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Pour cet aristocrate rouge né au Caire, être Juif n'était pas une appartenance nationale, mais un impératif moral : celui de refuser l'injustice, même — et surtout — lorsqu'elle était commise au nom des siens.
Sion Assidon n'est pas seulement un militant pro-palestinien, c'est d'abord un opposant historique au régime de Hassan II. Il a été l'un des cadres de l'organisation Ila al-Amame, et aura passé 12 ans derrière les barreaux (1972 à 1984) pour ses idées politiques, comme Serfaty.
Né dans une famille juive aisée de Tanger installée à Casablanca, il se confronte très tôt à l'injustice coloniale. Il se heurte, très jeune, au contraste entre les salons feutrés de la bourgeoisie et la poussière des bidonvilles qui commencent à ceinturer la ville.
"Le sionisme a obligé les Juifs orientaux à choisir entre leur "judéité" et leur "arabité", deux éléments qui, pendant des siècles, avaient pourtant coexisté de manière organique." écrit-elle dans "Le sionisme du point de vue de ses victimes juives"
Finkelstein incarne une voix qui dénonce l'exploitation du génocide et qui veut redonner au mot 'justice' son universalité, quitte à devenir le paria de sa propre communauté.
Alice Cherki a été l'élève et la collaboratrice de Fanon à l'hôpital de Blida-Joinville. Elle écrit une biographie de Frantz Fanon : "Portrait", où elle analyse comment la colonisation crée une pathologie mentale chez le colonisé (et le colonisateur).
En défendant les indépendantistes algériens ou en dénonçant le sort des Palestiniens, elle n'a pas trahi ses racines, elle en a porté l'éthique. Pour elle, la mémoire des persécutions passées imposait une exigence absolue : ne jamais devenir, à son tour, le colonisateur.
Son parcours en prison et dans les rues de Jérusalem dessine une voie : celle d'un État libéré de ses propres ghettos mentaux.
Il ne nie pas le lien historique des Juifs avec cette terre, mais il analyse le mouvement sioniste comme une émanation du XIXe siècle européen.
- Le nombre élevé de victimes civiles (plus de 30 000 au moment du dépôt de la plainte, dont une majorité de femmes et d'enfants)
Dans "L'Occident et les autres- Histoire d'une suprématie", elle déconstruit les fondements du discours universaliste occidental pour en révéler les biais coloniaux et postcoloniaux. Pour repenser les relations internationales sur des bases plus justes et plus égalitaires.
Arendt voit un piège dans la conception nationaliste et colonialiste de Herzl. Elle craint que le "peuple paria", en devenant un "peuple dominateur", ne perde son âme.
Ce n'est qu'à la mort de son père qu'elle découvre qu'il n'était pas un "Français naturalisé" mais un Juif d'Oran (Algérie). Le prénom Aïsha : Elle a ajouté ce prénom à son état civil après avoir découvert qu'il était celui de sa grand-mère paternelle.
Il a fait l'essentiel de sa carrière au Royaume-Uni, notamment comme professeur de relations internationales à l'Université d'Oxford. Son travail a profondément transformé la compréhension du conflit israélo-arabe en remettant en question les récits officiels de l'État d'Israël.
Entre rejet viscéral en Israël et succès de librairie mondial, retour sur le parcours de cet intellectuel qui veut transformer l'État juif en une République de tous ses citoyens.