Les désinformateurs vont certainement utiliser une publication sur la découverte d’un mécanisme minoritaire de décalage de làphaqe de lecture (frame shift) pour relancer toutes les inepties sur les vaccins ARNm.
C’est une découverte importante pour l’optimisation des prochains vaccins à ARNm. Pour faire simple, le mécanisme de frameshift va faire produire une fragment de protéine n’ayant rien à voir avec spike. C’est un phénomène minoritaire. Mais quelle conséquence?
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->notre système immunitaire va faire des Tcells et des anticorps contre Spike mais également contre ces fragments issus du frameshift.
- Comme c’est minoritaire cela ne va pas affecter la réponse contre le virus.
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- Est-ce grave? Non. Notre corps génère tous les jours des anticorps et Tcell contre des séquences protéiques exogène (non soi); il s’assure que l’immunité induite n’est pas délétère et la met en mémoire.
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Donc il va faire de même pour ces fragments protéiques minoritaire issu du vaccin.
Le frameshift est par ailleurs un mécanisme connu, on l’utilise en génie génétique, cela a été étudié chez certains virus. Ce n’est en rien une nouveauté.
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Si vous souhaitez aller plus loin dans l’analyse de l’article je vous conseille la lecture de ce fil 6/n
Vaccin anti-COVID
Il semble que l’on va enfin voir apparaître des vaccins anti-Covid qui se focaliseront sur les domaines de la Spike les plus exposés aux mutations. Une bonne nouvelle pour réduire l’empreinte antigénique.
Explications
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Je remet le fil qui expliquait certaines limites des vaccins actuels basés sur le Spike complète: générer un répertorie d’anticorps pas assez ciblé sur les domaines les plus importants pour la liaison à ACE2 et donc la neutralisation du virus. 2/n
Moderna s’est donc attelé à faire un candidat vaccin qui ne comporte que les domaines fortement impliqués à la liaison avec ACE2, à savoir le N-terminal domain (NTD) and receptor binding domain (RBD) qui ne représente qu’une fraction de la Spike. 3/n
On va donc parler d’une avancée prometteuse qui pourrait permettre de développer des vaccins pour induire une immunité mucosale sterilisante très efficace pour des virus à transmission aérienne: grippe, SARS-CoV-2, etc.
Comme la quasi-totalités des vaccins; les 💉 actuellement disponibles pour la COVID-19 sont efficaces pour réduire les maladies graves et les décès causés par l'infection par le SRAS-CoV-2, mais leur efficacité pour prévenir la transmission diminue avec le temps 2/n
Cela est liée à une moindre immunité au niveau des portes d’entrées du virus pour entrer dans l’hôte: les muqueuses des voies aériennes. Et cela vient du fait qu’on vaccine classiquement par injection intramusculaire ou sous cutanée; 3/n
Alors @CaudeHenrion (AHC) est venu faire la promotion de son recueil d’approximations et d’inexactitudes en terrain conquis chez @PascalPraud@CNEWS
Un fil pour décortiquer 8 minutes d’inepties scientifiques et de santé publique.
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A la question de @pascalpraud : « mais quelles sont les conséquences de la vaccination? » AHC reste évasive, ne veut pas entrer dans les détails. Puis elle raconte que la répétition de vaccination engendrerait un risque d’infection.Vraiment? Quelle infection? Quel pathogène ? 2/n
Peut-on avoir le lien de cette alerte de l’EMEA? Parce qu’en fait c’est un détournement par la sphère antivax d’une communication de l’EMA et libération en a fait un article ici. Donc mensonge grossier de AHC. 3/n
L’annonce de la campagne de vaccination contre le HPV est une bonne nouvelle de prévention et santé publique.
Un petit fil d‘informations à considérer pour mieux comprendre l’intérêt de cette vaccination.
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On va évidemment parler du cancer du col de l’utérus induit par le HPV; touchant donc les femmes qui sont les victimes, alors que les hommes sont plutôt les vecteurs. On comprend donc mieux pourquoi il faut vacciner les adolescentes ET les adolescents.
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Certains vous diront qu’il y a plus de 100 soustype d’HPV, et que la vaccination est impossible. Cependant seul un nombre réduit est responsable de la très grande majorité des cas de K du col de l’utérus: soustype HPV16 et HPV18 ≈ 70% des cas. 3/n
info COVID
Vous allez certainement voir RT une etude sur un antidépresseur qui aurait une efficacité contre la COVID19 sur les souris et les cellules pulmonaires. cela en fait-il une molécule utilisable chez l'homme sur la base de cette étude? très peu probable.
Explications 1/n
L’étude a l’intérêt d'inclure une expérimentation in vivo sur un modèle animal. Ils ont utilisé une souris transgénique K18-hACE2, c'est un peu différent du modèle "classique" ou des modèles recommandés pour les SARS-COV (furet par exemple).
la méthodologie de l’étude in vivo n'est pas faite pour mimer une prise en charge thérapeutique c'est patient diagnostiqué, puis le groupe Fluoxetine reçoit le traitement 4h après avoir été infectée par le virus
Ce n'est pas non plus une méthodologie pour une étude prophylactique
info COVID #CovidLong
cette publication amène une information à la fois sur le mécanisme moléculaire induit par une protéine du SARS-COV-2 pour perturber la réponse immunitaire, et cela pourrait avoir également un intérêt pour le #CovidLong 1/n nature.com/articles/s4158…
Des découvertes récentes suggéraient que l'infection par le SARS-CoV-2 perturbe la régulation épigénétique des cellules et supprime la réponse antivirale innée des cellules hôtes (perturbqtion réponse interféron type I), on ne savait pas comment cela se produisait. 2/n
Une interférence avec la régulation épigénétique de la cellule hôte avait été montré chez quelques rares virus hautement virulents. Ce phénomène impliquait un mécanisme de mimétisme des protéines virales pour des protéines de la cellule hôte en particulier les histones. 3/n