‘Ilm al Jazair Profile picture
𝐇𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐦𝐨𝐢𝐧𝐞 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥 𝐚𝐥𝐠𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐧 🇩🇿
Apr 15 15 tweets 15 min read
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Biographie du cheikh de Constantine, Abd al Qader al-Rashidi (1194H/1780) رحمه الله.

Surnommé par ses pairs le « Qarafi de son temps » et le « professeur du Maghreb », il est parmi les plus grand génie de notre histoire, pourtant il est aujourd’hui presque inconnu à cause la disgrâce et de l’exil qu’il a connu dans la fin de sa vie.Image Le cheikh Al-Hussein ibn Muhammad al-Wartalani (1125-1193 AH / 1713-1779) a dit de lui :

« Le juge de la communauté, le grammairien, le mutakalim, le usuli, le logicien, l’expert en rhétorique, le muhadith et l'exégète, l'auteur de nobles recherches et d'enseignements éminents. »

Son maître Ahmad Zarruq al-Buni (m. 1139 AH / 1727) l'a qualifié de « juriste, maître des maîtres, élixir et montagne des sciences ». Il a loué ses mérites, ses nobles accomplissements et son excellence dans son épître sur l'interdiction du tabac dans un poème ci-joint.

Il a également été loué par les juristes de l'école hanafite de l'époque, parmi lesquels Muhammad ibn Küçük Ali (m. 1264 AH / 1848), qui l'a décrit comme le « maître des gens du Maghreb » en ces termes :

« Combien d'arguments irrecevables,
Ont été réfutés par le maître des gens du Maghreb. »Image
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Apr 13 4 tweets 9 min read
Chronique de l’intervention du Vatican au Maghreb central (Algérie)

1225 : Le Pape Honorius III publie une bulle chargeant l'archevêque de Tolède d'envoyer des missionnaires franciscains et dominicains dans les territoires du Maghreb (particulièrement Tlemcen et Béjaïa). Leur méthode de prédication publique et agressive contre l'islam provoque des tensions visant à déstabiliser l'ordre religieux local.

• 1233 : Le Pape Grégoire IX adresse la bulle Vineae Domini aux frères mendiants opérant en Afrique du Nord. Le Vatican leur octroie des pouvoirs spéciaux (excommunication, absolution) pour structurer une forme de "croisade spirituelle" permanente en totale.

• 1248 : Le Pape Innocent IV institutionnalise le conflit en accordant officiellement le statut de croisés (avec l'octroi d'indulgences plénières) aux mercenaires, marins et soldats ibériques ou génois qui participent aux expéditions et razzias contre les ports du Maghreb.

• 1290 : Le Pape Nicolas IV étend les indulgences de croisade à tous les souverains, marchands ou citoyens qui financent des assauts navals ou imposent des blocus maritimes contre les États musulmans d'Afrique du Nord, légitimant le harcèlement continu des côtes du Maghreb.

• 1307 : Le Vatican soutient les expéditions de missionnaires comme Raymond Lulle (1232-1316) à Béjaïa. Ce dernier se rend sur la grande place du marché pour prêcher publiquement la fausseté de l'islam dans le but délibéré de provoquer des émeutes, une stratégie de confrontation et de martyre encouragée par les directives romaines de l'époque.

• 1309 : Le Pape Clément V octroie au roi Jacques II d'Aragon le droit de lever la dîme sur ses territoires ibériques dans l'unique but de financer des flottes de guerre destinées à attaquer le Maghreb et à bloquer les échanges des ports comme Ténès, Oran et Béjaïa.

• 1390 : La papauté (par l'intermédiaire de Clément VII à Avignon) apporte sa pleine caution morale, financière et spirituelle à la "Croisade barbaresque" (ou expédition de Mahdia). Cette opération militaire massive menée par les flottes franco-génoises a pour but d'éradiquer la navigation de tout le littoral nord-africain.

1418 : Le pape Martin V émet une bulle pontificale relançant l'idée de croisade, incitant les puissances ibériques et italiennes à poursuivre le harcèlement des ports.

• 1452 : Promulgation de la bulle Dum Diversas par Nicolas V. Ce texte
autorise les souverains chrétiens à attaquer, vaincre et soumettre les Sarrasins d'Afrique du Nord, et leur donne le droit explicite de les réduire en servitude perpétuelle.

• 1455 : Nicolas V renforce la doctrine avec la bulle Romanus Pontifex. Elle sanctuarise le droit d'appropriation des terres musulmanes conquises, justifiant par avance la spoliation des territoires maghrébins.

