Dans la place. Après déposition de @T_Bouhafs, celle du policier. Pas de brassard ? « Un oubli ». Le tutoiement ? « J’entends que ça pose problème ».
Le policier de la BAC: « on peut me reprocher que je ne sois pas à être identifiable ? «
La juge: « on a pas à déduire votre qualité parce qu’un bout de gilet pare balle ou d’une arme dépasse »
Le police: « j’entends »
La juge : « et l’oubli de votre brassard ? »
Le policier: « un oubli hasardeux »
Petits rires étouffés dans les bancs du public
La juge s’étonne que tous les policiers aient entendu l’insulte « racaille de policier » qui aurait été lancée par @T_Bouhafs
Insulte qui n’apparaît jamais dans la vidéo d’interpellation filmée par Taha.
Le policier le reconnaît. « On vient de le voir »
L’enjeu: @T_Bouhafs a-t-il fait ou non un outrage à agent de force publique.
La juge au policier : « vous êtes nos yeux nos oreilles. Que vous soyez imparfait, c’est possible. Mais il vous est interdit de falsifier. »
Surr ce point enquête IGPN en cours.
Le policier : « je n’avais pas à justifier ma qualité. C’était évident. J’étais en mission de sécurisation »
Son avocat: « existe-t-il des situations où le vouvoiement pourrait poser problème ? »
Le policier reconnaît : « on prend de mauvaises habitudes, c’est vrai »
Il ajoute : « parfois ça apaise, le tutoiement »
La juge: « et ici ? »
Pas de réponse.
Le policier évoque les conséquences de l’affaire pour lui sur les Réseaux sociaux. « Des centaines de menaces. Du type: « on va retrouver l’école de tes enfants ». J’ai dû changer de service »
La juge: « c’est inadmissible mais ce n’est pas le sujet »
L’avocat @AA_Avocats au policier: « tout journaliste qui filme doit il être évincé des manifestations ? Sur quel fondement juridique ? »
Le policier estime que @T_Bouhafs était trop près: l’évincer, « ça fait partie du bon sens »
Le policier: « je suis victime et partie civile. Je vais me taire »
@AA_Avocats : « c’est votre droit. J’ai 9 questions. Je les poserai pour le tribunal. »
Fin de la déposition du policier. @T_Bouhafs : « je suis choqué d’entendre que les jeunes des Banlieues peuvent être tutoyés. Que ça ne pose pas de problème. J’ai la chance d’être soutenu, d’avoir une vidéo, mais eux? Je pense à eux ce matin »
Le journaliste rappelle qu’il a aussi fait l’objet de menaces, de tract de syndicat de police le représentant avec une gueule de chien, que l’adresse de ses parents a été dévoilée sur les réseaux sociaux.
Le journaliste rappelle les 10 jours ITT pour lui (épaule déboîtée), évoque « le business des outrages ».
Me Lienard (avocat du policier): « on fait de cette affaire une montagne. En convoquant la presse, en tweetant cette audience toutes les 5 secondes »
Me Lienard : « M. @T_Bouhafs est un perturbateur des opérations de police. On le sait tous. Il provoque les événements. Avoir un téléphone ne fait pas de lui un journaliste »
l’avocat parle des campagnes anti police sur les réseaux sociaux. Et le double meurtre #Magnanville
L’avocat reconnaît. De tous les policiers présents sur le piquet de grève filmé par @T_Bouhafs, seul son client ne portait pas de brassard.
A la présidente, Me Lienard: « Quelque soit votre décision, j’aurais perdu. Mon confrère @AA_Avocats ira devant les caméras. Le message porté serait dangereux. Cela signifirait que quiconque peut perturber les opérations de police en filmant a deux centimètres du visage...
... Ce n’est pas un dossier d’outrage que vous jugez. C’est un sujet de société. »
l’avocat insiste. Pour lui, @T_Bouhafs est « sur excité ». Il y a outrage et rébellion. Et puis après: « mon client a été jeté en pâtures »
Il lit des commentaires injurieux parus sur Twitter.
La procureure : « il faut redonner à ce dossier sa juste dimension » Pour elle, la #rébellion n’est pas constituée. Elle retient tout de même l’ #outrage. Elle pose deux questions: « le policier a t il eu un comportement adapté? Non ». Et « monsieur @T_Bouhafs ? Non plus ».
Elle requiert 700 euros d’amende.
