Saviez-vous que jusque dans les années 2000, une partie de l’uranium utilisé par l’industrie #nucléaire française provenait de notre sous-sol.
C’est une longue histoire complexe à résumer ici…mais voici un petit thread sur la ruée vers l’#uranium « français ».
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Après la seconde guerre mondiale, la maitrise de l’#énergie#nucléaire civile et militaire passe par le contrôle de l’approvisionnement en #uranium. Les prospections sur les territoires français (métropoles et colonies) débutent dès 1945 sous l’égide du @CEA_Officiel.
Une armée de prospecteurs de la Direction des Recherches et Exploitation Minières (DREM) du CEA sillonne la France et l’Afrique (Madagascar, Côte d’ivoire, Afrique équatoriale française…), compteur Geiger à la main, épaulés par des avions spécialement équipés pour ce travail.
Ainsi, des milliers de « plans compteurs » sont réalisés par les agents du CEA. Il s’agit de relevés de #radioactivité (mesurée en choc/s) qui permettent de cartographier de potentiels gisements.
Le 25 novembre 1948, la découverte d’un gisement de Pechblendes (principal minerai d’uranium,) à la Crouzille en Haute-Vienne (photo : le puits « Henriette »), « brise le monopole anglo-saxon de l’énergie atomique » selon Frédéric Joliot-Curie alors Haut-commissaire du CEA.
Pendant 55 ans, ce sont 52 millions de tonnes de minerais exploitables, contenant 76 000 tonnes d’uranium, qui ont été sortis de 210 sites miniers en France. Sur cet extrait, un mineur d’uranium en 1979 dans une mine du limousin (Vidéo INA tirée de : ina.fr/video/PAC05015…).
La gestion controversée de ces anciens sites miniers, aujourd’hui sous la responsabilité d’@Oranogroup, fait l’objet d’un suivi par l’@IRSNFrance et d’associations comme la @CRIIRAD . La base MIMAUSA de l’IRSN recense les anciens sites miniers FR : mimausabdd.irsn.fr.
Savez-vous que cette superbe tour aéroréfrigérante accueille un manège ? Qu’elle est située sur le site d’une ancienne centrale #nucléaire allemande devenue un parc d’attraction ?
Fil : Kalkar, une histoire de neutrons rapides et de sensations fortes…
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1/ Avant-propos : Merci @Kako_line pour l’invitation à travailler sur le sujet des tours aéroréfrigérantes décorées.
Celle de la centrale nucléaire de Kalkar en Allemagne a sans doute l’histoire (thread non exhaustif) la plus incroyable !
C’est parti.
2/ Dès le début de l’ère nucléaire, l’idée de surgénération (capacité d'un réacteur nucléaire à produire plus d'isotopes fissiles qu'il n'en consomme) est en vogue et les projets de piles couveuses (breeder) se multiplient (Experimental Breeder Reactor I dans l’Idaho, USA, 1951).
Point de situation au 5 septembre 2023 concernant la situation à la centrale #nucléaire de #Zaporijjia.
🇺🇦🇷🇺☢️Un fil à dérouler🧵🔽
1/ Sur la situation générale de la centrale #nucléaire : 5 réacteurs sur 6 sont en arrêt à froid. Le réacteur 6 est en arrêt à chaud et produit de la vapeur pour des besoins de sûreté depuis le 13 août 2023 (notamment pour le traitement des déchets radioactifs liquides).
2/ Le réacteur 4 a été transféré d’arrêt à chaud vers arrêt à froid en raison d’une fuite d'eau depuis le circuit primaire vers le circuit secondaire au niveau d’un des générateurs de vapeur (GV) du réacteur survenue le 10 août.
Point de situation au 20 juin 2023, avec un éclairage historique, concernant la sûreté de la centrale #nucléaire de Zaporijia depuis la destruction du barrage hydroélectrique de #Kakhovka.
Un fil à dérouler 🔽🇺🇦🇷🇺🧵
1/ Dans la nuit du 6 juin 2023, le barrage hydroélectrique de #Kakhovka, sur le Dniepr (Nova Kakhovka, oblast de Kherson) est détruit entrainant en aval de fortes inondations aux conséquences humaines, sanitaires et environnementales dramatiques.
2/ Construit dans les années 1950, le barrage (photos) a créé en amont le réservoir de Kakhovka sur le Dniepr, long de 240 km et jusqu'à 23 km de large. L’ensemble barrage/réservoir permet notamment l'irrigation de terres agricoles du sud de l'Ukraine et du nord de la Crimée.
Le Plan particulier d'intervention (PPI) présente une cartographie des communes impactées par des mesures en cas d’accident #nucléaire dans un rayon de 0-20km autour d’une centrale.
Thread : Tour d’horizon des cartes des PPI pour les 18 centrales nucléaires en exploitation.
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1/ Avant-propos : Un PPI propose une représentation cartographique du risque et est dimensionné sur un accident et des conditions météos donnés.
Les conséquences/mesures d’un accident « réel » peuvent bien entendu déborder ou non de la cartographie du PPI.
C’est parti. ⬇️🧵
2/ Cartographie du PPI de la centrale nucléaire de Belleville (Cher).
On en parle moins donc c’est le moment de faire un point sur la situation de la centrale #nucléaire de #Zaporijjia.
Point de situation au 6 mai 2023
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1/ Tout d’abord, les 6 réacteurs ne produisent plus d’électricité. Au moins 5 sur 6 sont même en « arrêt à froid ». Jusqu’alors, un ou deux des réacteurs étaient maintenus en « arrêt à chaud » pour alimenter en chaleur le site et la ville voisine d’Enerhodar.
2/ Si les réacteurs ne produisent pas d’électricité, ils ont toutefois besoin d’être refroidis pour des raisons de sûreté et donc d’être alimentés en électricité. Une seule ligne électrique de 750 kV fonctionne actuellement sur les 4 disponibles avant le conflit.
19 octobre au 18 décembre 1964 : Le réacteur #nucléaire PAT (prototype à terre) du CEA Cadarache) « prend la mer » pour une croisière fictive autour du monde.
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Tous les jours, sur la base d'un rendement de propulsion supposé, l'énergie produite est transformée en milles marins et la position du « bateau » reportée sur la carte.
En réalité, le réacteur ne bouge pas, au fond de sa « piscine ».
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Ce type de réacteur sera installé à partir de 1971 sur les sous marin nucléaires lanceurs d'engin français (SNLE), dont le premier sera le Redoutable.