• 1478 : Le pape Sixte IV accorde aux Rois Catholiques la bulle de la "Santa Cruzada". Cette mesure lève un impôt ecclésiastique massif sur les fidèles, dont les fonds sont destinés à financer l'invasion terrestre des places fortes (présides) sur le littoral du Maghreb.

• 1493 : Par la bulle Inter Caetera, le pape Alexandre VI sécurise juridiquement et spirituellement la zone d'expansion de l'Espagne sur le Maghreb, donnant un blanc-seing aux armées castillanes pour l’envahir.

• 1505 : Le pape Jules II s'implique directement dans l'attaque et la prise de Mers el-Kébir en accordant des indulgences plénières aux soldats de Diego Fernández de Córdoba.

• 1509 : Lors de la chute d'Oran, le pape Jules II apporte son soutien inconditionnel au cardinal Cisneros. Le Vatican l'autorise à siphonner les revenus de l'Église d'Espagne pour payer l'armement, les navires et les mercenaires.

• 1510 : La papauté renouvelle son financement et ses indulgences de croisade pour les troupes espagnoles lors des assauts qui conduisent à la prise de Béjaïa et à la construction du Peñón d'Alger (une forteresse armée bâtie sur un îlot pointant ses canons directement sur la ville d'Alger).Image • 1518 : Face aux frères Barberousse à Alger, le pape Léon X promulgue une bulle appelant la chrétienté à former une ligue armée et une croisade générale pour détruire cette nouvelle puissance du Maghreb.

• 1530 : Le pape Clément VII confie l'île de Malte et la place de Tripoli aux Chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Le but dicté par Rome est d'établir un barrage maritime et de lancer une guerre de course implacable contre la marine d'Alger.

• 1535 : Le pape Paul III s'engage financièrement pour payer une partie de l'immense armada de Charles Quint destinée à la conquête de Tunis et maintient vivace l'idéologie de destruction des États nord-africains.

• 1541 : Lors de la grande expédition de Charles Quint pour raser Alger, le pape Paul III devient un acteur militaire direct : il arme et envoie 14 galères pontificales, paie la solde de 2000 soldats romains, distribue l'indulgence plénière aux combattants et dépêche son propre légat apostolique pour bénir les canons sur la plage algérienne.

• 1558 : L'expédition espagnole contre Mostaganem est financée en grande partie par le renouvellement de la bulle de la "Cruzada" par le pape Paul IV, qui s'obstine à fournir les fonds nécessaires pour la reconquête catholique de l'Oranie.

• 1568 : Le pape Pie V durcit l'application de la bulle In Coena Domini. Ce décret excommunie de facto quiconque ose vendre ou fournir à la Régence d'Alger du bois, du fer, des cordages ou des munitions, imposant un embargo strict dicté par le droit canon.
• 1571 : Le pape Pie V orchestre la Sainte Ligue pour la bataille de Lépante qui affaiblit la marine ottomane et algérienne.

1582-1583 : Le Vatican (via des émissaires espagnols) entretient des contacts avec les chefs de la Kabylie (de Koukou puis de ait Abbas) Rome encourage ces "rois de la montagne" à se soulever et se révolter contre les autorités d'Alger, leur promettant une reconnaissance diplomatique et un appui militaire en cas de révolte ouverte.

• 1585-1590 : Le plan de "Guerre Totale" de Sixte V (1520-1590) : il exhorte les puissances chrétiennes à une "croisade universelle" contre Alger. Il propose de puiser dans le trésor de guerre du Vatican (conservé au Château Saint-Ange) pour financer une invasion capable de raser les fortifications d'Alger une fois pour toutes.

• 1587 : Réforme de la course maltaise : Le Vatican valide les nouveaux règlements de l'Ordre de Malte qui imposent une présence navale agressive au large de Jijel et de Dellys. L'objectif est de couler systématiquement les navires céréaliers pour affamer la population d'Alger.

• 1591 : Financement d'urgence pour la défense d'Oran : Innocent IX (1519-1591) débloque des crédits ecclésiastiques pour reconstruire les remparts d'Oran, craignant une offensive massive du Bey de l'Ouest. Il réaffirme que la conservation d'Oran est une priorité absolue pour la chrétienté.

