Pierre Rehov Profile picture
Reporter - Novelist - Filmmaker - Romancier - Réalisateur de documentaires. https://t.co/wukR3AdTR8?
Dec 6, 2025 7 tweets 5 min read
How to Fight Back: Strategic Paths to Win the Information War

Let me propose some ways to reverse the tide. Yes, the other side is larger and louder. Yes, it often feels like shouting alone against a mob. But numerical disadvantage has rarely stopped history’s moral revolutions. Remember: J’accuse!—one of the most powerful pro-Jewish texts ever written—was not written by a Jew. Our friends have often shouted louder than we could.
So shed the “whole world is against us” mindset. Self-pity is not a strategy. We have enemies, but we also have powerful allies. Let’s analyze the battlefield and see what can actually be done. (Follow🧵🧵) 1. Who Are the Real Anti-Israel Masses?

The two largest blocs of anti-Israel activism are Muslims and Marxists.
The noise from fringe right-wing pundits (Tucker, Candace, etc.) distracts many people, but they do not fill the streets. Their followers click “like,” not Molotov cocktails. The real street force—riots, marches, intimidation—comes overwhelmingly from Muslims and Marxist radicals.
About Muslims:

As individuals, you cannot influence them. They are soldiers in a broader ideological war fueled by foreign leadership—from Iran to Qatar. Their behavior changes only when their leadership is pressured.

A perfect example: the single, symbolic strike in Doha that jolted Qatar into recalculating its stance—after years of obstinacy and tens of thousands dead in Gaza, Lebanon, and Yemen. When even the general, not just the foot soldiers, felt threatened, the retreat began immediately.

Diplomacy and military leverage can change the Muslim front. Individuals cannot.

About Marxists:

This is where your personal involvement matters, because Marxists—like Islamists—also operate as a military-style hierarchy: foot soldiers, officers, generals.

Let’s start with the soldiers.
Oct 16, 2025 7 tweets 4 min read
How the Israeli “ultra-left” nearly tore the nation apart (follow 🧵) The Kaplan Force phenomenon, the anti-Netanyahu protest movement and its allied galaxy, represents more than just a simple political contestation: for its detractors, it embodied a systematic strategy of national division, pressure against the State, and — in its excesses — an aggravating factor in the security failures of October 7. Here’s how, according to this reading, the “ultra-left” nearly precipitated Israel into chaos.🧵Image 1. Dividing the State Around the Judicial Reform — A Signal to the Enemy

The Kaplan movement was born in the contestation of the government's judicial reforms (2023), with targeted actions: road blockades, “siege” of the airport, symbolic paralysis — all signs of organized civil disobedience. For its opponents, what was supposed to remain an internal reform became the prism through which the entire society was fragmented. By advocating institutional sedition, especially by insinuating that reservists might refuse to serve, the movement would have sent a catastrophic signal: that of the weakness of national consensus and a potentially disobedient army. Some commentators put it bluntly: “Hamas, seeing Israel implode from within, understood that the ground was ripe for attack.” In other words, this is not just an institutional battle: it is a strategy of destabilization. And when the roots of national trust waver, the enemy has only to drive the nail in.Image
Oct 15, 2025 7 tweets 5 min read
Comment l’“ultra-gauche” israélienne a failli déchirer la nation ( suivez 🧵)

Le phénomène Kaplan Force, le mouvement de protestation anti-Netanyahu et sa galaxie alliée, représente plus qu’une simple contestation politique : pour ses détracteurs, il a incarné une stratégie systématique de division nationale, de pression contre l’État, et — dans ses excès — un facteur aggravant dans les failles sécuritaires du 7 octobre. Voici comment, selon cette lecture, l’“ultra-gauche” a presque précipité Israël dans le chaos. 🧵Image 1. Diviser l’État autour de la réforme judiciaire — un signal à l’ennemi

Le mouvement Kaplan est né dans la contestation des réformes judiciaires du gouvernement (2023), avec des actions ciblées : blocages routiers, “siège” de l’aéroport, paralysie symbolique — autant de signes d’une désobéissance civile organisée.

