Chateaubriand - « René » (1802)
On débat souvent pour déterminer quel livre fut le précurseur en France du « romantisme »....
#VendrediLecture #Romantisme
#Chateaubriand
Rousseau dans les « Rêveries » ou « La Nouvelle Héloïse » a offert bien de ses traits, quant à Mme de Staël, avec « De l’Allemagne » (1813), elle a fait connaître la littérature d’outre-Rhin (Goethe, Schiller, le « Sturm und drang »)
Mais j’ai tendance à penser que c’est « René » qui est le premier «roman» du romantisme hexagonal.
On y trouve le vague à l’âme et l’hypersensibilité, le sentiment de ne pas être de « son temps » (les visites des ruines), le questionnement métaphysique, la tentation du suicide.
On y voit aussi qu’il précède toute les réflexions de la fin du XIXe sur le « désenchantement du monde », sur la recherche d’un sens de la vie qui fuit et qui échappe.
Bien sûr, cette écriture du « moi » peut rebuter par son nombrilisme et sa dimension un peu « adolescente ».
Reste qu’il dessine les contours de ce qu’on appèlera après lui « le mal du siècle » et qui donnera les livres inoubliables de Musset, Constant, Sand, Sainte-Beuve et Sénancourt.
Et cette phrase du « Génie » comme un résumé éclair :
« On habite, avec un cœur plein, un monde vide ; et, sans avoir usé de rien, on est désabusé de tout. »
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