• 1592-1600 : Analyse des failles internes par Clément VIII (1536-1605) : Le Vatican demande des rapports précis sur les tensions entre les Kouloughlis et les turcs. Rome espère exploiter ces clivages sociaux pour fomenter un coup d'État interne qui faciliterait une intervention européenne.
Apr 5 25 tweets 13 min read
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Abu'l Fadl Yusuf ben Mohammed
ben Yusuf al Tawzari al Tilimsani (1041-1119) رحمه الله

Le précurseur de la tradition scientifique de la Qalaa Banu Hammad et du Maghreb central. Image Ibn al Nahwi de son complet Abu'l Fadl Yusuf ben Mohammed ben Yusuf al Tawzari al Tilimsani est né à Tozeur en 1041 sous l'émir ziride al-Mu'izz, il est issu d'une famille originaire de Tlemcen. Après des premières études à Tozeur et Kairouan, il entreprit un long voyage au Machreq pour le Hajj. Ce périple, notamment son passage en Egypte, le marqua au point qu'il composa un poème exprimant sa nostalgie pour le Nil.Image
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Mar 29 12 tweets 6 min read
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Reconstitution du cursus d'études traditionnel dans la première moitié du XIXe siècle à Tlemcen.

Un témoignage précieux sur le niveau d'étude en Algérie, avant le déclin imposé par la colonisation française. Image À noter que ces informations proviennent du qadi de Tlemcen : Si Hammadi ben es-Sekkal rapporté par l’Abbé Bargès en 1859 dans son ouvrage sur Tlemcen. Image
Mar 25 17 tweets 8 min read
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L'intervention d'ateliers artisanaux tlemceniens dans la construction des édifices Mérinides à Tlemcen et au-delà : l'empreinte du style Zianide. Image Dans ce thread, nous verrons que les édifices Mérinides ont plusieurs fois été sous l'influence de l’art Abd al-Wadide, allant jusqu’à l’emploi d’artisans Tlemcéniens, notamment pour les monuments construits à Tlemcen comme la mosquée Sīdī Bū Madyān construite sous la direction des tlemceniens Ibn Marzuq al-Khatib (1310-1379) et sa famille : les Banu Marzuq, mais aussi d’autre constructions dans l’actuel Maroc.Image
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Feb 4 7 tweets 3 min read
[THREAD 🧵] Cheikh Abdelbaki Ben Ziane (1857-1927) رحمه الله

Figure emblématique de la résistance spirituelle et politique à Oran durant la colonisation, Savant et cheikh soufi de la tariqa Al-Hibriya Al-Yachrutiyya. Image 1. Son ascendance et sa naissance :

Il est le Cheikh Abdelbaki ben Ahmed ben Mohamed ben Mohamed Tahar ben Mohamed ben Ahmed ben Tahar, fils d'Ibn Ziane.
Le Cheikh Abdelbaki est né le dimanche 11 Joumada al-Awwal 1274 de l'Hégire, correspondant à l'année 1857.
Jan 31 14 tweets 11 min read
THREAD : L'effondrement démographique de l'Algérie sous la colonisation. 🇩🇿📉

Pour soutenir ce travail de mémoire je vous invite à RT massivement 🔄

On nous a vendu le mythe d'une présence française "bienveillante", apportant médecine et santé en avançant souvent qu’entre le début et la fin de la colonisation, la population algérienne a augmenté.

La science prouve l'inverse. Dans "Les Corps en colonie", le Dr Laurent Heyberger utilise l'anthropométrie (l'étude des corps) pour révéler le désastre.
Déroulez. 👇📚Image 1/13 Le mensonge du "pays vide"

La propagande coloniale de Xavier Yacono a longtemps affirmé qu'il n'y avait que 3 millions d'Algériens en 1830. Le but ? Minimiser l'ampleur du du massacre qui a suivi.
Le Dr Heyberger, en utilisant des modèles de rétroprojection basés sur la biologie et les capacités agricoles, établit que la population algérienne en 1830 était a MINIMA de 4,2 millions, rejoignant les estimations de Patrick Manning et Djilali Sari (qui parlent de 5 millions)Image
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Jan 18 9 tweets 6 min read
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Biographie de l'imam Abu Abdallah Muhammad ibn 'Isa al-Tamimi al-Tiherti al-Maliki (1036-1111/428-505H) رحمه الله surnommé "al-faqih al-'aaqil"

Al Qadi Iyad a dit : "Il était à la tête des muftis jusqu'à la fin de ses jours... Il avait de nombreux livres, était un expert en fiqh, avait une belle écriture et un style fluide dans ses discours et ses leçons. Il était l'une des personnes les plus intelligentes, distinguées et respectées de son époque, réputé à la fois chez les élites et le grand public."