Pour ses opposants, ce qui devait rester une réforme interne est devenu le prisme à travers lequel toute la société a été fragmentée. En prônant la sédition institutionnelle, surtout en insinuant que des réservistes pourraient refuser de servir, le mouvement aurait envoyé un signal catastrophique : celui de la faiblesse du consensus national et d’une armée potentiellement désobéissante. Certains commentateurs le formulent crûment : “Hamas, voyant Israël imploser de l’intérieur, a compris que le terrain était mûr pour attaquer.”

En d’autres termes, ce n’est pas seulement un combat institutionnel : c’est une stratégie de déstabilisation. Et quand les racines de la confiance nationale vacillent, l’ennemi n’a plus qu’à enfoncer le clou.Image
Oct 11, 2025 9 tweets 7 min read
LES JUIFS MARTYRISÉS EN PALESTINE OTTOMANE : L’HISTOIRE QU’ON VOUS CACHE (thread 🧵)

Depuis des décennies, une propagande savamment orchestrée prétend que la « Palestine » aurait toujours été une terre arabe, et que les Juifs n’y seraient que des colons venus d’Europe.
C’est un mensonge, répété jusqu’à devenir dogme par l’alliance contre-nature du monde islamiste, de la gauche post-coloniale et de ce qu’il faut bien appeler le néo-antisémitisme contemporain.
La vérité est plus simple, mais plus dérangeante : la Judée et la Samarie — rebaptisées Syria Palaestina par l’empereur Hadrien pour effacer la mémoire juive après la révolte de 132 — n’ont jamais cessé d’être habitées par des Juifs. Ils y ont vécu, souffert, prié, survécu, martyrisés sous chaque domination.
Sous les Ottomans comme sous les Mamelouks, ils furent humiliés, rackettés, battus, parfois massacrés, réduits au statut de citoyens de seconde zone.
Et pendant que les gauchistes de salon pleurnichent sur le “peuple palestinien”, personne ne se souvient de ces siècles de persécutions oubliées. ( follow 🧵)Image 1. Une présence juive ininterrompue

Les Juifs n’ont jamais quitté cette terre.
Depuis la destruction du Second Temple en 70, malgré les déportations romaines, les conversions forcées et la misère, des communautés juives ont subsisté à Jérusalem, Hébron, Safed, Tibériade, Bethléem et ailleurs.
Elles parlaient arabe, hébreu ou ladino, vivaient pauvrement, mais restaient sur la terre de leurs ancêtres.
Quand les nationalistes arabes et les marxistes déguisés en humanistes parlent d’“occupation”, ils oublient que leurs propres ancêtres ont conquis cette terre mille ans après les premiers royaumes d’Israël.
La Judée n’a pas été colonisée par les Juifs : elle a été occupée par ceux qui ont prétendu les chasser.Image
Oct 10, 2025 8 tweets 7 min read
La grande imposture du wokisme : autopsie d’un virus intellectuel (🧵)
1. Les racines du mal : quand Foucault et Derrida ont ouvert la porte au relativisme absolu

Le “wokisme” n’est pas né sur les campus américains — il a été conçu en France, dans les années 1960, par une poignée d’intellectuels nihilistes. Michel Foucault, Jacques Derrida, Deleuze et consorts ont semé les graines d’un poison : l’idée que toute vérité n’est qu’une construction sociale, que le bien et le mal n’existent pas, que la morale est une invention de ceux qui détiennent le pouvoir.

Sous couvert de “déconstruction”, ces penseurs ont dynamité les fondements de la civilisation occidentale : la raison, la hiérarchie, la responsabilité individuelle, la distinction entre mérite et victimisation.
Le paradoxe veut que cette école de pensée, née en France, ait été d’abord rejetée par l’intelligentsia française, avant d’être idolâtrée aux États-Unis, où des universitaires en mal de révolte ont vu dans cette “French Theory” un outil de destruction massive contre tout ce qui incarne l’Occident.
Le wokisme est donc le produit d’un croisement entre la philosophie du néant et la culture de la culpabilité.
Foucault, déviant sexuel assumé et admirateur du totalitarisme iranien, prônait la libération de tous les tabous, y compris sexuels. Derrida, lui, proclamait qu’aucun texte n’a de sens fixe — autrement dit : que la vérité n’existe pas.
Ce cocktail explosif allait devenir l’idéologie de notre époque : la sacralisation du doute, de la déviance et de la déconstruction. (suivre le🧵)Image 2. L’expansion mondiale d’un virus moral

