Cette phase était consacrée au cadrage des
objectifs, des méthodes et des hypothèses, et s’est
achevée au premier trimestre 2021. Elle a été
ponctuée d’une large consultation publique.
Les jeux d'hypothèses, en particulier sur la consommation sont les suivants :
Et les scénarios envisagés ont évolué depuis le début d'année :
On trouve en particulier deux scénarios non prévus initialement mais demandés par la consultation publique :
Mais RTE annonce dans le même document que les études préliminaires de ces scénarios ne collent pas avec les objectifs, espérons que les études associées apparaissent tout de même dans le rapport final ... Sinon ça va polluer les débats ...
Enfin une des questions qui pointe le bout de son nez, ce sont les capacités industrielles à construire avec le débit compatible avec les objectifs
Si pour le nucléaire le débat gravite autour de la justification des 50%, les EnR devront assurer GW/an très élevé
Aujourd'hui à 10h30 @rte_france présente les différents scénarios de mix électrique possibles pour que la 🇫🇷atteigne la neutralité carbone en 2050.
Les principaux enseignements de l'étude seront présentés par @XPiechaczyk , Président du Directoire et Thomas Veyrenc, Directeur Exécutif en charge du pôle Stratégie, Prospective et Evaluation, à l'occasion d'une conférence de presse à 10h30
⤵️
Pour rappel la première phase concluait à la faisabilité théorique d'un mix ⚡️ à forte pénétration EnR mais sous réserve de fortes conditions techniques :
Mais surtout l'analyse ne couvrait pas tous les champs, renvoyant à d'autres "études socioéconomiques" :
Des exemples de questions soulevées par ces 4 conditions :
La 4eme condition par exemple présente des enjeux tres proche de la situation que connait l'🇩🇪 aujourd'hui :
La répartition de moyens de production éoliens au nord et photovoltaïques au sud, avec des problématiques de secours mutuel et donc la questions du réseau entre les deux
L'🇩🇪 a choisi de construire des "autoroutes électriques" entre le nord et le sud du pays :
Mais le projet a connu ses déboires est est toujours en cours de déploiement :
Avec son lot de réponses comme par exemple les possibilités de l'expansion du #photovoltaique sur laquelle RTE se posait des questions :
Ou encore le #nucléaire pour lequel RTE justifiait à posteriori le 50% de la part du mix ⚡️ ( la consommation devant augmenter par rapport à aujourd'hui ) par les limites industrielles de la filière :
Ce sont donc à toues ces questions que devra répondre la présentation de @rte_france en se basant sur ces 6 scénarios :
Rappels sur le scénario M0 :
Rappels sur le scénario M1 :
Rappels sur ce qu'étaient les scénarios M2 et M3 avant la consultation :
Rappels sur le scénario N1 :
Rappels sur le scénario N2 :
Rappels sur ce qu'étaient les scénarios N0 et N3 avant la consultation :
Inutile de vous dire que @rte_france est attendu par l'ensemble du petit monde énergétique 🇫🇷 voire 🇪🇺 ...
Pas de pression 😁
C'est parti !
▶️Volumes de réseau
▶️Volumes de flexibilité
▶️Besoins réseaux
Pour établir les couts complets et in fine l'empreinte de chaque scénario
Le cadre :
La baisse de l'énergie consommée demandée par la SNBC
1⃣ Premier défi : Electrification des usages
2⃣ Deuxième défi : Remplacer le parc #nucléaire GENII
▶️ Scénarios de consommation
1⃣Trajectoire de référence
2⃣Scénario "Sobriété"
3⃣Scénario "Réindustrialisation profonde"
Les premiers enseignements sur la consommation :
Les scénarios N :
▶️Des EnR et du nouveau nucléaire
▶️50GW est juste la photographie à date de ce qui représenterait aujourd'hui un challenge industriel
Les scénarios M :
▶️La clé c'est le rythme de déploiement
▶️Il faut dépasser ce que font aujourd'hui nos voisins les plus dynamiques en terme de rythme d'installation
Les enseignements :
Pour les couts complets :
▶️Coûts complets équivalents EnR / #Nucléaire
▶️Besoin de flexibilité déterminents
▶️Les besoins réseaux, de flexibilité et de distribution conduisent à conclure que les scénarios avec nouveau nucléaire sont moins chers
⚠️ Les hypothèses économiques sont déterminantes, c'est pourquoi les sensibilités sont éclairantes ⤵️
Les enseignements économiques :
Questions :
▶️ Quels LCOE ont été retenus dans les scénarios N ?
R : RTE n'utilise pas les LCOE conformément à sa position, c'est à la rigueur un sous produit de nos travaux. C'est bien le cout du système global que nous mettons en exergue.
▶️Pourquoi RTE en est venu à considérer une hausse de la consommation électrique ?
R : Il a fallu prendre en compte l'électrification massive prévue par les politiques 🇫🇷 ou 🇪🇺. L'hydrogène est aussi un facteur d'augmentation.
▶️Quelles hypothèses sur les flexibilités en particulier sur le thermique décarboné ?
R : Hydraulique, batterie, pilotage de la demande, et pour le P to G to P production, transport, stockage etc
De nombreuses variantes
▶️Quid du cout du capital qui peut différer ?
R : Nous avons fait des variantes à 1%, 4% et 7% pour toutes les technologies.
Les bas couts nécessite un encadrement étatique fort quelque soit les choix faits.
▶️Quid de la pris en compte des couts du démantèlement et le stockage des déchets #nucléaires ?