Dans la série de biographie des premiers savants d’Algérie à avoir transmis le sahih al Bukhari.Image Son nom, sa kunya, son ascendance et sa naissance

Il s'appelle Muhammad ibn 'Isa ibn Hussein ibn Abi al-Sa’d, connu sous le nom d'Abu Abdallah al-Tamimi, al-Tiharti, al Sabti de résidence.

Al-Tamimi : Il descend de l’importante tribu arabe des Banu Tamim ibn Murr ibn Ud ibn Tabikha ibn Ilyas ibn Mudar ibn Nizar ibn Ma'add ibn 'Adnan.

Al-Tiharti : Ce nom vient de la ville de Tihert (Tiaret), comme mentionné précédemment. Son disciple, le Qadi 'Iyad, l'a désigné comme tel

Al-Sabti : Ce surnom est lié à Ceuta, car il y est parti avec son père, s'y installa pendant un certain temps, et y construisit une mosquée.

Il est né en l'an 428 de l'Hégire à Tihart, comme confirmé par son élève Qadi 'Iyad.Image
Jan 15 9 tweets 6 min read
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Biographie de l'imam Abou Jaafar Zakariya ben Bakr Al-Tiherti (922-1002/310-393) رحمه الله connu sous le nom de Ibn Al-Ashaj.

Dans la série de biographies des premiers savants algériens qui ont transmis le sahih al Bukhari. Image Son nom, son surnom, sa lignée et sa naissance.

C'est Abou Jaafar Zakariya ben Bakr ben Ahmad Al-Ghassani, le Tiherti connu sous le nom de "Ibn Al-Ashaj", et il est aussi surnommé "Abou Yahya". Al-Ghassani est attribué à Ghassan, fils de Mazin, fils d'Al-Azd, fils de Al-Ghouth. Al-Daraqutni a dit : "C'est une tribu", tandis qu'Abou Nasr et d'autres ont dit : "Ce n'est pas une tribu, mais plutôt une source". Ibn Al-Kalbi a dit que Mazin était l'ancêtre de Ghassan. En effet, Ghassan est le nom d'une source dont ils ont bu, et c'est pourquoi on l'a appelé Ghassan. À ce sujet, l'Ansari a dit :

« Si tu demandes, sache que nous, un groupe, aimons... notre lignée est d'Al-Azd et la source est Ghassan. »

Ainsi, Ibn Al-Ashj Al-Tiherti remonte à des tribus arabes qui sont entrées en Afrique lors de la conquête ou après celle-ci. Al-Tiherti fait référence à la ville de Tahert, fondée par les Rustamides. Dans le passé, on l'appelait l’ "Irak du Maghreb".

Et Ibn Al-Ashj est le surnom de son grand-père paternel, dont le nom est Ahmad.

Sa naissance : Son élève, l'imam Ibn Al-Fardi, a dit : « Il m'a dit : je suis né à Tahert en l'an (310 H), soit dix ans après trois cents. »Image
Sep 5, 2025 12 tweets 17 min read
Paroles de savants malikites sur la définition de l’innovation et ses différentes catégories🧵 Muhammad az-Zurqani al-Maliki (m. 1122 H) l’éminent savant malikite auteur d’un important commentaire du Muwatta.

Selon lui, toutes les innovations ne sont pas égarement : ce qui est contraire à la Sunna est blâmable, mais ce qui est bénéfique et conforme à la religion peut être loué, c’est pourquoi il les divisent en 5 jugements :

- obligatoire (wajib)
- interdit (haram)
- recommandé (mandub)
- déconseillé (makruh)
- permis (mubah)

En commentant la parole de `Umar ibn al-Khattab رضي الله عنه : « Quelle excellente innovation que celle-ci ! », il dit :

« Umar dit : « Quelle belle innovation » (ni‘mat al-bid‘ah) et il la qualifia ainsi parce que ce qu’il fit était en réalité une Sunna, alors que l’innovation interdite est celle qui va contre la Sunna.

Ibn Umar dit également à propos de la prière du Duha : « Bénie est cette innovation. »
Et Allah ta’ala dit : « Le monachisme qu’ils inventèrent, Nous ne l’avons prescrite pour eux que dans le but d’obtenir l’agrément d’Allah » [Sourate al-Hadid : 27].
Quant à l’invention de certaines choses dans les affaires mondaines, elle est permise, selon Ibn ‘Abd al-Barr.

