Gérald #Darmanin cumule bon nombre de tares et est au croisement de l’impunité politique et policière. Il méritait bien que l’on raconte son histoire dans un thread, à lire ici et sur @Mediapart. ⬇
Aujourd’hui, beaucoup vont se réjouir de cette nouvelle, voir le verre à moitié plein. Pas moi. Il n’y a rien qui va dans la communication du ministère, comme d’habitude. Regardons ça dans les détails. (1/18)
"Ce constat repose en partie sur le sentiment éprouvé par l'enseignante que l'institution n'a pas toujours fait bloc avec elle face aux conflits avec certains parents", dit le ministère. Un sentiment, vraiment ? Non, nul sentiment ici, mais une réalité basée sur des faits. (2/18)
La tentative de minimiser la responsabilité de la hiérarchie en insufflant l’idée que le manque de soutien n’était qu’un sentiment pas forcément prouvé est absolument abject.
Poursuivons. (3/18)
L’Éducation nationale veut qu’on oublie Caroline, consciente que sa gestion de l’affaire met en lumière la politique de management toxique qui l’a menée dans la tombe. Il faut parler d’elle plus que jamais, continuer de réclamer justice. Un thread à lire ici et sur @Mediapart.⤵️
Caroline aura tenté du mieux qu'elle pouvait de se reconstruire. Mais la blessure était trop profonde. Elle a choisi de se donner la mort ce lundi 1er septembre, jour de la rentrée scolaire. (1/9)
La date n'est évidemment pas le fruit du hasard. Lorsque j'ai écrit son "Cas d'école", elle voulait crier au monde sa vérité, la vérité. Pour aller mieux, mais surtout pour ne pas laisser à l'éducation nationale le soin de parler d'elle à sa place. (2/9)
Le corbeau qui l'a abreuvée d'insultes homophobes et de menaces de mort, les villageois et le maire qui ne l'ont pas soutenue, les collègues de son académie aux abonnés absents... Tout cela a contribué à creuser sa tombe. (3/9)
Suite de l'épisode précédent. Me voici, un peu fatigué, après les deux heures quarante qu'aura duré mon audition de ce matin au commissariat de Villepinte. (1/8)
Pour rappel, je devais répondre d'accusations de diffamation publique (et non dénonciation calomnieuse, comme on me l'avait initialement dit) suite à la publication de ma bande dessinée retraçant l'histoire de Caroline, victime d'insultes homophobes et de menaces de mort. (2/8)
J'y avais notamment pointé le manque de soutien de la hiérarchie et le sentiment d'abandon ressenti par Caroline.
J'ai eu la confirmation que la plainte était déposée au nom de l'éducation nationale par une inspectrice et ses conseillères pédagogiques. (3/8)
Vis ma vie d'auteur de BD.
J'ai reçu ce jour une convocation du commissariat de Villepinte. Lors d'un échange par téléphone avec la brigadière qui doit me recevoir, celle-ci m'a informé que l'Education nationale porte plainte contre moi pour "dénonciation calomnieuse". 1/5
Pour quel méfait, me direz-vous ? On me reproche d'avoir parlé du cas de Caroline, victime d'insultes homophobes et d'un manque de soutien de sa hiérarchie. Caroline a elle aussi été convoquée il y a quelques semaines, ajoutant à son malheur, à son sentiment de culpabilité. 2/5
Oui, vous avez bien lu : l'Education nationale ose s'attaquer à un auteur et, à-travers lui, à une enseignante victime de violences intolérables alors même que la plainte destinée à retrouver l'auteur des tags homophobes qui visaient Caroline a été classée, faute de preuves. 3/5
Mariée à une femme, Caroline a subi les attaques d'un corbeau qui l'a menacée de mort et a tagué des insultes homophobes sur le mur de son école. Elle n'a eu aucun soutien de sa hiérarchie et des parents d'élèves. Découvrez son histoire dans ce thread et sur @Mediapart. ⤵