Covid-19, la solidarité générationnelle à l’épreuve, et le miroir déformant des tests.
(Fil ⬇️)
En première analyse, le covid-19 est une maladie de vieux.
98% des morts avaient plus de 50 ans et 93% plus de 60 ans.
(Je dis bien en 1ère analyse, sur la base des mortalités, car on ne connait pas encore bien les conséquences des séquelles pour ceux qui y survivent. On y reviendra)
Et pour les vieux, elle est sacrément néfaste: les taux de mortalité pour les hospitalisés vont de 7 à 34% pour les plus de 50 ans !
(moyenne 18,6%)
Or l’image qu’en donnent son suivi à travers les tests est exactement le contraire: environ 80% des testés récents ont moins de 60 ans
Et près de 90 % des testés positifs ont eux aussi moins de 60 ans
Or ces cas positifs ne se retrouvent pas vraiment dans les statistiques hospitalières: alors qu’on avait 1,3 cas pour une hospitalisation fin mars, on dépasse 40 aujourd’hui.
Or, les nouvelles hospitalisations sont un indicateur assez précis de la mortalité de l’épidémie, et donc, en première analyse, de sa gravité. Les hospi d’aujourd’hui sont les morts de demain
Plus précisément, on a un décalage de 7 jours entre les hospitalisations et décès, ce décalage étant en réalité la moyenne d’un décalage de 3 j pour les plus vieux jusque vers 17 j pour la classe 60-69, et 8 à 10 j pour les autres classes.
Et bien sûr arrive la question à 100 Milliards d’€ :
Oui mais est-ce que les tests positifs ne sont pas eux-mêmes des indicateurs avancés des hospitalisations à venir ?
En réalité, pas vraiment, ou plutôt un indicateur assez mauvais : on constate deux choses:
⁃Les plus jeunes se contaminent fortement mais restent peu hospitalisés
⁃Les plus vieux sont bien plus prudents et se contaminent en proportion bien moins
Ce que l’on retrouve sur les taux de positivité, qui divergent
Ou vu autrement, la contamination des plus jeunes vers les plus vieux restent très limitée; on n’a pas depuis le 20 juillet de rattrapage de la part des plus âgés.
On pourrait même ajouter en 2ème analyse, en considérant la gravité de l’épidémie à partir du nombre d’hospitalisations en elles-mêmes, supposées être en soi un marqueur de séquelles éventuelles, que le rebond actuel reste très limité.
En effet, du point de vue de la collectivité, avec 4 063 130 testés du 23 juin au 23 août, dont 85 665 positifs, soit 2,1% , 7345 hospitalisés depuis le 1er juillet, soit 0,18%, l’épidémie a jusqu’ici un impact sanitaire direct mineur sur la société. Le retour de la grippette ?
On peut alors se demander combien de temps va tenir le consensus social pour préserver nos ainés.
Car c’est ça dont il s’agit: mesures d’exception, masques, coronapistes, restriction de voyage et de rassemblement, jusqu’où cela sera-t-il accepté par une population peu concernée?
Avec la rentrée, la question va se poser de façon critique dans les écoles, les universités, les entreprises, qui vont finir par constater que se protéger a un coût, une lourdeur et un bénéfice direct dans ces lieux faible.
Alors l’angle mort de cette analyse est double :
Le premier est que l’épidémie reprenne comme en mars et qu’on est dans l’oeil du cyclone.
J’y crois assez peu. Les indicateurs sont pour l’instant rassurants
Le deuxième est que les séquelles des contaminations, même sans hospitalisation, se révèlent importantes, suffisamment pour que ça soit un sujet sanitaire collectif majeur. Une 3ème analyse en quelque sorte, après les décès et les hospitalisations.
Pour que cela le devienne, il faut deux conditions, 1) que ça soit une réalité sanitaire, 2) que ça soit une réalité statistique.
À mon sens il est urgent que l’Etat anticipe sur le désagrègement du consensus social à venir sur la gravité du COVID, et s’organise pour mesurer les conséquences encore sous les radars sur le reste de la population et les communiquer largement, si elles existent.
À défaut, on prend le risque au choix de fragiliser la santé des plus jeunes ou de les pousser dans une forme de mutinerie contre ce qui sera perçu comme un autoritarisme clientèliste inacceptable.