R : ils sont bien pris en compte, cela nous a pris bcp de temps --> il y a 15 pages dans le rapport qui explique notre démarche
RTE se fait déjà attaquer dans ses hypothèses sur les EnR ...
la conf n'est même pas terminée ...
▶️Le cout du MWh de l'EPR2 ?
R : Les LCOE n'ont pas de sens dans les débats de cout du système électrique : nous refusons le débat de discuter des LCOE puisque scientifiquement ca n'a pas de sens. Il faut simuler l'ensemble du système.
▶️Quel est le temps de construction pris ?
R : La trajectoire N1 montre une paire tous les 5 ans. N2 accélération vers 2040 possible.
La place de l'hydrogène a pris un place importe suite à l'engouement international à ce sujet :
▶️Il faut remplacer l'hydrogène fossile d'aujourd'hui
▶️Il nous faut un système de production mais aussi de stockage
Les paris technologiques :
▶️ Le 100% EnR est possible mais il est complexe et dont les incertitudes ne sont pas levées
▶️Prolonger les réacteurs au delà de 60 ans n'est pas instruit aujourd'hui et les incertitudes existes
Le changement climatique va impacter l'ensemble de notre système électrique :
▶️canicule ou sècheresse longues
▶️réserves d'eau pour l'hydraulique
▶️périodes sans vent longues nécessitent des capacités pilotables
▶️contraintes potentielles sur les emplacements du nucléaire
L'impact sur l'occupation des usages et l'acceptabilité sociale ou encore l'artificialisation des sols :
▶️L'artificialisation des sols des EnR restent inférieur à d'autres usages tels que les routes ou les surfaces commerciales
Le bilan carbone :
▶️ Les ACV des EnR et du nucléaire sont tres bons
▶️ La France émet environ 11 fois moins de carbone pour produire son électricité par rapport à l'🇩🇪
La question des tensions en ressources minérales :
▶️Une vigilance sur le cuivre
▶️Défavorable aux scénarios avec bcp d'EnR
Enseignements à court terme :
▶️ Développement des EnR et prolongation des #nucléaires existantes = meilleures chances de réussir nos engagements climatiques
Conclusion :
▶️Pourquoi les SMR ont été intégrés par RTE alors que la filière nucléaire les considérait pour l'export ?
R : C'est issu des consultations publiques et a pour objectif de répondre à une demande de la population pour ce qui est de leur prise en compte.
▶️Quid de l'acceptabilité des déchets radioactifs ?
R : Toutes les technologies sont confrontées à des problèmes d'acceptabilité. C'est bien précisé dans le rapport. Cette question impacte notre capacité à construire, quelque soit les technos considérées.
▶️Pourriez vous revenir sur l'hydrogène en particulier sur le thermique débarboné ?
R : Le thermique décarboné est nécessaire pour les scénarios à haute pénétration EnR. Ce n'est pas le cas pour les scénarios avec plus de nucléaire si nous sommes bien interconnectés
Je m'arrête là, une autre live tweet disponible ici :
Au sommet des chefs d'État et de gouvernement jeudi à Bruxelles, «une très grande majorité d'États membres» a souhaité inclure à la fois le gaz (🤬) et le #nucléaire (🤗) dans cette liste d'investissements durables
Mi-octobre, dix États de l'UE, dont la France, ont publié une tribune soutenant le nucléaire au motif qu'elle n'émet pas de CO2 et fait partie des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique, mais également qu'elle contribue à l'indépendance énergétique européenne.
Aujourd'hui 11 s'étaient positionnés officiellement pour :
La présidente LR de la région Pays de la Loire, Christelle Morançais, se prononce en faveur de la construction d'une "petite centrale #nucléaire" à Cordemais, pour remplacer la centrale électrique.
"Le #nucléaire est une énergie propre, très peu émettrice de gaz à effet de serre, qui doit nous permettre, en complément du développement des énergies renouvelables, de soutenir de façon durable le dynamisme économique de notre région"
Et l'idée est loin d'être dénuée de bon sens du fait que c'est précisément l'un des objectifs des #SMR que de venir remplacer des centrales ⚡️ fossiles, tout en s'intégrant facilement au réseau ⚡️ déjà en place :
"Le gouvernement a tacitement accepté la position d'essayer d'inscrire l'énergie #nucléaire dans la classification de l'🇪🇺 des formes d'énergie durables."
"La position du gouvernement sur l'énergie #nucléaire a déjà été formulée au sein du Comité des ministres de l'🇪🇺 le 9 juillet, mais elle n'a pas été rendue publique."
"Je demanderai donc à la Commission européenne de publier dès que possible l'élaboration de la taxonomie de l'énergie #nucléaire."
Ce sont les mots qui terminent la lettre au parlement adressée par la secrétaire d'État D. Yeşilgöz-Zegerius
"Comme votre commission, le gouvernement est en faveur d'une taxonomie technologiquement neutre, dans laquelle les activités économiques sont évaluées sur la base de critères scientifiques."
Les marchés du #gaz#fossile et de l'⚡️ étaient déjà à la hause en Europe lorsqu'un nouveau catalyseur est apparu : le vent dans la mer du Nord agitée a cessé de souffler.
"Cela a pris beaucoup de gens par surprise"
➡️ "T'inquiète poto ca foisonne ... ou pas" 😏
Les prix de l'énergie pourraient grimper encore plus si les températures fraîches empêchaient les réserves de gaz de se réapprovisionner avant la période de pointe de la demande hivernale