Dans la course contre la montre entre nouveaux vaccins et nouveaux variants, peut-on se passer d’essais cliniques pour les vaccins adaptés à Omicron BA.4/5 avant leur éventuelle approbation ? #Covid19
A cette question, l'agence américaine des médicaments répond "oui".
Elle se basera notamment sur les données cliniques des vaccins bivalents souche d'origine et Omicron BA.1, et sur des données de qualité de ceux adaptés à BA.4/5, pour approuver ces derniers à la rentrée.
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Son homologue européenne, l'EMA, dit "rester ouverte" à la possibilité d’approuver les rappels adaptés à BA.4/5 "sur la base de données de qualité et non cliniques et de l’extrapolation de toutes les données cliniques et non cliniques" soumises pour des vaccins précédents.
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Cette stratégie rejoindrait celle pour les vaccins contre la grippe. Chaque année, l'OMS émet des recommandations pour adapter la composition des vaccins à la souche circulante.
Des données "d'effectiveness" sont alors requises, et non pas des essais cliniques randomisés.
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Comme toujours, appliquer cette stratégie aux vaccins contre le #Covid trouve ses défenseurs et ses contempteurs.
Pour les "pro", il "y aura une différence de quelques acides aminés" seulement dans la composition des vaccins à ARN, et cela permettrait d'aller plus vire.
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Les "anti" répondent qu'on "a plusieurs dizaines de décennies de recul pour la grippe" et que "l’extrapolation de données d’un type d’antigène à un autre type d’antigène peut être hasardeuse".
Ils estiment que le risque serait d'avoir un vaccin moins efficace qu'espéré.
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"Personne ne sait si le vaccin adapté à BA.5 restera meilleur que celui adapté à BA.1" face aux variants dominants au moment où ces vaccins seront disponibles, dit @MathieuMolimard.
Pour l'instant, BA.5 (et ses sous-lignages) reste ultra-majoritaire.
Même si cette stratégie était appliquée, on serait évidemment loin d'être aveugles.
Les données de qualité et celles non cliniques (notamment in vitro) disponible pour les vaccins adaptés à BA.4/5 permettront, par ailleurs, d'avoir des garanties sur la sécurité.
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L’EMA promet d’analyser toutes les données disponibles en procédure accélérée, avant une éventuelle approbation "à l’automne". Elle sera ainsi en mesure "d’émettre un avis rapidement", une fois la demande d’autorisation déposée.
Le pic de la 7e vague chez les enfants âgés de moins de 10 ans a été 40% bas que le précédent pour le taux d'incidence, et au même niveau pour les admissions à l'hôpital.
Mais cela ne signifie pas qu'#Omicron BA.5 a entraîné un + grand risque de forme grave, car...
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... Le taux de dépistage chez les enfants a lui aussi atteint un niveau moins élevé lors de cette 7e vague (en partie en pleines grandes vacances) par rapport à la vague précédente, au printemps, avec #Omicron BA.2.
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En résumé : le pic d'incidence a été moins haut... mais celui de dépistage aussi.
Il a pu y avoir, chaque jour, autant d'enfants infectés (et donc autant d'enfants hospitalisés avec diagnostic #Covid), mais moins d'enfants testés positifs car moins d'enfants étaient testés.
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• 16 347 cas positifs recensés en 24h, versus 21 528 dimanche dernier (soit -24,1 %).
• 22 125 cas positifs recensés chaque jour en moyenne, en baisse de 28 % sur une semaine.
• Le taux de positivité, lui est plus élevé qu'au "creux" précédent. ⤵️ #Covid19
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La baisse est toujours soutenue mais elle continue de "ralentir" : -24,1 % de cas quotidiens par rapport à J-7 ce soir, contre environ -35 % fin juillet/début août.
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Le nombre de cas est au niveau du creux précédent mais le taux de positivité, lui, est donc toujours nettement plus élevé. 👇
La raison ? Le nombre de tests réalisés chaque jour est plus bas aujourd'hui qu'à l'époque.
La vague #Omicron BA.5 est toujours en très fort recul. #Covid19
BA.5 sera-t-il toujours aussi prédominant lors de la probable 8e vague après la rentrée ? ⤵️
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Le variant #Omicron BA.5, majoritaire en France depuis début/mi juin, représente (avec ses sous-lignages) 93 % des cas dans l'enquête Flash de séquençage du 25 juillet.
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"BA.5 semble très similaire en termes d’échappement à la réponse immunitaire et de sévérité" aux autres #Omicron, dit SPF. D'où le fait qu'il reste appelé "Omicron".
Mais attention : le variant #Omicron BA.5 comporte lui même ses propres sous-lignages. 👇
🌡 Sur ce genre de carte, Météo-France affiche en bleu ciel les zones où moins de 30 °C sont attendus au plus chaud de la journée... ce qui reste parfois au-dessus des normales pour août.
Pour comprendre d'où viennent ces couleurs ⤵️ @le_Parisien
Dans le jargon de MF, ces cartes sont de simples "infographies", surtout diffusées sur ses réseaux sociaux puis souvent reprises.
C'est la première fois, en août, que les zones à moins de 30 °C au maximum sont en bleu ciel. Il y a 2 ans par ex, elles étaient en orange 👇.
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"Il n’y a pas vraiment de critère scientifique et rigoureux. Ce bleu ciel est apparu pour montrer qu’on allait pouvoir respirer à nouveau et se sentir un peu soulagés", détaille un prévisionniste.
En gros, montrer qu'il fera bien moins chaud qu'ailleurs ou qu'un peu + tôt.
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