchage" de leur camarade. Aucun élément. Juste des récits contradictoires.
L'activisme de Némesis consiste à tout filmer pour les réseaux sociaux, mais ici rien. Il faut croire sur parole que ce militant d'être droite aurait été "attaqué".
Il a été pris en à charge à plusieurs kilomètres de cette conférence. Ses propres amies parlent d'une "balayette".
Pour réaliser à quel point BFM fait campagne pour l'extrême droite, imaginez un reportage : "violence patronale, précarité, racisme et répression, la France Insoumise va-t-elle triompher aux élections ?" avec des images de meetings de gauche.
Et bien sur, tout cela serait accompagné quotidiennement de reportages sur la pauvreté, les méga-profits, les patrons fraudeurs, les luttes sociales.
Et de débats en plateau avec comme sujet : "faut-il taxer les riches ?" ou "sommes nous dans un Etat policier ?"
Et le tout avec uniquement des invités de gauche, allant de l'anarchisme à Attac, discutant entre eux, et parfois un petit invité médiocre de droite qui se fait couper la parole, pour la "pluralité".
Voilà, BFM, c'est ça, mais totalement inversé, toute l'année, tous les jours.
Sur BFM, en direct, une militante néo-fasciste et aujourd'hui youtubeuse de la sphère masculiniste est invitée pour parler de violences sexuelles.
Elle déclare à l'antenne : "Le principal danger pour les femmes en France sont les hommes africains"
Encore plus grave, elle est présentée comme "influenceuse", sans aucune mention de son engagement chez Zemmour, et auparavant au sein d'un groupe d'extrême droite dissout. Elle n'a aucun mandat, en dehors de son racisme.
la propagande fasciste est quotidienne sur cette chaine.
D'escufon s'est reconvertie dans le business florissant de la misogynie et de la défense d'agresseurs sexuels (le dernier en date : Beigbeder).
Voilà qui BFM choisit d'inviter en direct, en plateau, sous le titre "d'influenceuse" pour parler de féminisme.
Vous avez encore un doute sur le fait que les médias, y compris le service public, sont totalement imprégnés par les idées d'extrême droite ?
Très bien, une étude de cas avec cet article dont l'orientation est absolument évidente. ⬇️
Il faut lire attentivement. Chaque mot est important.
France Info ne parle pas "d'attaque", ni "d'émeute raciste" ou "de raid néo-nazi". Non : des "personnes" sont venues "manifester".
Deuxième mensonge dans la même phrase : le slogan "justice pour Thomas". En réalité ...
Le groupe d'assaillants chantait "La France aux français" et "Islam hors d'Europe". Loin d'un quelconque hommage.
Pourquoi mentir ? Pour humaniser l'extrême droite. En réalité, les victimes, ce sont les néo-nazis qui ont débarqué dans la cité. Ils venaient juste "manifester".