Des amphithéâtres de la Sorbonne aux campus de Berkeley, le poison s’est répandu.
Sous couvert de “pensée critique”, le wokisme s’est infiltré partout : universités, médias, écoles, plateformes numériques. Il s’est vendu comme un combat pour la “justice sociale”, mais il s’est révélé être une machine à produire la haine, la division et la médiocrité.
La logique est simple : si tout est relatif, alors tout se vaut. L’excellence devient oppression. Le mérite devient privilège. Le génie devient suspect.
Les institutions académiques américaines ont fait du wokisme une religion d’État, avec ses dogmes (le privilège blanc, la fluidité de genre, le colonialisme structurel), ses prêtres (les professeurs militants), et ses inquisiteurs (les étudiants activistes armés de Twitter).

Le monde entier a suivi, hypnotisé par cette nouvelle morale du ressentiment.
Sous l’apparence de compassion, le wokisme ne produit que peur, autocensure et chaos.
C’est un virus social, qui détruit le tissu commun sous prétexte de diversité, et fabrique des générations entières d’êtres fragiles, persuadés d’être victimes avant d’avoir agi.Image
Oct 4, 2025 4 tweets 5 min read
SUBMISSION OR RESPONSIBILITY?
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The price of freedom From Socrates to Jean-Paul Sartre, the philosophy of free will rests on a simple and demanding truth: to be free is to be responsible. Authentic freedom is not whimsy, nor the absence of constraints, but the ability to choose—and to bear the consequences of one's choices. Spinoza wrote: "The free man thinks of nothing less than of death, and his wisdom is a meditation on life." In other words, freedom is not a gift, but a permanent conquest against fear. From Saint Augustine to Kant, from Bergson to Camus, the free man is the one who recognizes the element of necessity in the world, but never renounces the element of decision that belongs to him. Yet, this responsibility is heavy. It confronts each person with the anguish of choice, the possibility of error, moral solitude. And it is often there, facing the vertigo of freedom, that the average man throws in the towel. He seeks a master, a guide, an ideology. Someone—or something—to tell him what to do, what to think, and how to live. From this fear arise all forms of submission. And from submission arise totalitarianism. As Eric Voegelin summed it up: "The man who refuses the responsibility of freedom seeks to deify himself through the collective."🧵Image The Ideologies of Renunciation

The 20th century was the tragic laboratory of these renunciations. Fascism and Nazism replaced individual responsibility with the cult of the leader, of blood, of race, of the nation. The citizen became a cog in a collective body, deprived of his own soul. Hannah Arendt observed: “Totalitarianism begins where man is no more than a functionary of his own destiny.” Soviet communism, in the name of equality, imposed another form of servitude: that of the proletariat fused into the Party, where individual consciousness was no more than a “bourgeois deviation.” In China, in Cuba, in Cambodia, in Venezuela, the same pattern repeated itself: the common good decreed from above, the crushing of freedoms, the repression of dissidents.
As for political Islamism, it represents today the religious version of this same mechanism: a theocratic totalitarianism where faith becomes a tool of power, and submission, a sacred duty. In all cases, the common point remains: the promise of a collective paradise at the price of the abolition of individual consciousness. George Orwell had anticipated it: “The choice is between freedom and happiness, and for the great majority, happiness is better.”Image
Sep 17, 2025 9 tweets 6 min read
De temps en temps, comme pour prendre un peu de vacances, j'aime bien partager mes autres passions, à côté de l'Histoire et de la Politique.
Suivez le fil : 🧵

Quand la physique quantique a changé notre vision de l’univers
Aux origines : une crise dans la physique classique

À la fin du XIXᵉ siècle, la physique semblait avoir presque tout expliqué. Les lois de Newton décrivaient le mouvement des planètes et des corps terrestres. L’électricité et le magnétisme, réunis par les équations de Maxwell, formaient un cadre cohérent. Certains savants allaient jusqu’à dire que la science n’avait plus qu’à « peaufiner les décimales ».

