Il me semble un peu contradictoire, en France, de fustiger contre des emprunts directs de l’anglais comme le cloud ou les smartphones quand on dira sans scrupule qu’on va:
mettre ses baskets
pour aller faire un jogging
puis passer vite fait au pressing
#xl8 #thread 1/7
avant de se faire une petite coupe-brushing
puis faire un peu de zapping avant le prime.
(Rien de tout ça ne se dit en anglais d’ailleurs.)
2/7
Les calques (par ex. « ça fait sens ») sont pires que les emprunts à la limite, parce qu’ils sont insidieux. Ils se glissent dans la langue et souvent, ils finissent par se remarquer à peine.
3/7
Mais l’emprunt est clairement étranger, et donc visible : on le reconnait aussitôt pour ce qu’il est. Il sert généralement à décrire une réalité qui n’a pas forcément d’équivalent au moment de son adoption, et de ce fait-là il est nécessaire.
4/7
Les smartphones et le cloud n’existaient pas auparavant en français, et on a donc emprunté les mots qu’il fallait, voilà tout.
5/7
Pour les Québécois, le défi n’est pas le même, mais dans un contexte franco-français, où le nombre d’anglophones de naissance est infiniment bas et le risque que le 🇫🇷 se retrouve « remplacé » par l’anglais est quasiment infime, il ne sert à rien d’avoir peur des anglicismes.
6/7
Car les emprunts font partie du fonctionnement naturel de la langue, et, même s’ils ne sont pas toujours beaux, ils n’appauvrissent pas le français tant qu’ils ne remplacent pas un mot déjà existant ; au contraire, ils l’enrichissent.
7/7 (bit.ly/2GFcQkh)
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