Parole à la Defense. @AA_Avocats : « Malgré les images (montrées au tribunal ce matin), malgré la démonstration, on a une négation, un déni de l’institution. La question est celle de la confiance dévolue aux policiers. Qu’en est il des autres affaires sans vidéo? »
Au passage, Me Alimi évoque les faits d’armes de son client @T_Bouhafs : Benalla, etc.
Et voici #PPLSecuriteGlobale qui surgit. @AA_Avocats : « ce dossier @T_Bouhafs est emblématique. C’est celui du filmage des policiers. C’est pourquoi ce procès intéresse tant de gens.» L’avocat rejette l’idée « complotiste » d’une campagne.
Et rappelle le caractère de « service public » de la police : « l’identification en tant que telle » est l’un de ses fondements. Et de sa légitimité.
Selon l’avocat, qui cite la jurisprudence de la cour de cassation, le délit d’outrage n’est pas constitué si le policier n’est pas « en tenue de policier » (le brassard fait office de). C’était le cas ce jour là (policier en civil, sous capuche, sans brassard).
« Cette affaire, c’est ça: des policiers qui ne veulent pas que les journalistes fassent leur travail » @AA_Avocats
« La loi c’est la loi, ce n’est pas la bon sens » allusion @AA_Avocats au débat (cité plus haut). Il plaide la relaxe pour #outrage et #Rebellion pour son client @T_Bouhafs. Et demande la condamnation de l’Etat « responsable de tout ce qu’il se passe ici ».
« L’état qui veut empêcher les journalistes de filmer. L’état qui forme les policiers. L’état qui fait mener des procédures à charge (par un parquet non indépendant) »
Décision le 11 mai 2021, 13h30.
Merci d’avoir suivi ce live tweet.
PS, petit oubli. A la fin de sa déposition, le policier:
«Je comprends même pas qu’on doive se justifier et s’expliquer autant sur le fond, la forme. Ça me dépasse. Je dois dire que dans ma carrière, j’ai déjà fait des choses bien plus graves. Sans voir dû me justifier autant»
Ça commence. La @PorteParoleMI salue les «nombreux socio-nautes» que nous sommes. A dire vrai, nous ne sommes que 124 en ce moment.
Comme le veut l'usage, @GDarmanin prend la parole en premier. Au menu: le recrutement («comment le faire et non le subir», autrement dire comme «renforcer l'attarcativité» de la police, en berne), la «formation initiale et la formation continue».
« Si les états d’urgence sécuritaire et sanitaire ont été déclarés en quelques jours, les mécanismes d’essentialisation et de réduction progressive des libertés se sont inscrits dans la durée » (p. 54)
De la violence des perquisitions administratives (p.49) et du « conditionnement social, médiatique et civique ».
L'occasion de remercier du fond du cœur, et une nouvelle fois, tous les témoins, vidéastes, comités, victimes, qui, dans l'ombre ou non, ont pris part à ces 986 signalements.
En deux ans, la donne a changé. L'enjeu des #violencespolicières a désormais gagné toute la société.
Chacun a compris que ces violences ne constituent pas une suite hasardeuse de cas. Mais relèvent bien d'une logique systémique.
De partout, et souvent depuis de longues années, bien avant allo @place_beauvau, comités de quartiers populaires, observateurs, journalistes indépendants, collectifs de familles, chercheurs, avocat(e)s, assos, victimes, œuvrent pour que la police nationale devienne débat national
J'apprends par @streetpress que nous serions quelqu'uns à subir les assauts (verbaux) de policiers sur un groupe FaceBook fréquenté par quelque syndicaliste policière bien en vue. streetpress.com/sujet/16069174…
...Par @zephyrmag, que nous sommes ciblés dans quelques vestiaires de commissariats à coups de tracts haineux.
🔴 Breaking news #PPLSecuriteGlobale : le Haut Commissariat aux Droits Homme de l'ONU envoie à @EmmanuelMacron un sévère rappel à la loi de 7 pages
@EmmanuelMacron Les trois @UN_SPExperts alertent la France que «l'adoption et l'application de cette proposition de loi puissent entraîner des atteintes importantes aux droits de l'homme et aux libertés fondamentales, notamment le droit à la vie privée, le droit à la liberté d’expression»
Il semblerait que @ONU_fr ait reçu des saisines de différents organismes français, dont @LDH_Fr. Ce rapport, que je vais détailler, en serait la suite logique. La France doit y répondre, selon les accords internationaux.