Mais un problème résista : le rayonnement du corps noir.
Lorsqu’un objet est chauffé, il émet une lumière dont les couleurs dépendent de sa température — comme le rougeoiement du fer ou la blancheur des braises. La théorie classique prédisait que plus on montait en fréquence, plus l’énergie émise devait exploser… jusqu’à l’infini. En clair, tout objet chaud aurait dû rayonner une énergie illimitée. Absurde. Ce paradoxe fut appelé la « catastrophe ultraviolette ».🧵Image Planck et l’idée des « quanta »

En 1900, Max Planck apporta une solution en apparence anodine. Pour coller aux expériences, il supposa que l’énergie n’était pas émise de façon continue, mais par petits paquets discrets : les quanta.

Imagine une lampe qui ne délivrerait pas sa lumière comme un jet d’eau continu, mais comme une suite de petites gouttes séparées. C’est ainsi que Planck expliqua le rayonnement du corps noir. Lui-même pensait avoir trouvé une ruse mathématique provisoire. Mais il venait, sans le savoir, de poser la première pierre d’une révolution.Image
Sep 15, 2025 9 tweets 7 min read
Charlie Kirk: Faith, Courage, and a Movement That Outlived Its Founder. A thread. 🧵
1) Early life and family background

Charlie Kirk (1993–2025) was born in Arlington Heights, Illinois, and raised in Prospect Heights, outside Chicago. His father, Robert, was an architect who worked on major projects in the city; his mother, Kimberly, moved from finance into counseling. Raised Presbyterian, Charlie earned the rank of Eagle Scout, volunteered for Illinois Sen. Mark Kirk’s campaign during high school, and got his first taste of media with a Fox Business appearance after writing about bias in textbooks. Rejected by West Point in 2012, he briefly attended Harper College, then left to pursue activism full time—meeting retiree Bill Montgomery, who became his mentor and co-founded Turning Point USA with him that same year. Follow 🧵Image 2) Early involvement in politics—and why

From the start, Kirk’s motivation was blunt and simple: if the Left had the cultural high ground on campus, the Right needed a grassroots counter-infrastructure. Turning Point USA (TPUSA) grew from a folding table and hand-to-hand organizing into a nationwide network devoted to free markets, limited government, and constitutional liberties—what he liked to call “the American formula.” He did it not by hiding from debate, but by inviting it: the “Prove Me Wrong” open-mic confrontations became his signature, drawing students who’d never before met a conservative willing to listen, argue, and shake hands after. (Even hostile outlets concede this is how he built the brand; friendly ones say he made it look fun.) In short: he put the Right physically back on campus sidewalks and plazas—then kept showing up.Image
Sep 6, 2025 8 tweets 5 min read
La France, complice du terrorisme par tradition ?

De Hajj Amin al-Husseini à Emmanuel Macron, en passant par les pactes occultes des années 1980, l’histoire récente de la France révèle une constante troublante : loin d’être un bastion contre le terrorisme, Paris a souvent fermé les yeux, protégé ou même encouragé ceux qui menacent Israël et le peuple juif.Image Hajj Amin al-Husseini : le protégé de la République

En mai 1945, Hajj Amin al-Husseini, mufti de Jérusalem, ancien allié d’Hitler et d’Himmler, est arrêté par les autorités françaises. Ses appels à l’extermination des Juifs et son rôle dans la formation des divisions SS musulmanes des Balkans en font un criminel de guerre. La Grande-Bretagne et la Yougoslavie réclament son extradition. La France refuse.
Mieux : elle l’installe confortablement en résidence surveillée dans une villa de banlieue parisienne, avec cuisinier et liberté relative. En mai 1946, grâce à un faux passeport délivré par le Quai d’Orsay, Husseini s’évade et rejoint le Moyen-Orient. La France aura ainsi protégé et favorisé l’un des pères fondateurs idéologiques du terrorisme palestinien.Image
Sep 6, 2025 9 tweets 6 min read
Qatar: The Tiny Emirate that Corrupts the World in the Name of Hamas
A Microstate Built on Exploitation

With fewer than 300,000 citizens and nearly three million migrant workers living under a quasi-feudal system, Qatar is a demographic dwarf and a gas giant. Its wealth stems from energy rents and from the systematic exploitation of foreign laborers who built its skyscrapers, stadiums, and highways. The 2022 World Cup, sold to the world as a triumph of modernity, was in truth a monument to servitude: stolen wages, deaths on construction sites, and lives destroyed in silence.