[…]

Et il l’appela « innovation » parce que le Prophète ﷺ n’avait pas établi ce rassemblement et qu’il n’existait pas à l’époque du Calife Abû Bakr.
Le terme « innovation » est utilisé dans le langage juridique pour désigner ce qui est contraire à la Sunna, c’est-à-dire ce qui n’existait pas à l’époque du Prophète ﷺ. puis il se divise en cinq catégories.

Le hadith : « Toute innovation est égarement » est une formulation générale, mais qui connaît des exceptions. Et Umar a encouragé explicitement cette innovation en disant : « Quelle excellente innovation ! », c’est une expression qui rassemble toutes les qualités et les éloges, tout comme bi’sa (« quel mauvais...») rassemble toutes les formes de blâme.

📚| Sharh al-Zurqani 'ala Muwatta' al-imam Mālik 1/416, al-Zurqani.

فقَالَ عُمَرُ : نَعِمَتِ الْبِدْعَةُ هَذِهِ وَصَفَهَا بِنِعْمَتْ لِأَنَّ أَصْلَ مَا فَعَلَهُ سُنَّةً وَإِنَّمَا الْبِدْعَةُ الْمَمْنُوعَةُ خِلَافَ السُّنَّةِ.

وَقَالَ ابْنُ عُمَرَ فِي صَلَاةِ الضُّحَى نِعْمَتِ الْبِدْعَةُ.

وَقَالَ تَعَالَى: { وَرَهْبَانِيَّةً ابْتَدَعُوهَا مَا كَتَبْنَاهَا عَلَيْهِمْ إِلَّا ابْتِغَاءَ رِضْوَانِ اللَّهِ } [الحديد: 27] (سُورَةُ الحَدِيدِ : الآية (27) وَأَمَّا ابْتِدَاعُ الْأَشْيَاءِ مِنْ عَمَلِ الدُّنْيَا فَمُبَاحٌ قَالَهُ ابْنُ عَبْدِ الْبَرِّ.

وَقَالَ الْبَاجِيُّ: نِعْمَتِ النَّاءُ عَلَى مَذْهَبِ الْبَصْرِتِينَ لِأَنَّ نِعْمَ فِعْلٌ لَا يَتَّصِلُ بِهِ إِلَّا النَّاءُ وَفِي نُسَخِ نِعْمَهُ بِالْهَاءِ وَذَلِكَ عَلَى أُصُولِ الْكُوفِيِّينَ، وَهَذَا تَصْرِيحٌ مِنْهُ بِأَنَّهُ أَوَّلُ مَنْ جَمَعَ النَّاسَ فِي قِيَامٍ رَمَضَانَ عَلَى إِمَامٍ وَاحِدٍ لِأَنَّ الْبِدْعَةَ مَا ابْتَدَأَ بِفِعْلِهَا الْمُبْتَدَعِ وَلَمْ يَتَقَدَّمُهُ غَيْرُهُ فَابْتَدَعَهُ عُمَرُ وَتَابَعَهُ الصَّحَابَةُ وَالنَّاسُ إِلَى هَلُمَّ جَرًّا، وَهَذَا يُبَيِّنُ صِحْةَ الْقَوْلِ بِالرَّأْيِ

وَالِاجْتِهَادِ انْتَهَى فَسَمَّاهَا بِدَعَةً لِأَنَّهُ - صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - لَمْ يَسُنَّ الاجْتِمَاعَ لَهَا وَلَا كَانَتْ فِي زَمَانِ الصَّدِّيقِ وَهُوَ لُغَةً مَا أُحْدِثَ عَلَى غَيْرِ مِثَالٍ سَبَقَ، وَتُطْلَقُ شَرْعًا عَلَى مُقَابِلِ السُّنَّةِ وَهِيَ مَا لَمْ يَكُنْ فِي عَهْدِهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - ثُمَّ تَنْقَسِمُ إِلَى الْأَحْكَامِ الْخَمْسَةِ، وَحَدِيثُ " « كُلُّ بِدْعَةِ ضَلَالَةٍ» " عَامٌ مَخصُوصٌ وَقَدْ رَغَبَ فِيهَا عُمَرُ بُقُولِهِ: نِعْمَتِ الْبِدْعَةُ وَهِيَ كَلِمَةٌ تَجْمَعُ الْمَحَاسِنَ كُلَّهَا، كَمَا أَنَّ بِئْسَ تَجْمَعُ الْمَسَاوِيَ كُلَّهَImage
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Sep 2, 2025 23 tweets 13 min read
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21 points démontrants la supériorité de la nuit du Mawlid sur toutes les autres nuits d’après l’ouvrage du savant de Tlemcen, Ibn Marzuq al Khatib (1310-1379) رحمه الله

