Initialement prévu sur 2 jours, le #ConseilEuropeen aura finalement duré 4 jours et 4 nuits de négociations. Il a donné le triste spectacle d’une #UnionEuropeenne dominée par l’esprit de compétition, la concurrence et l’égoïsme étroit de quelques États membres.
-> Lire la suite
Son résultat est une très mauvaise nouvelle. Les subventions atteignent péniblement 390 mds, en deçà de la proposition de 500 mds de #Macron et #Merkel et bien loin des 2000 mds réclamés par le #ParlementEuropéen et par le commissaire français Breton il y’a qqs semaines.
Le budget européen a servi de marge de manœuvre. Son montant est très loin des besoins : le 2nd pilier de la PAC, consacré au financement de la conversion écologique de l’agriculture, se voit largement amputé à l’heure des grands discours sur le #GreenDeal en #Europe
Les programme de recherche ou d’accompagnement de la transition écologique (FTJ) baissent largement par rapport aux prop. initiales; le programme de santé EU4Heath disparaît complètement alors qu’il avait été introduit en réaction à la faillite de l’UE pendant la crise sanitaire.
Pire encore, la mise en place de nouvelles ressources propres n’a connu aucune avancée. Les subventions allouées aux États membres devront être remboursées par ces mêmes États, au prorata de leurs contributions au budget de l’Union européenne.
Les prêts, qui atteignent 360 milliards, devront l’être également. Le prix à payer sera donc un nouvel accroissement de la dette des États, sans qu’aucune mesure d’annulation de la dette ne soit examinée.
Les partisans de l’orthodoxie budgétaire auront obtenu un frein d’urgence permettant de bloquer le versement des fonds d’un état qui ne s’engagerait pas dans un programme de réformes structurelles. L’UE n'a donc à nouveau que l'austérité budgétaire à offrir comme horizon.
Ce sommet européen est aussi un échec majeur pour #Macron : il prétendait vouloir donner un nouveau souffle à l’UE. Il a subi la loi du club des radins emmené par un paradis fiscal qui capte chaque année 10 mds d’euros de ressources fiscales sur le dos des autres pays de l’UE.
Il avait fixé pour priorité le budget de la Politique Agricole Commune. Celui-ci subit une coupe historique. Et alors qu’il déclarait que les rabais budgétaires devaient disparaître après le Brexit, il a finalement cèdé aux frugaux pour augmenter sensiblement ces rabais.
Cet épisode renforce l'impasse de la construction européenne actuelle et ses dogmes neolibéraux. A l'heure de l'urgence sociale, de l'impératif de la bifurcation écologique et de la relocalisation industrielle, cet accord augure d’un avenir sombre pour les peuples européens.
Share this Scrolly Tale with your friends.
A Scrolly Tale is a new way to read Twitter threads with a more visually immersive experience.
Discover more beautiful Scrolly Tales like this.