But Qatar’s scandal does not stop at its borders. It has exported corruption and influence on a global scale, buying the complicity of universities, politicians, and media outlets, while simultaneously protecting and financing the most violent terrorist movements of our time.Image Financing Terrorism: A Persistent Pattern

For decades, Doha has played a duplicitous role. In 2014, the U.S. Treasury denounced Qatar as a “permissive jurisdiction for terrorist financing.” In June 2017, President Donald Trump went further, declaring Qatar “a long-time funder of terrorism at a very high level.”

It is not by chance that Hamas leaders found sanctuary in Doha. Khaled Meshaal resides there in luxury, while Ismail Haniyeh, the head of Hamas’s political bureau, lived in Qatar until his assassination in Tehran in 2024 — he was buried in Doha, symbolizing the emirate’s unbreakable bond with terrorism. Every time a hostage negotiation emerges, Qatar positions itself as a “mediator.” But the truth is simple: it mediates because it harbors the very criminals holding the hostages.Image
Sep 6, 2025 8 tweets 6 min read
Qatar : le petit émirat qui corrompt le monde au nom du Hamas
Un État minuscule, mais un empire de corruption

Avec moins de 300 000 citoyens et près de trois millions de travailleurs immigrés réduits à un statut quasi servile, le Qatar est un nain démographique et un géant gazier. Il a bâti sa fortune sur la rente énergétique et sur l’exploitation d’une main-d’œuvre étrangère, privée de droits, assignée à des chantiers titanesques comme ceux de la Coupe du monde 2022. Derrière les stades illuminés et les slogans de modernité, on trouve des milliers de vies brisées, des salaires volés, des accidents passés sous silence.

Mais le scandale dépasse les frontières de Doha. Car le Qatar ne se contente pas de bâtir en interne une société à deux vitesses : il a exporté à l’échelle mondiale un soft power corrompu, conçu pour acheter les consciences, influencer les universités et blanchir son rôle central dans le financement du terrorisme islamiste.Image Financement du terrorisme : une constante qatarie

Dès 2014, le département du Trésor américain dénonçait le Qatar comme un « milieu permissif pour le financement du terrorisme ». Trois ans plus tard, Donald Trump déclarait que le Qatar était « historiquement un des plus grands financeurs du terrorisme au monde ».

Ce n’est pas un hasard si les chefs du Hamas se sont installés à Doha comme dans un sanctuaire doré. Khaled Mechaal y réside depuis des années. Ismaïl Haniyeh, chef du bureau politique du Hamas, y a longtemps vécu avant d’être assassiné à Téhéran en 2024 et enterré… au Qatar. À chaque fois qu’une négociation d’otages s’ouvre, le Qatar se met en avant comme médiateur, mais il faut rappeler une évidence : s’il joue ce rôle, c’est parce qu’il héberge et finance ceux-là mêmes qui tiennent les otages.Image
Sep 1, 2025 6 tweets 4 min read
Jérusalem : la falsification d’une histoire

Depuis plus de trois millénaires, Jérusalem résonne dans la mémoire du peuple juif. Capitale du roi David, centre spirituel du Temple de Salomon, lieu de prières ininterrompues depuis l’exil babylonien, la cité n’a jamais cessé d’être au cœur de l’identité juive. Chaque mariage, chaque deuil, chaque fête religieuse ramène les Juifs à Jérusalem. Cette permanence historique est incontestable, inscrite dans les textes bibliques, dans l’archéologie, et même dans les chroniques des conquérants qui s’y sont succédé.Image Une appropriation tardive et artificielle

Or, c’est seulement au VIIe siècle qu’apparaît une prétention nouvelle. Mahomet, mort en 632, n’a jamais franchi les murailles de la ville. Aucun témoin de son époque n’évoque Jérusalem dans ses prédications. C’est bien après sa mort que ses successeurs, soucieux de donner une légitimité à leurs conquêtes, inventèrent une fable : celle d’un voyage nocturne, au cours duquel le prophète aurait été transporté vers une « mosquée lointaine ». Or, cette « mosquée » n’existait pas : elle fut bâtie des décennies plus tard, précisément pour donner corps à cette légende.Image
Aug 26, 2025 5 tweets 3 min read
The Forgotten Arab Colonization of Judea and Samaria by Jordan

When people today speak of the so-called “West Bank,” they forget that this expression, like the French “Cisjordanie,” has no historical foundation. Both were political inventions by Jordan in 1948, designed to erase the millennia-old Jewish heritage of Judea and Samaria — the biblical heartland of the Jewish people. Until the Jordanian conquest, no one used these words. The land was simply known as Judea and Samaria. By renaming it, Jordan sought to sever the ancestral link between the Jewish people and their homeland.Image Pogroms and Massacres Before 1948

Well before the establishment of the State of Israel, Jewish communities in the region were victims of pogroms and Arab violence.