"Les deux Jardins dans la noblesse des deux nuits : la Nuit du Destin et la Nuit du Mawlid"

حَنَى الجَنَّتَين في شرف الليلتين: ليلة القدر - ليلة المولدImage • Premier point :
La noblesse consiste en l’élévation et la grandeur. Or, celles-ci sont deux de qualités relatives. Ainsi, chaque nuit tire sa noblesse de ce par quoi elle est honorée. La nuit du Mawlid est honorée par la naissance du meilleur de la création d’Allah عزّ وجلّ. Il est donc établi, à ce titre, qu’elle est supérieure.Image
Dec 22, 2024 12 tweets 6 min read
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Cheikh Sa’ada al-Rahmani al-Hilali رحمه الله élève des élèves d’Abu Madyan et réformateur soufi du Zab

Ibn Khaldoun écrit à son sujet :
“Cheikh Sa’ada était un savant de la Sunna parmi les Riyah. Sa vie, ses actions et son influence furent marquées par des événements remarquables.”Image Le cheikh Sa’ada al-Rahmani al-Riyahi tire son nom de la tribu des Rahman, une branche des Riyah, elle-même issue des tribus m hilaliennes.
À son époque la région du Zab étaient marquée par les affrontements tribaux, plongeant la région dans l’anarchie, les populations civiles souffrirent de désordre, et les gouverneurs en profitèrent pour multiplier les injustices. C’est dans ce contexte que le cheikh Sa’ada est apparu, issu d’une famille pieuse de Tolga, connue pour sa dévotion et son ascétisme. Sa mère, Khadiba était l’une des femmes vertueuses de Tolga.Image
Oct 12, 2024 11 tweets 4 min read
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Comment le sahih Al Bukhari est parvenu en Algérie. Image Selon Abu Ishaq al-Mustamli, il a dit à propos d'Abu Abdullah al-Firabri qu'il disait : "Le Sahih a été rapporté par quatre-vingt-dix mille hommes, et il ne reste d'eux que moi."

Le Sahih al-Bukhari est connu en Algérie et au Maghreb pour quatre chaînes principales, mais la chaîne la plus répandue est celle d'al-Firabri.
Oct 6, 2024 11 tweets 9 min read
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Biographie du cheikh Abu Abd Al-Malik Marwan Al-Buni [mort avant 1048/403H] رحمه الله.

Pour finir la série de biographie des premiers savants algériens qui ont transmis le Sahih al Bukhari. Image Son nom et son origine

Il s'agit de l'imam Abou Abd al Malik Marwan Ibn Mohammed, ou selon certains Ibn Ali, al-Asadi al-Bouni, surnommé "al-Qattan" al-Asadi, en référence à la tribu d'Asad de Quraysh. Son ascendance remonte à Asad Ibn Abdul-Uzza Ibn Qusai Ibn Kilab Ibn Murra Ibn Ka'b Ibn Lu'ayy Ibn Fihr Ibn Malik Ibn al-Nadr Ibn Kinana Ibn Khuzayma Ibn Mudrika Ibn Ilyas Ibn Mudar Ibn Nizar Ibn Ma'ad Ibn Adnan.

Le nom "al-Bouni" fait référence à la ville de Bouna, "Annaba". Yaqut al-Hamawi la mentionne dans son dictionnaire géographique : "Bouna, avec une voyelle fermée puis une consonne muette, est une ville d'Afrique située entre Marsa al-Kharaz et l'île des Banou Mazghanna. C'est une ville fortifiée, prospère, et abondante en produits bon marché, fruits et jardins. Divers savants y sont affiliés, parmi eux Abu Abdel Malik Marwan Ibn Mohammed al-Asadi al-Bouni, juriste malikite et l'un des éminents disciples d'Abu al-Hasan al-Qabisi."

