Thomas Branthôme Profile picture
Historien du droit et des idées politiques • Droit, Histoire, Science Politique, Théorie & Littérature, évidemment...

Nov 15, 2019, 9 tweets

Ce week-end, cela fera un an que le « Mouvement des Gilets jaunes » aura commencé.

Pour essayer de saisir sa singularité et ce qu’il traduit - en prenant en compte toute sa variabilité - voila un florilège de documents aidant à sa compréhension.

#GiletsJaunes
#VendrediLecture

Le numéro spécial du @mdiplo montre tout ce que le Mouvement des Gilets jaunes pointe du sentiment de « dépossession » qui agite les classes populaires tant au niveau économique qu’au niveau de la « décision politique ».

Précieux par sa valeur de témoin de l’intérieur, le livre de @BouloGiletJaune dresse un bilan factuel des premiers mois du mouvement, mettant en lumière le processus de délégitimation qu’il a subi et éclairant son évolution et ses demandes programmatiques.

Très juste et équilibré, le livre de @GerardNoiriel - sous forme d’intw- inscrit le Mouvement dans le temps long de « l’histoire populaire », souligne le caractère légitime des demandes sociales des GJ et met en avant son caractère « inédit ».

Celui de @maillardenis, extrêmement fin et profond, montre comme les GJ révèlent une nouvelle étape de la crise démocratique, symptôme de l’effondrement des corps intermédiaires (partis, syndicats, associations) et du clivage droite/gauche. Une analyse sociologique indispensable.

Dans la même lignée, celui de @JEANPIERRELau analyse brillamment comme les GJ, au même titre que #NuitDebout ou les #ZAD participent d’une même séquence marquant un nouvel âge dans « l’histoire des luttes » dont les niveaux caractères sont 1. l’aspect hors institution ;

2. L’absence de chef ; 3. « La relocalisation du politique ».

Il peut ainsi conclure à la volonté populaire de se « reconstituer » en société par le biais d’utopies concrètes, de nouvelles sociabilité et de solidarités retrouvées.

Enfin Yasha Mounk rappelle que si la démocratie est bien menacé par les régimes dits de « démocratie Illibérale » (Turquie de Erdoghan, Hongrie de Orbàn), elle l’est également par le « le libéralisme anti-démocratique », dont il cite l’UE actuel en exemple.

En ce sens, comme l’a bien dit F. Sureau, le mouvement des GJ est en effet «moins qu’une révolution mais plus qu’une émeute» et il met en demeure l’ensemble des acteurs du monde politique mais aussi tous les citoyens de s’interroger sur ce que cela dit de l’état de notre société.

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