Hebron, 1929: the holy city of the patriarchs witnessed an atrocity. In two days, 67 Jews were murdered, their homes and businesses looted. A community that had lived there for centuries was eradicated.

Safed, 1929: this spiritual center of Jewish mysticism was attacked as well. Dozens of Jews were slaughtered, their property destroyed.
These were not isolated incidents. Since the early 20th century, antisemitic hatred incited by the Grand Mufti of Jerusalem and other leaders had led to repeated assaults, recalling the pogroms of Eastern Europe.Image
Aug 26, 2025 5 tweets 4 min read
La colonisation arabe de la Judée-Samarie par la Jordanie : une épuration ethnique oubliée

Lorsque l’on évoque aujourd’hui la "Cisjordanie", on oublie trop souvent que ce terme, comme celui de "West Bank", ne repose sur aucune base historique. Ces appellations sont le fruit d’une volonté politique jordanienne d’effacer l’héritage juif millénaire de la Judée et de la Samarie, berceau du peuple juif et des plus hauts lieux bibliques. Jusqu’en 1948, personne n’utilisait ces mots. On parlait de Judée et de Samarie, tout simplement. Ce sont les Jordaniens, après leur conquête en 1948, qui décidèrent de rebaptiser les lieux pour les rendre méconnaissables, et pour tenter de couper définitivement le lien ancestral des Juifs avec leur propre terre.Image Pogroms et massacres avant 1948

Bien avant la création d’Israël, les communautés juives de la région furent victimes de pogroms et de violences orchestrées par les populations arabes locales.

Hébron, 1929 : la ville sainte du judaïsme, où reposent les patriarches bibliques, fut le théâtre d’un massacre atroce. En l’espace de deux jours, 67 Juifs furent assassinés, leurs maisons et leurs commerces pillés. La communauté juive, présente depuis des siècles, fut entièrement éradiquée.

Safed, 1929 : cette ville de Galilée, centre de la mystique juive, subit le même sort. Des dizaines de Juifs furent massacrés, leurs biens détruits.
Ces événements ne furent pas isolés : dès le début du XXe siècle, la haine antisémite attisée par le mufti de Jérusalem et par des leaders arabes se traduisait par des attaques régulières, rappelant les pogroms d’Europe de l’Est.Image
Aug 16, 2025 6 tweets 4 min read
Spinoza et les Lumières : le philosophe qui ouvrit la voie à la raison moderne ( fil 🧵)

La vie de Spinoza
Baruch Spinoza (1632-1677), né à Amsterdam dans une famille juive séfarade d’origine portugaise, est l’un des penseurs les plus radicaux du XVIIᵉ siècle. Excommunié par sa communauté en 1656 pour ses idées jugées hérétiques, il vécut en marge, travaillant comme polisseur de lentilles. Refusant les honneurs universitaires et les compromis religieux, il mena une existence discrète, consacrée à la philosophie et à la recherche de la vérité. Sa vie brève (il mourut à 44 ans de la tuberculose) fut marquée par une indépendance intellectuelle qui en fit une figure de rupture dans l’histoire des idées. (suivez 🧵)Image L’œuvre de Spinoza

Spinoza a laissé plusieurs textes majeurs, parmi lesquels :

Le Traité théologico-politique (1670), ouvrage audacieux où il défend la liberté de philosopher, la séparation entre religion et politique, et critique les superstitions religieuses.

L’Éthique (publiée à titre posthume en 1677), son chef-d’œuvre, écrit more geometrico (à la manière des géomètres), où il expose sa conception de Dieu, de la nature, de l’homme et de la liberté.

Le Traité politique, inachevé, qui propose une réflexion sur l’organisation rationnelle de l’État.