"Al-Qattan" est un surnom qui lui a été attribué, ou à son père, et ce titre était communément donné à ceux qui vendaient ou tissaient du coton à cette époque.Image
Oct 5, 2024 19 tweets 12 min read
[ 𝐓𝐇𝐑𝐄𝐀𝐃🧵]

Cheikh al Islam Abu Jaafar Ahmed ibn Nasr al Daoudi al Msili al Tilimsani [ m. 1011 ]

Auteur du premier commentaire du Sahih al Bukhari et du second commentaire de la Muwatta de l’imam Malik. Image Il est Abou Jaafar Ahmed Ibn Nasr Ed-daoudi al Asidi al Msili al Tarabulsi El Maliki Et-tilimsani.
Il est né à une date incertaine au milieu du Xe siècle à l’époque fatimido-ziride, probablement à Msila, d’autres disent à Biskra.Il appartenait à la tribu banu Asad qui est une tribu originaire du Najd dans la péninsule arabique.
Quant à "Al-Dawudi" cela fait certainement référence aux tribus des Dhawawida, présentes dans les environs de M'Sila.Image
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Oct 3, 2024 11 tweets 4 min read
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Biographie de l'imam Abu Abdallah Muhammad ibn 'Isa al-Tamimi al-Tiherti al-Maliki (1036-1111/428-505H) رحمه الله surnommé "al-faqih al-'aaqil"

Al Qadi Iyad a dit : "Il était à la tête des muftis jusqu'à la fin de ses jours... Il avait de nombreux livres, était un expert en fiqh, avait une belle écriture et un style fluide dans ses discours et ses leçons. Il était l'une des personnes les plus intelligentes, distinguées et respectées de son époque, réputé à la fois chez les élites et le grand public."

Dans la série de biographie des premiers savants algériens à avoir transmis le sahih al Bukhari.Image Son nom, sa kunya, son ascendance et sa naissance

Il s'appelle Muhammad ibn 'Isa ibn Hussein ibn Abi al-Sa’d, connu sous le nom d'Abu Abdallah al-Tamimi, al-Tiharti, al Sabti de résidence.

Al-Tamimi : Il descend de l’importante tribu arabe des Banu Tamim ibn Murr ibn Ud ibn Tabikha ibn Ilyas ibn Mudar ibn Nizar ibn Ma'add ibn 'Adnan.

Al-Tiharti : Ce nom vient de la ville de Tihert (Tiaret), comme mentionné précédemment. Son disciple, le Qadi 'Iyad, l'a désigné comme tel

Al-Sabti : Ce surnom est lié à Ceuta, car il y est parti avec son père, s'y installa pendant un certain temps, et y construisit une mosquée.

Il est né en l'an 428 de l'Hégire à Tihart, comme confirmé par son élève Qadi 'Iyad.
Oct 2, 2024 7 tweets 3 min read
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Biographie de l'Imam Abou Bakr Yahya ibn Abdallah al-Wahrani (972-1039/360-430H) رحمه الله

Pour continuer dans les biographies des premiers savants algériens qui ont transmis le sahih al Bukhari. Image Son nom, son surnom, sa filiation et sa naissance

Il est Abou Bakr Yahya ibn Abdallah ibn Muhammad ibn Yahya al-Jumahi al-Qurashi al-Wahrani.

Al-Qurashi : est attribué à Quraysh, qui sont les descendants de al-Nadr ibn Kinana ibn Khuzaymah ibn Mudarrah ibn Ilyas ibn Mudar. On dit qu'il a été nommé Quraysh car il a rassemblé sa famille après qu'ils se soient dispersés, et « al-taqruš » signifie se rassembler, et d'autres explications existent.

Al-Jumahi : est attribué à Jumah ibn Amr ibn Husaiss ibn Ka'b ibn Lu'ay ibn Ghalib ibn Fahr ibn Malik ibn al-Nadr ibn Kinana ibn Khuzaymah, une branche de Quraysh dont les membres sont notamment les Banu Makhzum et d'autres, la plupart étant à La Mecque.

Al-Wahrani : est attribué à sa ville d’origine, Wahran, il y est né en l'an (360 AH), puis il a déménagé avec sa famille en Andalousie pour chercher la connaissance et le commerce.Image
Oct 1, 2024 9 tweets 8 min read
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Biographie de l’imam Abu al-Qasim ‘Abd al-Rahman ibn ‘Abd Allâh al-Wahrani (949-1020/338-411H) رحمه الله connu sous le nom d’Ibn al-Kharrâz.

L'imam al-Dhahabi l’a décrit dans Siyar (17/332-333) de la sorte :

« Le cheikh de confiance et d'éminence Abou al-Qassim Abd al-Rahman ben Abd Allah ben Khalid ben Musafir al-Hamdani al-Maghribi al-Wahrani, connu sous le nom de Ibn al-Kharraz. »

Pour continuer dans les biographies des premiers savants algériens qui ont transmis le sahih al Bukhari.Image Son nom, sa kunya, sa filiation et sa naissance.

