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https://twitter.com/franceculture/status/10541003191588945921/10 - Dans la série de portraits de figures juives antisionistes, arrêt aujourd'hui sur un géant de l'édition française : Jérôme Lindon. Le patron mythique des Éditions de Minuit, un homme de principes absolus.
1/13 Au premier regard, l'affiche de Marine Le Pen coche toutes les cases du marketing politique moderne : une posture gaullienne, une esthétique épurée, un message de rassemblement. Mais quand on gratte le vernis sémiologique, la dissonance cognitive est totale.

1 - Mené par Machover, jeune mathématicien, ce mouvement commet l'impensable en plein Tel-Aviv : attaquer le consensus national. Comme il le rappelle lors d'un entretien dans +972 Magazine, ils vivent alors dans un ostracisme total, rejetés même par la gauche traditionnelle.
Né à Alger dans une modeste famille de commerçants juifs, Daniel Timsit grandit sous le régime de Vichy qui abolit le décret Crémieux. Il subit l'antisémitisme d’État de la France coloniale, une expérience qui forge sa conscience politique et son rejet du colonialisme.

Udi naît en 1946 dans le kibboutz Gan Shmuel, il incarne au départ le "Sabra" idéal. Durant la guerre des Six Jours, il combat comme parachutiste pour l'armée israélienne, et cette guerre va tout changer.
Dans le fracas de l'Histoire, il naît sous un faux nom à Lyon en 1943, dans un bureau de poste qui sert de cachette à la Résistance. Sa mère accouche sans aide médicale. Quelques heures après leur départ, la Gestapo arrête le postier et son fils qui ne reviendront jamais.
Né à San Francisco en 1877, Judah Leon Magnes est un rabbin réformé américain, intellectuel et pacifiste viscéral. Dès les années 1910, il s'impose comme une figure clé de la communauté juive américaine. Pour lui, le judaïsme est avant tout une exigence morale universelle.
Dans "Mille ans, un jour", un livre profondément marqué par les traumatismes de l'histoire (la Seconde Guerre mondiale, l'exode des Juifs marocains, le colonialisme), le personnage principal, Nessim, est l'alter ego d'Edmond El Maleh.
1- Fourest salue "La rumeur d'Orléans" comme une "œuvre salvatrice" contre l'antisémitisme. Mais c'est pour mieux l'accuser d'avoir « changé de voie » par opportunisme, pour plaire à la "jeunesse décoloniale". Un procédé rhétorique classique pour disqualifier le présent.
Né à Fès, sous le protectorat, Simon Lévy fait un choix à contre-courant. Alors que les agences sionistes poussent les Juifs marocains à l'exil, lui choisit le destin marocain. Dans un entretien accordé à Jamila Houfaïdi-Settar, en 1994, il explique :

Feher propose une analyse politique et historique de ce qu'est devenu le projet sioniste. Historiquement, être juif en diaspora, c'était faire l'expérience de la minorité, de la vulnérabilité, de la quête de justice et, souvent, d'un engagement universaliste ou progressiste
https://twitter.com/Portes_Thomas/status/2059542967338086628Hilaire de Crémiers est une figure intellectuelle de la mouvance royaliste et nationaliste en France : un maurrassien. Il a été l'un des SG de la Restauration nationale, le principal mouvement politique héritier de l'Action française de Charles Maurras.
Imaginez une organisation où Juifs et Arabes se serrent la main, invoquent Dieu dans deux langues et affirment que leur alliance sera la clé de leur délivrance commune.

Après avoir relaté l'histoire d'amour entre Mahmoud Darwish et Tamar Ben-Ami (sa "Rita"), parlons de cette amitié fascinante, profondément humaine et politique. Tout commence dans les années 1960 à Haïfa. Shlomo Sand est alors un jeune militant de gauche, membre du Matzpen.
Indépendamment de considérations pratiques, ma conscience de la nature essentielle du judaïsme résiste à l’idée d’un État juif avec des frontières, une armée et un pouvoir temporel. »
C'est son fils, Jean-Pierre Saïd, qui a consacré une grande partie de sa vie à témoigner du courage de sa mère (et de son cousin Pierre Ghenassia). Lui-même imprégné des combats de sa mère, il sera interné au camp de Lodi en 56. Nous y reviendrons...
Pour tous ceux qui tiennent comme un fait établi le prétendu antagonisme de nos origines religieuses, je voudrais qu’on le sache : Hadj est mort, refusant d’abandonner ses blessés. C’était un frère et nous l’avons pleuré."
"Taous", son nom au maquis, signifie "Paon" en Arabe et en Berbère. Raymonde Peschard, tout comme le paon déploie ses plumes aux couleurs multiples, a déployé une identité où sa judéité, sa culture arabe et son ancrage berbère ne faisaient qu'un.
Par ces mots, El Maleh brise la logique sioniste de deux manières. Premièrement, il ne met pas sa "judéité" au-dessus de son "arabité". Les deux sont soudées par la langue maternelle, l'arabe, et la langue française.
Ils voulaient un aveu, ils ont obtenu une résistance à vie. Sous les décharges de la gégène, dans les centres de tri d’El-Biar, sous la torture coloniale, la chair d'Henri Alleg a fini de se fondre dans le sol algérien.
Le sionisme a voulu nous faire croire que nous n'étions pas chez nous ici ; moi, j'ai choisi de prouver par ma vie que l'on peut être juif et mourir pour l'Algérie."