I. Alors que l’UE réfléchit sur une 10ème vague de #sanctions contre la #Russie, et portant tant sur les imports que les exports, petit #Fil ou #Thread sur leur impact sur le commerce extérieur de la #Russie @ArnaudDubien@EQuidet
II. Les sanctions décidées par l’UE avaient pour but de paralyser ou « d’effondrer » l’économie de la #Russie (poke @BrunoLeMaire) en la privant des ressources financières des exports et en la coupant de ses imports. Voyons un peu le résultat général
III. La balance des paiements est donc largement positive. Mais, ont voit qu’elle se resserre au 4ème T de 2022. Regardons alors le mouvement des importations. La chute est nette au 1er T de 2022, mais la récupération se manifeste rapidement.
IV. De plus, le graphique montre que l’année 2021 a constituée une récupération après la crise de la Covid-19. La comparaison entre 2022 et 2021 est en partie faussée par le phénomène de rattrapage du 4ème T. de 2021. Les résultats du 4 T 2022 sont comparables à ceux de 2019.
V. On le vérifie aussi si l’on compare la courbe d’évolution annuelle de ces 5 dernières années. Les importations russes en 2022 sont au niveau, voire au-dessus des résultats de 2018 et 2019 au 4T. L’impact des sanctions a pesé sur les 2ème et 3ème T de 2022
VI. Dans ces importations, pour octobre 2022, en milliards de dollars, ont constate le poids de la Chine, mais aussi que l’UE reste importante et surtout le poids du Belarus, de la Turquie (pays de l’OTAN) et du Kazakhstan.
VII. Les pays qui ont accru leurs exportations vers la #Russie sont la Chine, mais aussi les pays frontaliers et la Turquie. Les pays qui ont réduit leurs exportations sont essentiellement ceux de l’UE. On note la faible réduction pour la GB, les USA et le Japon.
VIII. Les importations en #Russie montrent à la fois la montée d’anciens partenaires (Chine, pays de la CEI), mais aussi l’émergence de la Turquie qui, quoi que membre de l’OTAN, n’applique pas les sanctions et la persistance de l’UE.
IX. Cette persistance de l’UE s’explique par des exemptions demandées par certains pays comme la Belgique, la Bulgarie et la Hongrie. De plus la Belgique s’oppose à l’extension des sanctions pour la sidérurgie et les diamants.
X. Les restrictions à l'exportation de diamants par la #Russie sont bloquées par la Belgique qui estime que ces restrictions ne causeront aucun dommage direct à la #Russie, et seront simplement réorientées vers l'#Inde et les Émirats arabes unis
XI. Un autre domaine s’avère délicat pour l’UE et les Etats-Unis, c’est celui de l’industrie nucléaire. Les États-Unis ont importé à eux seuls 550 tonnes d'uranium russe enrichi pour un montant de 645,7 millions de dollars en 2021.
XII. La Russie étant le principal acteur du marché de l'énergie nucléaire et représentant la moitié des exportations mondiales de nouveaux projets de construction nucléaire et environ un tiers du marché du combustible, il est difficile d’imposer des sanctions.
XIII. Cela explique pourquoi M. J. Borell, interrogé sur le 10ème paquet de sanctions (hypothétiques) a indiqué que l’industrie diamantaire et l’industrie nucléaire en seraient exclues
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I. Je n'ai pu diffuser mon papier de lundi dernier sur les "Conséquences de la Guerre contre l'Iran 2ème partie"
Les dernières nouvelles confirment l'analyse fpop.media/consequences-e…
II. La situation militaire continue d'empirer. #IranWar
Les conséquences des destructions sont désormais supérieurs à celle du blocage du détroit d'Hormuz. En un sens, l'#Iran a déjà gagné
III Les dernières frappes de l'Iran montrent que les forces sont loin d'être détruites et que sa structure politique pour l'instant tient.
La frappe sur l'usine chimique au sud d'Israel en est un bon exemple.
I. Un rapide #Thread sur ce qui se passe sur la marché du pétrole.
@alancelin
@Vukuzman
II. Les contacts que j'ai avec des traders (UAE, Moscou et Houston), confirment l'éclatement total du marché.
On négocie désormais cargaison par cargaison, et le marché des "futures" est de fait à l'arrêt car nul ne veut s'engager au-delà du moment.
III. Le pétrole a atteint 170 $/b à Dubai, mais le Sokol russe se négociait à 17h30 (Moscou) entre 172 et 178 $/b.
Les "stocks flottants" se réduisent rapidement et l'instabilité devient dès lors croissante.
Sokol (russe)105.42$+3.08+3.01%
Urals: éclatement des prix, selon les contrats
II La situation sur "les" (et non plus "le") marchés du pétrole est chaotique.
On assiste à une rupture entre l'Asie et le monde atlantique, avec des différences de prix de 30$ à 35$. La fermeture du Détroit d'Hormuz provoque un chaos "physique" mais aussi institutionnel
III. Les marchés au futur, qui sont un instrument essentiel de régulation des prix, ne fonctionnent pratiquement plus. Donc, pas de base fiable pour établir le prix des contrats. On négocie "à la tête du client"
Dear @pati_marins64 .
That's fascinating.
I didn't knew details even if I knew that exercise stopped.
Knowing the history of "war games" in Newport I would make some commentaries #Thread (I)
II. We have two examples of war games giving "surprising" results, and both were "reversed" by the high command.
(a) A simulation in 1938 at Naval College where the "red" fleet (Japan) made a preventive strike on Pearl Harbor. Reversed by the commanding officer of PacFleet
III. Explanation: such an operation is over IJN capabilities...To be remembered on 12/07/1941...
(b) War game done BY the IJN on September 1941. The attack force lost 2 CV. Reversed by Yamamoto himself on the ground that the simulation had given too much to the enemy
I. Pourquoi les mini-sousmarins iraniens sont une force à prendre en compte?
#Thread ou #Fil sur la question
II L'Iran dispose de 20 SM de classe Ghadir, dont sans doute 15-16 sont opérationnels
Il s'agit de bateau de 29m de long, d'un déplacement de 117/125 tonnes, d'un équipage de 7 à propulsion diésel-électrique. Armement: 2 tubes lance-torpilles
III Ces SM ont une autonomie faible mais sont connu pour avoir fait le voyage de Bandar-Abbas à Karachi.
Ils sont silencieux en propulsion électrique, peuvent transporter 2 missiles mer-mer ou 6 à 8 mines.
II. C'est très logique. Les amiraux ne veulent pas risquer leurs précieux (et couteux) navires dans un espace resserré où l'Iran a de multiples moyens de les attaquer (missiles, drones, drones navals et sous-marins)
III De plus, escorter des navires veut dire entrer profondément dans le Golfe, à portée des sous-marins de poche iraniens, dans une mer chaude à faible profondeur, peu propice à la lutte anti-sous-marine