Il s'agit d’Abû al-Qâsim ‘Abd al-Rahmân ibn ‘Abd Allâh ibn Khâlid ibn Musâfir, connu sous le nom de « Ibn al-Kharrâz », al-Hamdânî al-Maghribî, al-Wahrânî puis al-Bajânî. Al-Hamdânî fait référence à la tribu de Hamdân, dont le nassab est Awsalah ibn Mâlik ibn Zayd ibn Rabî‘ah ibn Awsalah ibn al-Khiyâr ibn Mâlik ibn Zayd ibn Kahlan ibn Saba’.
Une grande tribu à laquelle appartiennent de nombreux compagnons, tabi‘în ainsi que des savants et des poètes. Al-Wahrânî fait référence à la ville de Wahrân (Oran). Quant à al-Bajânî, cela fait référence à la ville de Bijâna, en Andalousie, mentionnée par Yâqût al-Hamawî, qui précise que la ville a été détruite et ses habitants transférés à Almería. Elle se trouvait à deux farsakhs (environ 10 km) d’Almería et à 100 milles de Grenade. Il est affilié à cette ville car sa famille y avait résidé.

L’Imam al-Humaydî (m. 488H) rapporte d'Ibn Shanthir (m. 402H) qu’il est né en l’an 338H (949 ap. J.-C.).Image
Sep 30, 2024 8 tweets 6 min read
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Biographie de l'imam Abou Jaafar Zakariya ben Bakr Al-Tiherti (922-1002/310-393) رحمه الله connu sous le nom de Ibn Al-Ashj.

Dans la série de biographies des premiers savants algériens qui ont transmis le sahih al Bukhari. Image Son nom, son surnom, sa lignée et sa naissance.

C'est Abou Jaafar Zakariya ben Bakr ben Ahmad Al-Ghassani, le Tiherti connu sous le nom de "Ibn Al-Ashj", et il est aussi surnommé "Abou Yahya". Al-Ghassani est attribué à Ghassan, fils de Mazin, fils d'Al-Azd, fils de Al-Ghouth. Al-Daraqutni a dit : "C'est une tribu", tandis qu'Abou Nasr et d'autres ont dit : "Ce n'est pas une tribu, mais plutôt une source". Ibn Al-Kalbi a dit que Mazin était l'ancêtre de Ghassan. En effet, Ghassan est le nom d'une source dont ils ont bu, et c'est pourquoi on l'a appelé Ghassan. À ce sujet, l'Ansari a dit :

« Si tu demandes, sache que nous, un groupe, aimons... notre lignée est d'Al-Azd et la source est Ghassan. »

Ainsi, Ibn Al-Ashj Al-Tiherti remonte à des tribus arabes qui sont entrées en Afrique lors de la conquête ou après celle-ci. Al-Tiherti fait référence à la ville de Tahert, fondée par les Rustamides. Dans le passé, on l'appelait l’ "Irak du Maghreb".

Et Ibn Al-Ashj est le surnom de son grand-père paternel, dont le nom est Ahmad.

Sa naissance : Son élève, l'imam Ibn Al-Fardi, a dit : « Il m'a dit : je suis né à Tahert en l'an (310 H), soit dix ans après trois cents. »Image
Sep 29, 2024 9 tweets 6 min read
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Biographie du cheikh Houd Ibn Muhkim Al-Hawari (IXe siècle/3e siècle AH) رحمه الله. Le savant des Aurès, auteur du premier tafsir d’Algérie. Image Houd Ibn Muhkim Al-Hawari est comme sa nisba l’indique, originaire de la tribu Huwara est plus précisément d’un fraction vivant dans les Aurès. Il était de doctrine ibadite.
Sep 14, 2024 18 tweets 12 min read
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Les célébrations du Mawlid nabawi à l’époque Zianide [XIV-XVIe siècle] Image Sous la dynastie zianide, à partir du règne du roi Abu Hammu Moussa II (1324-1389) le mawlid va prendre une importance centrale dans le royaume.
Le jour de la nativité correspondant à la reconquête de Tlemcen des mains des mérinides, l’évènement prendra une tournure remarquable devenant la festivité principale du royaume, Il déclara ce jour comme une fête officielle de l'État et lui accorda une attention particulière. À ce sujet, Al-Tenesi rapporte :

« Il honorait la nuit du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) et la célébrait d'une manière surpassant toutes les autres cérémonies. »

Le mawlid avait donc une portée religieuse entremêlé à la portée politique, les rois réaffirmaient annuellement leur pouvoir par le biais de cérémonies luxueuses comme le renouvellement d’allégeance des notables.Image
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