En plus de mettre les seniors en danger.
N’hésitez pas à partager !
/FIN
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Les gens s’inquiètent de l’incompétence de la Ville de Paris, qui n’aurait pas de plan de mobilité.
La vérité c’est qu’elle a un plan.
Un plan de *démobilité*.
Elle déconstruit délibérément, systématiquement tout ce qui peut permettre de circuler en voiture. 🧵⬇️
Ils ont :
- bloqué les grandes voies circulantes historiques: voies Georges Pompidou, Rue de Rivoli, avenue du général Leclerc…
- dégradé la circulabilité des voies secondaires en créant des pistes cyclables le plus souvent vides
- bloqué les portes de Paris par des tramways ou autres aménagements prétextes
- dans les voies où les voitures essayaient de s’échapper, créé des sens interdits, parfois renversés
- réduit la vitesse à 30 m/h pour rendre légal l’accès des 🚴🏼♂️ aux ⛔️et réduire encore la largeur
Le danger du déplacement à vélo continue à être dramatiquement sous estimé en France.
Aucun journal n'en parle, les associations de cyclistes font de la désinformation avec le soutien complaisant des pouvoirs publics, la Sécurité Routière fait profil bas.
(Chiffres 2024)
L'encouragement à circuler à vélo (ou trottinette) est une aberration en termes de santé publique.
1 jeune cycliste sur 9 a un accident dans l'année, dont la moitié le conduit à une consultation médicale ou à une hospitalisation.
(OSNIR 2023 p166)
L'objectif des pouvoirs public est littéralement d'augmenter la part de blessés sur la route en poussant un mode accidentogène.
Pourquoi la communication sur le nombre de morts prématurées due à la pollution est elle une arnaque scientifique ?
Tout simplement parce que les études ne savent pas les mesurer. Fil⬇️
#ZFE
Je ne vais pas revenir sur le contexte de l'utilisation de chiffres dramatiques dans le contexte des #ZFE, que j'aborde ailleurs, mais me concentrer sur le concept même de morts prématurées
#ZFE Point technique :
Les modèles épidémiologiques sont des modèles loglinéaires.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Que les gains de santé les plus forts sont obtenus à la pollution la plus faible.
Il suffit de baisser la cible pour minorer les gains passés et ceux restants.
Par exemple, disons que la pollution est de 20. Si on la diminue de moitié (10) on diminue le risque de 23 % (de 1,3 à 1).
Pour avoir un risque zéro, il faut arriver à une pollution de 1.
Ce sont les dernières baisses les plus rentables.
Par exemple ce n’est qu’en passant de 3 à 1 qu’on baissera le risque des derniers 0,5 pour arriver à 0.
On voit bien que ce type d’hypothèse est tout à fait contestable.
La désinformation institutionnelle sur la pollution.
Le scandale des morts fantômes.
La complicité d'AirParif 🧵⬇️
#ZFE
Les modèles de simulation du nombre de morts par la pollution sont des modèles linéaires.
On fait l'hypothèse que la part de morts évités est proportionnelle à la baisse de la pollution
(c'est très contestable, j'en parle un peu ici, mais admettons )
Mais il y aura toujours des particules dans l'air, et du coup pour évaluer combien de morts on pourrait éviter, il faut implicitement se référer à une situation cible.
La situation de référence, c'est d'habiter dans le massif central ou les alpes.
Si, si. (4,9 µg/m3)
Je vois plein de gens qui pensent que la survie de notre système de retraite passent par la mise en place d’un système par capitalisation ou par un système par répartition à points.
Personne ne semble comprendre la réalité du sujet et les véritables enjeux.
(Fil ⬇️)
Un système par répartition fonctionne en prélevant sur les revenus des ménages les retraites des retraités.
C’est notre système actuel, où le financement a, du point de vue des ménages, grosso modo 3 sources :
- les cotisations retraites, prélevées sur les salaires des actifs, que ce soit dans la part salariale ou patronale (une distinction fictive, quoi qu’en disent les partis de gauche).
On peut rajouter le forfait social prélevé sur les entreprises et principalement assis / salaires