D’autres écrits comme le Traité de la réforme de l’entendement complètent son projet philosophique.Image
Aug 14, 2025 6 tweets 4 min read
Gaza : 18 ans de trahison après le retrait israélien
(suivez le fil: 🧵)

En août 2005, Israël prend une décision historique et douloureuse : se retirer totalement de la bande de Gaza.
10.000 citoyens israéliens, hommes, femmes et enfants, sont déracinés de force de leurs maisons, synagogues et entreprises. Le gouvernement israélien, espérant ouvrir la voie à une coexistence pacifique, laisse derrière lui des infrastructures modernes : zones industrielles, routes, réseau électrique, installations portuaires, et même des serres ultramodernes destinées à l’exportation de fruits et légumes.
Mais au lieu de les exploiter, des foules arabes ont vandalisé et détruit ces serres ainsi que certaines infrastructures, prétextant qu’elles étaient "impures" car construites et utilisées par des Juifs. Cette destruction, en quelques jours, a anéanti une chance unique de bâtir une économie viable et de sortir la population de Gaza de la pauvreté. 🧵Image L’ascension du Hamas

Au lieu de construire un avenir, Gaza choisit la destruction.
En 2006, lors des élections palestiniennes, le Hamas, organisation islamiste armée soutenue par l’Iran, le Qatar et les Frères musulmans, remporte la majorité.
En juin 2007, le Hamas prend le contrôle total de Gaza après un coup d’État sanglant contre le Fatah, exécutant et torturant ses opposants.
Depuis, Gaza est devenue une base avancée du terrorisme, où l’argent de l’aide internationale est investi dans les tunnels d’attaque, les roquettes et l’endoctrinement des enfants.Image
Aug 12, 2025 12 tweets 6 min read
La Déchéance du Wokisme : Autopsie d’un Virus Idéologique

Né d’un mot d’argot afro-américain signifiant « éveillé » aux injustices, le wokisme aurait pu rester une invitation à plus de vigilance civique. Il est devenu l’exact contraire : un monstre idéologique qui exige l’alignement total sur ses dogmes, sous peine d’excommunication sociale. C’est une religion séculière, où les prêtres sont des militants, la messe se dit sur Twitter, et l’Inquisition se mène à coups de hashtags. (fil🧵)Image Ses racines intellectuelles plongent dans les marécages de la déconstruction. Foucault, Derrida, Deleuze et leurs héritiers ont sapé les notions de vérité, de tradition et même de réalité biologique, en imposant l’idée que tout est langage, tout est construction, tout est oppression. Dans ce laboratoire philosophique, l’Histoire devient procès permanent, l’Occident est coupable par essence, et la civilisation elle-même n’est qu’un système à renverser.Image
Jul 24, 2025 5 tweets 3 min read
🧵Quand un prince arabe tend la main : relire Abdel-Kader et comprendre le conflit israélo-arabe autrement🧵

Dans un océan de discours passionnés, partisans, souvent haineux, où l’histoire du Proche-Orient est manipulée à des fins idéologiques, il existe quelques rares voix qui, dès le milieu du XXe siècle, appelaient à la lucidité, à la connaissance et à la paix. L’une d’elles, presque oubliée aujourd’hui, est celle d’A. Razak Abdel-Kader, descendant direct de l’émir Abdel-Kader, figure emblématique de la résistance algérienne.

En 1961, en pleine décolonisation du monde arabe et peu avant l’indépendance de l’Algérie, Abdel-Kader publie chez François Maspero un ouvrage majeur mais ignoré : Le conflit judéo-arabe. Juifs et Arabes face à l’avenir. Loin des pamphlets nationalistes ou sionistes simplistes, ce livre offre une analyse fine, documentée, nuancée du conflit. Et surtout : il ose briser les tabous d’une époque où le monde arabe se cherche des ennemis à la mesure de ses propres échecs.🧵 Un regard arabe, mais libre

Ce qui frappe dès les premières pages, c’est la liberté de ton d’Abdel-Kader. Arabe, musulman, issu d’une grande famille algérienne, il ne cède ni à l’antisémitisme rampant de certains discours panarabes, ni à l’angélisme. Il pose un constat sans appel : les élites arabes ont souvent échoué à proposer une vision d’avenir à leurs peuples, préférant la haine d’Israël à la construction de sociétés libres et modernes.

Il démonte les mythes, des deux côtés. Il reconnaît la souffrance des Arabes de Palestine tout en rappelant que le sionisme est né d’un besoin vital d’autodétermination juive, après des siècles de persécutions, et qu’il n’est en rien un projet colonial classique. Il replace le conflit dans sa profondeur historique, bien au-delà des simplifications contemporaines, et appelle à penser la coexistence non comme une utopie, mais comme une nécessité.
Jul 21, 2025 10 tweets 2 min read
🔥 THREAD: “Why the word ‘Palestinian’ is a recent political invention”

(A truth you were never told.)

1/ You can criticize Israel.
But ignoring the fact that the term “Palestinian people” is a modern political creation is dishonest.
Here’s why. 👇 Image 2/ The name “Palestine” comes from the Philistines, an ancient people who vanished centuries ago.
There has never been a sovereign Palestinian state.
Not in 1946. Not in 1846. Not in 846.
Jul 9, 2025 7 tweets 4 min read
Pourquoi les organisations dites palestiniennes n’accepteront jamais une paix durable avec Israël🧵

Depuis les débuts de l’islam au VIIe siècle, la guerre et la paix ne sont pas définies selon les mêmes paradigmes que dans la pensée occidentale moderne.

L’Occident, influencé par les traditions gréco-romaines, chrétiennes et rationalistes, conçoit la paix comme un idéal moral ou diplomatique à atteindre entre deux parties égales, souvent dans une logique de compromis. Ce n’est pas le cas dans l’idéologie islamiste radicale, dont s’inspirent le Hamas, le Jihad islamique, ou encore le Hezbollah chiite, et dont les racines remontent au comportement du prophète Mahomet lui-même.🧵 La stratégie du traité de Hudaïbiyya : le modèle du mensonge tactique

En 628, Mahomet, alors affaibli militairement, signe avec la tribu des Quraychites (païens de La Mecque) un traité de trêve de dix ans à Hudaïbiyya. À peine deux ans plus tard, lorsqu’il se sent renforcé par de nouvelles alliances et forces armées, il rompt ce pacte unilatéralement et attaque La Mecque par surprise, s’en emparant sans grande résistance.

Cet épisode est fondamental dans la pensée islamiste. Il est théorisé comme le modèle de la hudna, c’est-à-dire d’un cessez-le-feu temporaire utilisé uniquement pour gagner du temps, renforcer ses positions, et frapper plus fort ensuite. Ce concept de trêve mensongère est totalement assumé dans la doctrine jihadiste. Le cheikh Youssef al-Qaradawi, figure des Frères musulmans et mentor idéologique du Hamas, l’a théorisé à plusieurs reprises dans ses discours et fatwas. Il s’appuie sur des sources classiques de la sîra (biographies du prophète) comme celles d’Ibn Ishaq ou d’al-Tabari.
Jul 2, 2025 5 tweets 3 min read
From Nazi Antisemitism to "Palestinism": The Modern Mutation of Jew-Hatred

History never repeats itself exactly, but it often echoes. Since the Holocaust, antisemitism has not disappeared — it has merely changed its form. Disguised as a supposedly humanitarian and anti-colonialist cause, the Palestinian narrative has become a new socially acceptable channel for expressing an ancient hatred. “Palestinism,” the ideology that demonizes Israel while sanctifying its destruction, directly follows in the footsteps of Nazi antisemitism, recycling its tropes, myths, and sometimes even its slogans.🧵🧵 From the Hated Jew to the Hated Jewish State

In the 1930s and 40s, Nazi antisemitism thrived on a fantasy: the Jew as parasite, cosmopolitan conspirator, and the root of all Germany’s misfortunes. This hatred led to the industrial extermination of six million Jews. After 1945, with Nazism universally condemned, open antisemitism became socially unacceptable — at least on the surface. But it mutated. Instead of targeting individual Jews, the focus shifted to the Jewish state. Israel became the “Jew among nations,” blamed for every conceivable crime: colonialism, apartheid, genocide, even “Nazism.”

As philosopher Jean-François Lyotard noted, this is a case of “metaphorical reinvestment”: the old antisemitic clichés are reborn in a new political language. The Jewish banker became the “Zionist lobby.” The medieval blood libel accusing Jews of killing Christian children turned into accusations against Israeli soldiers “murdering Palestinian babies.” Age-old conspiracies of control and domination were simply projected onto the state level.